{"id":14375,"date":"2013-08-14T00:00:05","date_gmt":"2013-08-14T00:00:05","guid":{"rendered":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/?p=14375"},"modified":"2013-08-14T14:16:24","modified_gmt":"2013-08-14T12:16:24","slug":"60-ans-joyeux-anniversaire-maestro","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/60-ans-joyeux-anniversaire-maestro\/","title":{"rendered":"60 ANS : JOYEUX ANNIVERSAIRE MAESTRO!"},"content":{"rendered":"<div align=\"JUSTIFY\">\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Chers lecteurs, vous trouverez en bas de la page les r&eacute;ponses &agrave; notre question &quot;<em>Que repr&eacute;sente pour vous la musique de James Horner?<\/em>&quot;.<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]14 ao&ucirc;t 1953 &#8211; 14 ao&ucirc;t 2013[\/divider]<\/span>\n\t<\/div>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Cette ann&eacute;e, James Horner f&ecirc;te ses soixante ans. Un anniversaire est souvent un moment de f&ecirc;te, de c&eacute;l&eacute;bration, d&#39;autant plus que le cap de la soixantaine permet de dresser le bilan d&rsquo;une carri&egrave;re. Le meilleur moyen de c&eacute;l&eacute;brer ce moment consiste &agrave; se replonger une nouvelle fois dans son &oelig;uvre, d&#39;&eacute;couter ses plus belles r&eacute;ussites, de se laisser porter par la magie de sa musique qui se veut tour &agrave; tour intimiste, spectaculaire, furieuse, virevoltante, a&eacute;rienne&#8230; Nous pourrions continuer longtemps cette liste d&#39;adjectifs tellement les notes sorties de l&#39;esprit de cet homme ont d&eacute;ploy&eacute; sur plus de trois d&eacute;cennies une multitude de couleurs, de sentiments, d&#39;&eacute;motions.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Son &oelig;uvre poss&egrave;de de la personnalit&eacute;, du caract&egrave;re. Personne ne peut le nier. Or, une partie du cin&eacute;ma actuel n&#39;aurait-elle pas tendance &agrave; s&#39;uniformiser, &agrave; limiter la prise de risque et ainsi &agrave; ne plus donner autant la possibilit&eacute; &agrave; un tel compositeur de s&#39;exprimer&nbsp;? Sa partition pour <strong>Romeo &amp; Juliet<\/strong> a &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e (ou plus exactement, le compositeur a refus&eacute; de la retravailler des mois apr&egrave;s son enregistrement), sa participation &agrave; <strong>Ender&rsquo;s Game<\/strong> et <strong>The Amazing Spider-Man 2<\/strong> non souhait&eacute;e&#8230; Face &agrave; ce d&eacute;samour d&rsquo;une grande partie de la profession dans des genres g&eacute;n&eacute;rant la plupart du temps des partitions lisses et impersonnelles, cette question devient l&eacute;gitime.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]<strong>Un d&eacute;but de si&egrave;cle transparent&nbsp;?<\/strong>[\/divider]<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Loin de nous l&#39;id&eacute;e de transformer ce jour de f&ecirc;te en jour de tristesse mais les derni&egrave;res actualit&eacute;s ne nous aident pas vraiment. D&#39;autant plus que la question soulev&eacute;e pr&eacute;c&eacute;demment nous am&egrave;ne &agrave; une autre r&eacute;flexion&nbsp;: James Horner a livr&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es des partitions pour des films dont la r&eacute;sonance m&eacute;diatique a &eacute;t&eacute; pour le moins d&eacute;risoire. Certes, le ph&eacute;nom&egrave;ne n&rsquo;est pas nouveau&nbsp;: qui se souvient en effet de <strong>The Dresser<\/strong> (1983), <strong>Where the River Runs Black<\/strong> (1986), <strong>Vibes<\/strong> (1988) ou encore <strong>Dad<\/strong> (1989). Chaque compositeur poss&egrave;de &agrave; son actif une collection de films qui sont plus ou moins tomb&eacute;s dans l&#39;oubli. Par ailleurs, la r&eacute;sonance d&rsquo;un film n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; une condition indispensable &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;une bande originale de qualit&eacute;, <strong>The Spitfire Grill<\/strong> et <strong>Iris<\/strong> en sont les meilleures preuves. Finalement, le c&oelig;ur du probl&egrave;me r&eacute;side dans le fait qu&#39;il est toujours appr&eacute;ciable de voir la musique d&#39;un compositeur que nous appr&eacute;cions atteindre un grand nombre de spectateurs, susciter un int&eacute;r&ecirc;t et obtenir une certaine &laquo;&nbsp;aura m&eacute;diatique&nbsp;&raquo;. Si James Horner s&rsquo;est d&eacute;tourn&eacute; d&rsquo;une carri&egrave;re de compositeur contemporain pour se tourner vers le septi&egrave;me art, c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment pour toucher le plus grand nombre. Or, ces cinq derni&egrave;res ann&eacute;es, on ne peut pas dire que<strong> The Boy With Striped Pyjama <\/strong>ou encore<strong> For Greater Glory <\/strong>et<strong> Black Gold<\/strong> aient atteint cet objectif. Et si nous remontons un peu le temps jusqu&#39;au d&eacute;but de ce si&egrave;cle, il faut bien avouer qu&#39;apr&egrave;s des partitions retentissantes pour des films comme <strong>The Perfect Storm<\/strong> (2000), <strong>A Beautiful Mind <\/strong>(2001)<strong> ou Enemy At The Gates<\/strong> (2001), l&rsquo;insucc&egrave;s artistique et commercial des films auxquels il a particip&eacute; est semble-t-il devenu monnaie courante : <strong>The Missing<\/strong> et <strong>The Grinch<\/strong> ne sont pas les films les plus marquants de Ron Howard, <strong>The<\/strong> <strong>Legend of Zorro<\/strong> a fait un flop, <strong>Troy<\/strong> n&#39;est pas inoubliable&hellip; Quant aux autres films, noy&eacute;s dans la masse des sorties cin&eacute;matographiques, ils n&#39;ont pas trouv&eacute; leur public : <strong>Windtalkers, Flightplan, The Forgotten, Beyond Borders, The Four Feathers, Radio, The Chumscrubber, All the King&#39;s Men, The Life before her Eyes<\/strong>&#8230; Autant de notes de musique qui refl&egrave;tent selon nous &agrave; chaque seconde le talent incroyable du compositeur mais qui finalement n&#39;atteignent plus les spectateurs pour ne satisfaire <em>que <\/em>les amateurs &eacute;clair&eacute;s. De quoi nous faire regretter les occasions manqu&eacute;es avec <strong>Da Vinci Code <\/strong>ou encore <strong>La passion du Christ<\/strong>.<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Alors oui il y a eu <strong>Avatar<\/strong>. James Horner y a consacr&eacute; deux ans de sa vie et a compos&eacute; de quoi remplir quatre disques entiers. Mais est-ce suffisant pour satisfaire ce besoin de visibilit&eacute; si palpable dans notre c&oelig;ur de m&eacute;lomane depuis tant d&#39;ann&eacute;es&nbsp;? D&#39;autant plus que la musique pour le film r&eacute;volutionnaire de James Cameron semble s&#39;effacer devant la technicit&eacute; de l&#39;univers cr&eacute;e par le r&eacute;alisateur, l&agrave; o&ugrave; celle de <strong>Titanic<\/strong> avait jou&eacute; un des premiers r&ocirc;les.