{"id":13260,"date":"2013-05-31T17:47:12","date_gmt":"2013-05-31T17:47:12","guid":{"rendered":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/?p=13260"},"modified":"2013-06-01T16:58:56","modified_gmt":"2013-06-01T16:58:56","slug":"willow-a-la-croisee-des-citations","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/willow-a-la-croisee-des-citations\/","title":{"rendered":"WILLOW : A LA CROISEE DES CITATIONS"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Cette ann&eacute;e, <strong>Willow<\/strong> f&ecirc;te ses vingt-cinq ans avec une &eacute;dition au format Blu-ray qui lui redonne une nouvelle jeunesse. L&#39;un des principaux b&eacute;n&eacute;fices de cette cure de jouvence r&eacute;side dans la qualit&eacute; du mixage sonore en DTS-HD qui insuffle encore plus d&#39;ampleur, d&#39;&eacute;nergie et de pr&eacute;cision &agrave; la musique. Elle envahit v&eacute;ritablement l&#39;espace sonore et participe plus que jamais &agrave; cr&eacute;er une dimension &eacute;pique aux aventures de Willow Ufgood, Elora Danan et Madmartigan.<\/span>\n<\/p>\n<blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>&laquo;&nbsp;Je suis musicologue, docteur en musique. J&#39;ai donc &eacute;cout&eacute;, &eacute;tudi&eacute; et diss&eacute;qu&eacute; &eacute;norm&eacute;ment de musique. J&#39;aime aussi la m&eacute;taphore, le jeu de la citation et celui du cycle. L&#39;&eacute;bauche harmonique, et plus particuli&egrave;rement spirituelle de la partition de Willow est n&eacute;e de ce cycle, de cette mythologie et de l&#39;histoire musicale que l&#39;on m&#39;a enseign&eacute;e et qu&#39;&agrave; mon tour je transmets avec mes propres &eacute;motions et compositions&nbsp;&raquo;. <\/em><\/span>\n\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">En un quart de si&egrave;cle, beaucoup de choses ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; dites sur la musique de ce film r&eacute;f&eacute;rence de l&rsquo;Heroic Fantasy, devenu elle-m&ecirc;me un classique de la musique de film. Ainsi, &eacute;crire sur cette partition, proposer des &eacute;l&eacute;ments d&#39;analyse originaux et in&eacute;dits s&#39;apparente &agrave; une v&eacute;ritable gageure et ce malgr&eacute; la richesse qui se d&eacute;gage du discours musical d&eacute;velopp&eacute; par le compositeur. Celui-ci ayant eu recours &agrave; de nombreuses citations du r&eacute;pertoire classique, elles ont fr&eacute;quemment &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur des propos tenus mais sans jamais d&eacute;boucher sur une analyse en profondeur de leur signification. Voil&agrave; tout l&#39;enjeu de notre article&nbsp;: creuser jusqu&#39;aux origines des r&eacute;f&eacute;rences musicales, approfondir les histoires et la mythologie qui les entourent afin de mieux appr&eacute;hender le jeu de la citation et du cycle tant appr&eacute;ci&eacute; par James Horner.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><strong>Un tour de magie<\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Aborder une histoire de <em>fantasy<\/em> exige de la part du lecteur \/ spectateur d&#39;accepter le merveilleux, le surnaturel. L&#39;entr&eacute;e dans le monde imaginaire de <strong>Willow<\/strong> est facilit&eacute;e par un myst&eacute;rieux ch&oelig;ur d&#39;enfants qui, sans l&#39;appui de la moindre image, parvient &agrave; d&eacute;finir instantan&eacute;ment son cadre f&eacute;erique et magique. James Horner cite trois notes de la <strong>Messe glagolitique, <\/strong>une &oelig;uvre &eacute;crite par le compositeur tch&egrave;que Leo&scaron; Jan&aacute;\u010dek en 1926 pour orchestre, orgue, ch&oelig;urs et solistes et qu&rsquo;il int&egrave;gre naturellement &agrave; son langage. Dans la quatri&egrave;me partie de l&rsquo;&oelig;uvre sacr&eacute;e &#8211; ou cinqui&egrave;me dans sa version originale -, intitul&eacute;e <em>Veruju<\/em> (<em>Credo<\/em>), un ch&oelig;ur interpr&egrave;te en effet les 3 m&ecirc;mes notes sur une liturgie en vieux slave&nbsp;: Ve &ndash; ru &ndash; ju.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"CENTER\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>Veruju, veruju v jedinogo Boga, <\/em><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"CENTER\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>(Je crois, je crois en un dieu,)<\/em><\/span>\n<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">D&rsquo;embl&eacute;e, l&rsquo;auteur de <strong>Krull<\/strong> s&rsquo;absout de toute critique en int&eacute;grant naturellement ces notes &eacute;vocatrices &agrave; son propre langage et en les transposant dans l&rsquo;imaginaire de George Lucas. L&rsquo;emprunt pourrait &ecirc;tre facile, il transcende l&rsquo;image. <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/actu\/willow\/cover2.jpg\" style=\"width: 300px; height: 337px; margin: 10px; float: left;\" \/>La transformation pourrait &ecirc;tre factice, elle est subtile et donne tout son sens &agrave; la transmission en musique. De sens il est justement question dans la citation selon James Horner car elle n&rsquo;est jamais gratuite et r&eacute;pond toujours &agrave; une volont&eacute; cr&eacute;atrice. On peut toujours contester cette m&eacute;thode, on ne peut pas nier sa justesse.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">A travers cette r&eacute;f&eacute;rence, c&#39;est l&#39;id&eacute;e de croyance qui est mise en avant et qui sera au centre de l&rsquo;histoire. Les ch&oelig;urs du <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/collaborations\/wimbledon-kings-college-choir\/\">King&#39;s College de Wimbledon <\/a><\/span><span style=\"font-size:18px;\">nous aident &agrave; croire en ce monde imaginaire, &agrave; percevoir toute la magie qui s&#39;en d&eacute;gage et invitent notre esprit &agrave; se laisser emporter par l&#39;histoire qui va nous &ecirc;tre cont&eacute;e. Les ch&oelig;urs traduisent &eacute;galement la foi en la proph&eacute;tie qui fait du nouveau-n&eacute; (Elora Danan) l&#39;&eacute;lu du Bien, conf&eacute;rant ainsi une ampleur biblique au r&eacute;cit. Justesse et pr&eacute;cision, toujours. Ce ch&oelig;ur ang&eacute;lique incarne enfin la vie qui appara&icirc;t dans les plus sombres cachots de la forteresse o&ugrave; r&egrave;gne la reine mal&eacute;fique Bavmorda. Il symbolise la lumi&egrave;re qui redonne l&#39;espoir, d&#39;o&ugrave; sa r&eacute;apparition lorsque la sage-femme Ethna franchit la porte du ch&acirc;teau au grand jour avec le b&eacute;b&eacute;. Instant lumineux et &eacute;ph&eacute;m&egrave;re survivant au milieu de l&#39;obscurit&eacute; qui marque cette sc&egrave;ne introductive.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Ce ch&oelig;ur fait un retour remarqu&eacute; &agrave; la fin du long m&eacute;trage quand Willow r&eacute;ussit &agrave; redonner forme humaine &agrave; la magicienne Fin Raziel. En mettant un terme au mauvais sort qui avait chang&eacute; celle-ci en rongeur, Willow devient &agrave; cet instant un vrai sorcier et balaye les incertitudes qui pesaient sur ses capacit&eacute;s. La musique illustre alors l&rsquo;&eacute;merveillement face &agrave; l&#39;exploit de ce petit Nelwyn, la croyance menant &agrave; l&rsquo;accomplissement de soi.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">En citant ce chant de la conviction de Leo&scaron; Jan&aacute;\u010dek, James Horner nous donne toutes les raisons de croire en la f&eacute;erie du film, &agrave; la destin&eacute;e d&#39;Elora Danan et aux talents de magicien de Willow. Son ultime apparition lors des derni&egrave;res mesures de la partition permet de refermer la fen&ecirc;tre sur ce monde imaginaire.