<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/actu\/60ans\/60century.jpg\" style=\"border-width: 2px; border-style: solid;\" \/><\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">James Horner en 2001 &#8211; <a href=\"http:\/\/www.samurdank.com\/\">samurdank.com<\/a><\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]<strong>Retour &agrave; la source<\/strong>[\/divider]<\/span>\n\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">La faute n&rsquo;incombe certainement pas enti&egrave;rement aux producteurs qui pr&eacute;f&egrave;rent &agrave; pr&eacute;sent un certain style de musique (pas de th&egrave;me, peu de variations) ou encore &agrave; une part de malchance qui plonge la carri&egrave;re de James Horner dans un relatif anonymat. La r&eacute;ponse se trouve peut &ecirc;tre, en partie, dans le c&oelig;ur de cet homme. Qui est-il, que recherche-t-il&nbsp;?<\/span>\n\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">James Horner a commenc&eacute; le piano &agrave; l&#39;&acirc;ge de 5 ans. Dou&eacute;, il tombe amoureux de la musique classique et d&eacute;cide alors tr&egrave;s jeune de devenir compositeur. C&rsquo;&eacute;tait il y a un demi-si&egrave;cle&#8230;<\/span>\n\t\t<\/div>\n<blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">&laquo;&nbsp;<em>J&#39;ai &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; au sein d&#39;une famille tr&egrave;s m&eacute;lomane. Mon p&egrave;re aimait beaucoup la musique. (&hellip;) A neuf ou dix ans, j&#39;ai d&eacute;cid&eacute; que je voulais r&eacute;ellement composer de la musique. (&hellip;) Et c&#39;&eacute;tait &eacute;crire du classique.<\/em>&nbsp;&raquo;<span style=\"font-size:12px;\"><sup>1<\/sup><\/span><\/span>\n\t\t\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Cet amour pr&eacute;coce le propulse &agrave; vingt-cinq ans professeur de musique &agrave; l&#39;universit&eacute; puisque titulaire d&#39;un doctorat apr&egrave;s des &eacute;tudes en Angleterre, en Arizona puis en Californie. Le hasard le conduit ensuite &agrave; la musique de film pour le compte de l&#39;Institut du Film Am&eacute;ricain. D&egrave;s ses premi&egrave;res &eacute;critures, il lui para&icirc;t &eacute;vident &laquo;&nbsp;<em>qu&#39;associ&eacute;e aux images, la musique est mille fois plus puissante et &eacute;mouvante que seule<\/em>&nbsp;&raquo; <span style=\"font-size:12px;\"><sup>2<\/sup><\/span>.<\/span>\n\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">James Horner est donc depuis toujours un amoureux de la musique et de son potentiel dramaturgique. Composer pour le cin&eacute;ma lui permet d&#39;assouvir cette passion d&eacute;vorante qui a guid&eacute; sa vie depuis son enfance. C&#39;est entre autres pour cette raison que l&#39;aspect commercial n&#39;entre pas n&eacute;cessairement en ligne de compte dans ses choix. Ce qui guide ses d&eacute;cisions, ce sont les possibilit&eacute;s offertes par le projet cin&eacute;matographique d&#39;&eacute;panouir sa grande passion pour la musique, de provoquer chez lui une gymnastique de l&#39;esprit &agrave; travers son &eacute;criture qui allie habilement citations des compositeurs qu&#39;il appr&eacute;cie et r&eacute;miniscences de ses partitions ant&eacute;rieures. Tout est une question de spiritualit&eacute;, dimension omnipr&eacute;sente et communicative de son &oelig;uvre puisque elle d&eacute;veloppe &eacute;galement celle de l&#39;auditeur.