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><strong>Lumi&egrave;re des t&eacute;n&egrave;bres<\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">La citation la plus marquante du morceau Elora Danan reste n&eacute;anmoins celle du c&eacute;l&egrave;bre <strong>Requiem<\/strong> de Wolfgang Amadeus Mozart. James Horner utilise la deuxi&egrave;me partie du <em>Confutatis<\/em>, ce moment magique o&ugrave; les ch&oelig;urs masculins et f&eacute;minins s&#39;unissent apr&egrave;s le &laquo;<em>&nbsp;voca me cum benedictis<\/em>&nbsp;&raquo; et qui exprime divinement le renoncement face &agrave; la mort, l&#39;abandon du corps et l&#39;&eacute;l&eacute;vation de l&#39;&acirc;me.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Dans l&#39;introduction de <strong>Willow<\/strong>, le compositeur californien se fait messager de la mort en rempla&ccedil;ant le chant en latin par les cordes. L&rsquo;heure n&rsquo;est pas au recueillement mais &agrave; la fatalit&eacute;. La gravit&eacute; de la musique est par ailleurs accentu&eacute;e par des percussions &eacute;voquant le rythme d&#39;un c&oelig;ur en perdition et relayant la sauvagerie sous-jacente de la sc&egrave;ne.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"CENTER\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>Oro supplex et acclinis,<\/em><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"CENTER\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>(Suppliant et prostern&eacute;)<\/em><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"CENTER\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>Cor contritum quasi cinis:<\/em><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"CENTER\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>(je vous prie, le c&oelig;ur bris&eacute; et comme r&eacute;duit en cendres)<\/em><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"CENTER\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>Gere curam mei finis.<\/em><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"CENTER\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>(prenez soin de mon heure derni&egrave;re)<\/em><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"CENTER\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">La pri&egrave;re et la p&eacute;nitence font partie int&eacute;grante des deux partitions et des images du film. La citation d&eacute;bute sur la vision de femmes enceintes prisonni&egrave;res qui prient pour que l&#39;enfant qui vient de na&icirc;tre soit celui de la proph&eacute;tie et qu&#39;elles soient ainsi rel&acirc;ch&eacute;es (0&#39;49). Puis elle se poursuit sur la vision de la m&egrave;re prostern&eacute;e qui supplie la sage-femme Ethna de sauver son enfant, demeurant seule face &agrave; une mort certaine, la fatalit&eacute; c&eacute;dant la place au sacrifice.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/WILLOW\/willow_citation1.jpg\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Sommet de l&rsquo;histoire musicale, cette pi&egrave;ce de Wolfgang Amadeus Mozart oppose la lumi&egrave;re aux forces obscures, d&#39;o&ugrave; sa r&eacute;apparition, comme une &eacute;vidence, lors de la lutte finale entre la magicienne Fin Raziel et la reine Bavmorda. James Horner s&#39;inspire cette fois de la premi&egrave;re partie tournoyante et tranchante du Confutatis, v&eacute;ritable hypotypose de l&#39;Enfer o&ugrave; entre les flammes se d&eacute;m&egrave;nent esprits d&eacute;chus et damn&eacute;s. La reprise de cette ext&eacute;nuation infernale par le compositeur d&#39;<strong>Aliens<\/strong> est encore ici d&eacute;pouill&eacute;e de sa section chorale et transfigur&eacute;e par des pulsations obscures. Elle d&eacute;marre lorsque la reine mal&eacute;fique domine Fin Raziel. Willow se retrouve alors seul face &agrave; Bavmorda dans une situation des plus critiques. La musique exprime ainsi le sentiment de vuln&eacute;rabilit&eacute; et de puret&eacute; face aux forces du Mal.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/WILLOW\/willow_citation2.jpg\" \/>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:18px;\">&laquo; Pour Willow The Sorcerer, une fois encore mon discours musicologique se fonde sur l&#39;opposition et ce qu&#39;elle repr&eacute;sente&nbsp;: la proph&eacute;tie contre les t&eacute;n&egrave;bres. Si les images me l&#39;avaient permis, j&#39;aurais aim&eacute; reprendre la section chorale qui chante Confutatis Maledictis pour insister sur cette notion de duel.