<\/span>\n\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Toutefois, l&#39;aspect financier a bien d&ucirc; compter au d&eacute;but de sa carri&egrave;re car ce ne sont pas les productions m&eacute;connues et &agrave; faible budget de Roger Corman (<strong>The Lady In Red,<\/strong> <strong>Battle Beyond The Stars<\/strong>&#8230;) qui pouvaient lui permettre &agrave; la fois d&#39;&eacute;tancher sa soif d&#39;&eacute;criture et l&#39;autoriser &agrave; vivre de cet amour de la musique. Il fallait se faire ouvrir les portes des grands studios et participer &agrave; des projets beaucoup plus cons&eacute;quents (<strong>Krull, Star Trek II <\/strong>et<strong> III<\/strong>,<strong> Brainstorm<\/strong>). Une fois son talent reconnu, son compte bancaire rempli, comme le signale curieusement un documentaire de 1986 pour la t&eacute;l&eacute;vision allemande &agrave; l&#39;occasion de la sortie de <strong>The Name of the Rose,<\/strong> sa spiritualit&eacute; et sa sensibilit&eacute; pouvaient enfin se d&eacute;velopper librement avec des projets comme <strong>Cocoon, The Journey of Natty Gann, Glory, In Country<\/strong>. En 1988, apr&egrave;s dix ann&eacute;es au service de l&#39;image, il cr&eacute;era assez logiquement pour Georges Lucas et Steven Spielberg (les producteurs les plus influents du moment), des &oelig;uvres accomplies et reconnues comme <strong>Willow<\/strong> et <strong>The Land Before Time<\/strong>.<\/span>\n\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Vouloir admirer son nom au g&eacute;n&eacute;rique de grands succ&egrave;s cin&eacute;matographiques ou de films &agrave; la qualit&eacute; artistique marquante constitue finalement un caprice de cin&eacute;phile m&eacute;lomane, car encha&icirc;ner les blockbusters et monopoliser le monde de la musique de films n&#39;a semble-t-il jamais &eacute;t&eacute; sa priorit&eacute;. Malgr&eacute; cela, il a pourtant r&eacute;ussi &agrave; marquer durablement celui-ci d&#39;une empreinte ind&eacute;l&eacute;bile et &agrave; obtenir la reconnaissance de ses pairs.<\/span>\n\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]<strong>Reconnaissance &laquo;&nbsp;c&eacute;leste&nbsp;&raquo;<\/strong>[\/divider]<\/span>\n\t\t\t<\/div>\n<blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\"><em>&laquo;&nbsp;Quand le marqueur de score c&eacute;leste arrive &agrave; votre nom il n&#39;&eacute;crit pas que vous ayez perdu ou gagn&eacute; mais il note comment vous avez jou&eacute;.&nbsp;&raquo;<\/em> O.B. Keeler (<strong>Bobby Jones: Stroke of Genius<\/strong>)<\/span>\n\t\t\t\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">La seconde moiti&eacute; des ann&eacute;es 90 constitue incontestablement le grand sommet critique et public de sa carri&egrave;re. Au-del&agrave; des r&eacute;ussites fulgurantes de la d&eacute;cennie pr&eacute;c&eacute;dente &eacute;voqu&eacute;es ci-dessus, cette p&eacute;riode a v&eacute;ritablement plac&eacute; James Horner au firmament de la musique pour le cin&eacute;ma. Bien s&ucirc;r il y a eu <strong>Titanic, <\/strong>qui restera vraisemblablement son &oelig;uvre la plus connue, &eacute;cout&eacute;e et r&eacute;compens&eacute;e. Mais la caract&eacute;ristique principale de cette &eacute;poque est surtout l&#39;encha&icirc;nement assez impressionnant de partitions importantes pour des films qui ont march&eacute; au box-office. En effet, nous avons vu na&icirc;tre entre autres sur un laps de temps tr&egrave;s court <strong>Legends of the Fall<\/strong> (1994), <strong>Apollo 13 <\/strong>(1995) <strong>Braveheart<\/strong> (1995), <strong>Titanic<\/strong> (1997) et <strong>The Mask of Zorro<\/strong> (1998). <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/actu\/60ans\/60oscars.jpg\" style=\"float: left; margin: 10px; height: 246px; width: 350px; border-width: 2px; border-style: solid;\" \/>D&#39;autant plus qu&#39;&agrave; c&ocirc;t&eacute; de ses succ&egrave;s artistiques et commerciaux se sont &eacute;galement intercal&eacute;s des petits joyaux musicaux tels que <strong>Balto<\/strong> (1995), <strong>Casper<\/strong> (1995), <strong>The Spitfire Grill<\/strong> (1996) et <strong>Deep Impact (1998)<\/strong>&#8230; Ce fut vraiment une &eacute;poque b&eacute;nie qui concluait une d&eacute;cennie titanesque avec la cr&eacute;ation de quarante-et-une bandes-originales pour le cin&eacute;ma, contre presque moiti&eacute; moins lors de la suivante.