&nbsp;&raquo;<\/span>\n\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><strong>Le chant de l&rsquo;espoir<\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Passons &agrave; pr&eacute;sent au magnifique th&egrave;me qui appara&icirc;t &agrave; l&#39;&eacute;cran en m&ecirc;me temps que le titre du film (<em>Elora Danan<\/em>, 2&#39;25). Embelli par la fl&ucirc;te de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/collaborations\/tony-hinnigan\/\">Tony Hinnigan<\/a>, cette m&eacute;lodie &eacute;voque toute la fragilit&eacute; attachante du nourrisson et l&#39;affection que lui porte sa m&egrave;re adoptive. James Horner reprend un chant paysan <em>Mir Stanke Le, <\/em>provenant de Bulgarie et plus pr&eacute;cis&eacute;ment de la r&eacute;gion de Thrace.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/WILLOW\/willow_citation3.jpg\" style=\"width: 700px; height: 249px;\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Quatre raisons justifient cet emprunt&nbsp;:<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">1- La musique populaire et folklorique a toujours fortement influenc&eacute; la musique &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo; et notamment celle de la seconde moiti&eacute; du XIX&egrave;me si&egrave;cle &agrave; la premi&egrave;re moiti&eacute; du XX&egrave;me. Mais c&rsquo;est d&egrave;s la musique baroque que les danses populaires sont r&eacute;invent&eacute;es &agrave; travers la musique dite savante. Au cours du XVIII&egrave;me&nbsp;si&egrave;cle, de nombreux compositeurs, comme par exemple Joseph Haydn, transposaient d&eacute;j&agrave; des th&egrave;mes campagnards. Puis avec l&#39;&eacute;veil des consciences identitaires au XIX&egrave;me&nbsp;si&egrave;cle, les compositeurs ont cherch&eacute; &agrave; cr&eacute;er une musique fortement impr&eacute;gn&eacute;e du sentiment d&rsquo;appartenance nationale et se sont pour cela naturellement tourn&eacute;s vers le folklore de leur pays, lequel devient alors une source pour les Dvo\u0159&aacute;k, Jan&aacute;\u010dek et autres Bart&oacute;k&#8230; Si ce dernier a pouss&eacute; la recherche particuli&egrave;rement loin en &eacute;tudiant des milliers de m&eacute;lodies traditionnelles, l&rsquo;ensemble de ces compositeurs ont ainsi permis de diffuser la beaut&eacute; et la richesse du r&eacute;pertoire folklorique d&rsquo;Europe centrale &agrave; travers un langage &agrave; la fois plus imaginatif, accessible et personnel. James Horner prolonge donc ici une pratique ancr&eacute;e dans le processus cr&eacute;atif de la musique savante, respectant le pr&eacute;cepte selon lequel toute la science d&rsquo;une musique n&rsquo;aspire qu&rsquo;&agrave; la simplicit&eacute; en transcendant &eacute;vocations et &eacute;motions.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">2- La m&eacute;lodie de <em>Mir Stanke Le, <\/em>d&eacute;chirante de beaut&eacute;, a sans doute trouv&eacute;&nbsp;gr&acirc;ce aupr&egrave;s de James Horner pour sa finesse &eacute;motionnelle et des origines qui lui sont proches. Cette chanson est pr&eacute;sente pour la premi&egrave;re fois sur le disque <strong>Le myst&egrave;re des voix bulgares<\/strong> (1975) &eacute;dit&eacute; par Marc Cellier et si elle est arriv&eacute;e jusqu&#39;&agrave; nos oreilles occidentales, c&#39;est gr&acirc;ce &agrave; cet homme et son &eacute;pouse qui, &agrave; partir de 1950 et durant pr&egrave;s de quarante ans, de la Mer Noire &agrave; la Mer Baltique, ont sillonn&eacute; les provinces et les capitales communistes, glanant, enregistrant et r&eacute;pertoriant m&eacute;ticuleusement les musiques populaires, ces composantes essentielles de la vie quotidienne. Le film <strong>Balkan Melodie<\/strong> retrace d&#39;ailleurs leurs nombreuses exp&eacute;ditions de l&#39;autre c&ocirc;t&eacute; du rideau de fer. Au vu des origines familiales de James Horner &#8211; son p&egrave;re &eacute;tant n&eacute; dans l&#39;actuelle R&eacute;publique Tch&egrave;que &#8211; et de l&#39;influence de la science musicale des compositeurs sovi&eacute;tiques sur son &eacute;criture, il est donc logique de retrouver une m&eacute;lodie profond&eacute;ment enracin&eacute;e dans les traditions de l&#39;Europe de l&#39;Est dans cette partition phare de son &oelig;uvre.