<\/span>\n\t\t\t\t<\/div>\n<div>\n\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Au sommet de son art, James Horner aurait d&ucirc; gagner l&#39;oscar en 1996 pour <strong>Apollo 13<\/strong> ou <strong>Braveheart<\/strong>. Le couronnement en 1997 avec les deux statuettes pour <strong>Titanic<\/strong> &eacute;taient, vis &agrave; vis de sa carri&egrave;re et de l&rsquo;injustice v&eacute;cue deux ans auparavant, une r&eacute;compense amplement m&eacute;rit&eacute;e. Une des cons&eacute;quences fut la signature d&#39;un contrat avec Sony Classical lui laissant une libert&eacute; totale sur la production de ses disques futurs. Il faut se rendre &agrave; l&#39;&eacute;vidence nous ne reverrons sans doute jamais une telle visibilit&eacute; de sa musique aupr&egrave;s du grand public, sauf s&#39;il avait la bonne id&eacute;e de se lancer dans des tourn&eacute;es de concerts &agrave; travers le monde. Heureuse co&iuml;ncidence, dans un mois et demi nous pourrons le voir diriger sa musique &agrave; Vienne. Il recevra &agrave; cette occasion le prix Max Steiner, aboutissement de son travail au service du cin&eacute;ma. Ce sera peut-&ecirc;tre le seul &eacute;v&eacute;nement heureux de cette ann&eacute;e au go&ucirc;t amer.<\/span>\n\t\t\t\t<\/div>\n<div>\n<div>\n\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]<strong>&Eacute;tat des lieux<\/strong>[\/divider]<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">L&#39;&eacute;vocation de ces moments de gloire et de cette malencontreuse nouvelle habitude de dispara&icirc;tre du paysage dominant de la musique de film soul&egrave;ve une nouvelle question&nbsp;: le compositeur n&#39;aurait-il pas tendance &agrave; se d&eacute;tourner du cin&eacute;ma actuel&nbsp;?<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Depuis l&#39;apoth&eacute;ose de sa carri&egrave;re il y a une quinzaine d&#39;ann&eacute;es, James Horner a peut-&ecirc;tre d&eacute;cid&eacute; de lever le pied et de revoir ses priorit&eacute;s. En effet, apr&egrave;s avoir atteint les sommets, il est souvent difficile d&#39;entretenir une forme de motivation. <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/actu\/60ans\/60aviation.jpg\" style=\"width: 350px; height: 327px; margin: 10px; border-width: 2px; border-style: solid; float: right;\" \/>Surtout que nous lui connaissons d&#39;autres passions chronophages comme les min&eacute;raux ou encore l&#39;aviation. Il avait d&eacute;j&agrave; &eacute;voqu&eacute; son attirance pour cette derni&egrave;re lors de la cr&eacute;ation de <strong>Rocketeer (1991)<\/strong>, expliquant comment il parcourait l&#39;Europe pour assister &agrave; des meetings a&eacute;riens ou sa tendance &agrave; collectionner depuis sa tendre enfance les magazines &agrave; ce sujet. Derni&egrave;rement, celle-ci a &eacute;clat&eacute; au grand jour avec l&#39;&eacute;criture de pi&egrave;ces musicales (<strong>Write Your Soul<\/strong> et <strong>The Fourth Horsemen &#8211; <\/strong>2010) pour une &eacute;quipe de haute voltige, ou encore la mise en musique d&#39;un court-m&eacute;trage (<strong>First Flight<\/strong> &#8211; 2012) &eacute;voquant le premier vol de l&#39;histoire.