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/WILLOW\/cellier.jpg\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">3- Le chant <em>Mir&nbsp;Stanke Le<\/em> est originaire de Thrace, r&eacute;gion de la p&eacute;ninsule balkanique partag&eacute;e entre la Bulgarie, la Gr&egrave;ce et la Turquie. Habit&eacute;e par les hommes d&egrave;s la Pr&eacute;histoire, cette partie du monde vit l&#39;opposition de nombreux peuples durant l&#39;Antiquit&eacute; et le Moyen &Acirc;ge. Le h&eacute;ros mythologique Orph&eacute;e, fils du roi de Thrace &OElig;agre et le h&eacute;ros Spartacus y v&eacute;curent. Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une r&eacute;gion charg&eacute;e d&#39;Histoire qui fait remarquablement &eacute;cho aux sources utilis&eacute;es par George&nbsp;Lucas pour concevoir l&#39;histoire de Willow&nbsp;: les contes, les l&eacute;gendes, la mythologie.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/WILLOW\/thrace2.jpg\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size: 18px; line-height: 1.6em;\">4- Les paroles de la chanson ont pour th&egrave;me la s&eacute;paration&nbsp;:<\/span>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">&laquo;&nbsp;<em>Quelque chose s&#39;est pass&eacute; dans les montagnes et deux bergers furent enterr&eacute;s. Deux amis. L&#39;un prie laissez-moi, mon amour m&#39;attend. L&#39;autre prie laissez-moi, ma m&egrave;re m&#39;attend. La montagne s&#39;ouvre en deux et garde les deux bergers. La dulcin&eacute;e pleure quelque temps, la m&egrave;re pleure jusqu&#39;&agrave; ce qu&#39;il y ait la tombe.<\/em>&nbsp;&raquo;<\/span>\n<\/p>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Cette chanson sous-entend que l&#39;amour maternel se prolonge au-del&agrave; de la mort, enveloppant ainsi cette citation d&rsquo;un message fort et douloureux. Que la m&eacute;lodie apparaisse juste apr&egrave;s la sentence de mort prononc&eacute;e par la reine Bavmorda envers la m&egrave;re d&#39;Elora rend son &eacute;coute encore plus bouleversante. Malgr&eacute; le chagrin, l&#39;amour perdure et la vie continue. Le sacrifice de la sage-femme puis le d&eacute;vouement de Willow, relais de cet amour, en sont les plus beaux exemples.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><strong>Renaissance sylvestre<\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Pour en finir avec le morceau <em>Elora Danan<\/em>, d&eacute;cid&eacute;ment riche de sens et d&#39;enseignements, penchons-nous sur la m&eacute;lodie qui appara&icirc;t &agrave; 5&#39;13 et qui accompagne la lente d&eacute;rive de la petite fille sur un navire de fortune le long de la rivi&egrave;re suite &agrave; la mort d&#39;Ethna, d&eacute;vor&eacute;e par les chiens lanc&eacute;s &agrave; sa poursuite. James Horner cite ici la <strong>Cantata Profana<\/strong> sous-titr&eacute;e <strong>Les Neuf Cerfs enchant&eacute;s (The Nine Splendid Stags)<\/strong> du compositeur Hongrois B&eacute;la Bartok. &OElig;uvre pour t&eacute;nor, baryton, ch&oelig;ur et orchestre compos&eacute;e en 1930, elle raconte comment un chasseur perd ses neufs fils transform&eacute;s en cerfs. Ces derniers commencent alors une nouvelle vie dans la for&ecirc;t. Le passage repris par James Horner correspond aux derni&egrave;res mesures de l&rsquo;&oelig;uvre, &agrave; la fin du troisi&egrave;me mouvement (<em>There Was Once An Old Man. Moderato<\/em>). Les ch&oelig;urs entonnent la phrase suivante&nbsp;:<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>Now their mouths no longer drink from crystal glasses, only cooling mountain springs;<br \/>\n\tFrom clear and cooling mountain springs.<\/em><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<font size=\"4\"><i>A pr&eacute;sent ils ne boivent plus dans des verres de cristal, mais seulement aux sources fra&icirc;ches des montagnes.<\/i><\/font>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">La citation subtile indique, &agrave; l&rsquo;instar des cerfs de Bartok, que l&rsquo;orpheline va commencer une nouvelle vie au c&oelig;ur de la for&ecirc;t. En mentionnant les cours d&#39;eau fra&icirc;che des montagnes, le texte renvoie par ailleurs aux images de la petite Elora qui descend doucement le fleuve. Afin de respecter la fonction conclusive de cette m&eacute;lodie de Bartok, James Horner la place au terme du voyage de l&#39;enfant sur la rivi&egrave;re et &agrave; la fin de son dernier morceau (<em>Willow The Sorcerer<\/em> 10&#39;42). C&#39;est une mani&egrave;re judicieuse de conclure le voyage de Willow, petit homme de la for&ecirc;t transform&eacute; par la grande aventure qu&#39;il vient de vivre. James Horner reprendra d&#39;ailleurs cette m&eacute;lodie dans Black Gold en conclusion de sc&egrave;nes importantes dans l&#39;&eacute;volution du jeune personnage principal Auda. <\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><strong>Symphonie h&eacute;ro&iuml;que<\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Passons &agrave; pr&eacute;sent au grand th&egrave;me associ&eacute; &agrave; Madmartigan, personnage valeureux camp&eacute; par Val Kilmer. Tout le monde sait que James Horner s&#39;est appuy&eacute; sur le th&egrave;me du premier mouvement de la troisi&egrave;me symphonie de Robert Schumann. Inspir&eacute;e en partie par la vue grandiose de la cath&eacute;drale de Cologne sur le Rhin, l&#39;une des voies navigables les plus fr&eacute;quent&eacute;es du monde, cette symphonie surnomm&eacute;e <strong>Rh&eacute;nane<\/strong> s&#39;ouvre sur un premier mouvement &laquo;&nbsp;<em>vivace<\/em>&nbsp;&raquo; sans introduction lente, contrairement aux autres symphonies du compositeur. Cet entrain correspond parfaitement au personnage de Madmartigan qui brille tout au long du film par ses interventions spontan&eacute;es, ses actes de bravoure francs et impulsifs. D&#39;autant plus que selon A.Peter Brown (The Symphonic Repertoire: The European Symphony from Ca. 1800 to Ca. 1930 &#8211; Great Britain, Russia, and France), Robert Schumann a utilis&eacute; comme mod&egrave;le principal d&#39;&eacute;criture la 3&egrave;me symphonie dite &laquo;&nbsp;h&eacute;ro&iuml;que&nbsp;&raquo; de Ludwig van Beethoven, un argument de plus pour l&#39;associer &agrave; la bravoure des personnages du film.<\/span>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>&laquo;&nbsp;George&nbsp;Lucas voulait un th&egrave;me concis dot&eacute; d&#39;une certaine forme de spontan&eacute;it&eacute; et de lyrisme. Toute la d&eacute;finition que Robert Schumann avait de la mythologie du Rhin. Cette d&eacute;viation d&#39;une harmonie germanique typique dix-neuvi&egrave;me alliant l&#39;h&eacute;ro&iuml;sme et la spiritualit&eacute;, transpos&eacute;e dans un contexte d&#39;Heroic-Fantasy, m&#39;est apparue comme le relief id&eacute;al pour ces petits personnages et leurs aventures.&nbsp;&raquo;<\/em><\/span>\n\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/WILLOW\/willow_citation6.jpg\" style=\"width: 700px; height: 259px;\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">James Horner ne se contente pas d&#39;un simple copier-coller. Il apporte un nouveau souffle, ajoute une couleur particuli&egrave;re &agrave; chaque apparition du th&egrave;me, int&egrave;gre sa propre sensibilit&eacute; tout en respectant les dimensions historiques et spirituelles de la musique originelle. Ainsi le th&egrave;me de Robert Schumann voit par exemple son introduction transform&eacute;e en deux fois quatre notes, antith&egrave;ses de celles associ&eacute;es au G&eacute;n&eacute;ral Kael et aux forces du mal. Puis le compositeur enrobe l&#39;ensemble d&#39;un imp&eacute;tueux d&eacute;bordement de malice et de puissance beethovienne digne de l&rsquo;<em>Allegro <\/em>triomphal de la <strong>Symphonie n&deg;5,<\/strong> cr&eacute;ant ainsi un nouveau th&egrave;me h&eacute;ro&iuml;que, &eacute;nergique et plein d&#39;all&eacute;gresse comme il en existe peu.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><strong>Voyage initiatique<\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">A 1&#39;45 du morceau <em>Willow&#39;s Journey&nbsp;Begins,<\/em> James Horner fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la Danse Arabe compos&eacute;e en 1874 par Edvard Grieg pour la pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre, <strong>Peer Gynt<\/strong>. Tir&eacute;e d&#39;un drame po&eacute;tique et philosophique, la pi&egrave;ce suit les p&eacute;riples et voyages de Peer Gynt, jeune Norv&eacute;gien aventureux qui recherche la fortune et l&#39;amour. La charmante Danse Arabe &eacute;voque d&#39;ailleurs les voyages au Maroc du personnage pendant l&#39;acte IV. L&#39;id&eacute;e de p&eacute;riple est reprise par James Horner car il place sa variation au moment o&ugrave; Willow et ses amis se lancent dans l&#39;exp&eacute;dition charg&eacute;e de ramener Elora au pays des Da&iuml;kinis. Il s&rsquo;agit donc une nouvelle fois d&rsquo;un emprunt plein de sens, d&#39;autant plus qu&#39;il ne se limite pas &agrave; reprendre &agrave; l&#39;identique la phrase musicale de Edvard Grieg, celle-ci se voyant prolong&eacute;e de nouvelles mesures et embellie d&#39;une orchestration folklorique du plus bel effet. Cette ornementation r&eacute;appara&icirc;tra de fa&ccedil;on encore plus flagrante quelques ann&eacute;es plus tard dans <strong>Once Upon A Forest<\/strong> (<em>The Journey Begins<\/em>).<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/WILLOW\/willow_citation5.jpg\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><strong>Le bruit et la fureur<\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Impossible de ne pas &eacute;tudier les citations de <strong>Willow <\/strong>sans &eacute;voquer l&#39;influence de Serge&iuml; Prokofiev sur la musique des diff&eacute;rents combats.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">En 1984, au d&eacute;but du morceau <em>Stealing The Entreprise<\/em> (<strong>Star Trek III: The Search for Spock<\/strong>) James Horner reprenait d&eacute;j&agrave; les cordes virevoltantes qui marquent le commencement du combat &agrave; l&#39;&eacute;p&eacute;e entre Rom&eacute;o et Tybalt dans <strong>Rom&eacute;o et Juliette<\/strong> (1935). Quatre ans plus tard, c&#39;est au d&eacute;but d&rsquo;un morceau d&rsquo;anthologie (<em>Escape From The Tavern<\/em>) qu&#39;elles font une r&eacute;apparition fracassante. L&#39;id&eacute;e est la m&ecirc;me &agrave; chaque fois&nbsp;: marquer le d&eacute;but d&#39;une opposition avec vivacit&eacute; et virtuosit&eacute;. Les retours successifs de ce passage musical au travers de partitions d&#39;&eacute;poques diff&eacute;rentes forment le jeu du cycle &eacute;voqu&eacute; par James Horner.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<br \/>\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/WILLOW\/willow_citation4.jpg\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">L&#39;empreinte de Sergei Prokofiev transpara&icirc;t &eacute;galement &agrave; travers deux motifs guerriers tir&eacute;s de sa <strong>Cantate pour le 20&egrave;me anniversaire de la R&eacute;volution d&#39;Octobre<\/strong>. Cette &oelig;uvre fut particuli&egrave;rement utilis&eacute;e en 1988 par James Horner puisque nous la retrouvons &eacute;galement dans <strong>Red Heat<\/strong> et <strong>The Land Before Time<\/strong>. Ici, c&#39;est le morceau <em>R&eacute;volution <\/em>qui est la source des motifs cuivr&eacute;s annon&ccedil;ant l&#39;arriv&eacute;e des troupes du g&eacute;n&eacute;ral Kael lors des premi&egrave;res secondes de <em>Canyon of Mazes<\/em> et au d&eacute;but de <em>Tir Asleen<\/em> (2&#39;07 et 2&#39;25). Dans le premier, Willow et Madmartigan doivent rapidement se cacher dans le village pour ne pas &ecirc;tre pris par les envahisseurs. Dans le second, le ch&acirc;teau o&ugrave; ils se trouvent est assi&eacute;g&eacute;, les obligeant &agrave; organiser un dispositif de r&eacute;sistance d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e. Et justement, dans le morceau de Prokofiev ces m&ecirc;mes motifs soutiennent des ch&oelig;urs qui expriment des situations d&#39;urgence (&laquo;&nbsp;<em>There must be no delay, it could ruin everything<\/em>&nbsp;&raquo;) et de si&egrave;ge (&laquo;&nbsp;<em>Allocate our forces, move dependable units to strategic points (&hellip;) Don&#39;t allow the enemy access to the city centre&nbsp;<\/em>&raquo;), exactement celles v&eacute;cues par les personnages du film. L&#39;emploi de ces motifs simples et efficaces r&eacute;pond &agrave; la dramaturgie mise en place dans le film tout en respectant l&#39;id&eacute;e premi&egrave;re qui a vu leur cr&eacute;ation au d&eacute;but du si&egrave;cle dernier.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/WILLOW\/compo.jpg\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Tch&egrave;que, bulgare, norv&eacute;gienne, russe, allemande, hongroise&hellip; telles sont les origines des citations r&eacute;alis&eacute;es par James Horner dans <strong>Willow<\/strong>. Il y d&eacute;ploie donc toute sa connaissance de la musique europ&eacute;enne.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Le talent du compositeur est de proposer une musique parfaitement adapt&eacute;e aux images qui prolonge l&#39;h&eacute;ritage musical &agrave; travers lequel son &eacute;criture s&#39;est d&eacute;velopp&eacute;e, gr&acirc;ce &agrave; des emprunts garantissant une progression des harmonies et un respect de la signification voulue par leurs concepteurs. La transmission incarn&eacute;e en musique. <\/span>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:18px;\"><em>&laquo;&nbsp;Parall&egrave;lement au sc&eacute;nario, la partition de Willow m&#39;est ainsi apparue comme une &oelig;uvre devant faire appel &agrave; l&#39;histoire de la musique, &agrave; la &laquo;&nbsp;source&nbsp;&raquo; afin de cr&eacute;er l&#39;inspiration n&eacute;cessaire au film. Cela repr&eacute;sente l&#39;une de mes revendications constantes et, dans ce sens pr&eacute;cis, Willow constitue l&#39;un des &eacute;quilibres les plus pertinents entre ce que je per&ccedil;ois du concert et du cin&eacute;ma&nbsp;&raquo;. <\/em><\/span>\n\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div>\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><strong>Sources<\/strong>&nbsp;:<\/span>\n<\/div>\n<div>\n\t<span style=\"font-size:18px;\">Les propos de James Horner sont extraits de l&#39;article <u>JH et des poussi&egrave;res<\/u> par Jean-Christophe Arlon et Didier Lepr&ecirc;tre, Dreams magazine (2002).<\/span>\n<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div>\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><u><a href=\"http:\/\/mediatheque.cite-musique.fr\/masc\/?INSTANCE=CITEMUSIQUE&amp;URL=\/mediacomposite\/CMDP\/CMDP000002000\/00.htm\">Mediatheque.cite-musique.fr<\/a><\/u><\/span>\n<\/div>\n<div>\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><u><a href=\"http:\/\/www.alexcellier.ch\/Duocd\/Marcel_files\/DossierPresse-fr.pdf\">Alexcellier.ch<\/a><\/u><\/span>\n<\/div>\n<div>\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><a href=\"http:\/\/www.boosey.com\/Dance\/news\/Bart-k-Connections-new-guide-explores-his-works\/11483\">Boosey.com<\/a><\/span>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette ann&eacute;e, Willow f&ecirc;te ses vingt-cinq ans avec une &eacute;dition au format Blu-ray qui lui redonne une nouvelle jeunesse. 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