<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Ou alors, &agrave; l&#39;aube du 21<span style=\"font-size:12px;\"><sup>&egrave;me<\/sup><\/span> si&egrave;cle, il s&#39;est peut &ecirc;tre dit inconsciemment qu&#39;il avait d&eacute;j&agrave; tout prouv&eacute; et que d&#39;une certaine mani&egrave;re il avait fait le tour du 7<span style=\"font-size:12px;\"><sup>&egrave;me<\/sup><\/span> art. La volont&eacute; que nous &eacute;voquions de choisir ses projets suivant leur potentiel spirituel vis &agrave; vis de son &eacute;criture a ainsi pris le pas sur des objectifs commerciaux et de reconnaissance publique. Il a alors par exemple eu tendance &agrave; se tourner vers des adaptations de romans&nbsp;: <strong>Bicentennial Man<\/strong> (1999), <strong>Iris<\/strong> (2002), <strong>The Four Feathers<\/strong> (2002) <strong>House of Sand and Fog<\/strong> (2003), &nbsp;<strong>The Life Before Her Eyes<\/strong> (2007), <strong>All the King&rsquo;s Men<\/strong> (2008), <strong>The Boy in the Striped Pyjamas<\/strong> (2008), <strong>The Spiderwick Chronicles<\/strong> (2008). Le support livresque lui apportant peut-&ecirc;tre une intellectualisation suppl&eacute;mentaire et indispensable pour rompre la routine dans le sens o&ugrave; il ne suffit plus d&#39;accompagner les images mais aussi transposer &agrave; sa mani&egrave;re des mots en musique.<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<div>\n\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">L&#39;&eacute;volution du cin&eacute;ma est vraisemblablement aussi en cause. Pour exemple, il aurait d&eacute;clar&eacute; &agrave; son ami Jean-Jacques Annaud venu lui demander de participer &agrave; <strong>Black Gold, <\/strong>un film tourn&eacute; &laquo;&nbsp;&agrave; l&#39;ancienne&nbsp;&raquo;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Est-ce que tu sais que plus personne ne fait des films comme &ccedil;a aujourd&#39;hui ? C&#39;est tout en num&eacute;rique et tout&hellip; c&#39;est extraordinaire&#8230;<\/em>&raquo; Cela d&eacute;montre bien son attachement &agrave; une forme de cin&eacute;ma intimiste et proche des personnages qui privil&eacute;gie des conditions r&eacute;elles de prise de vues et non des mondes artificiels constitu&eacute;s de fonds bleus. Un cin&eacute;ma qui lui a permis de cr&eacute;er des partitions humanistes et attachantes comme <strong>Testament<\/strong> (1983), <strong>Project X<\/strong> (1987), <strong>Searching For Bobby Fischer<\/strong> (1993), &nbsp;<strong>The Man Without A Face<\/strong> (1993)&#8230; L&#39;exemple des films d&#39;animations est lui aussi assez parlant&nbsp;: entre 1986 et 1995, soit neuf ann&eacute;es durant, il a particip&eacute; &agrave; sept films d&#39;animations traditionnels, sans compter le court-m&eacute;trage <strong>Tummy Trouble<\/strong> (1989) qui pr&eacute;c&eacute;dait <strong>Honey, I Shrunk the Kids<\/strong> et la s&eacute;rie anim&eacute;e <strong>Fish Police<\/strong> (1992) dirig&eacute;e par Hanna-Barbera. Or depuis la fin du si&egrave;cle dernier, avec l&rsquo;av&egrave;nement du num&eacute;rique &agrave; la place de la feuille de dessin comme technique d&#39;animation, James Horner a tout simplement abandonn&eacute; ce type de projets. Sans doute qu&#39;il regrette les expressions des personnages faites &agrave; la main, de la m&ecirc;me mani&egrave;re que Don Bluth qui d&eacute;clarait l&#39;&eacute;t&eacute; dernier dans nos colonnes qu&#39;avec l&#39;ordinateur &laquo;&nbsp;<em>les personnages ressemblent &agrave; des marionnettes ou des animations de p&acirc;te &agrave; modeler.<\/em>&nbsp;&raquo;. Comme si une part d&#39;humanit&eacute; avait quitt&eacute; ses films et que les mettre en musique ne d&eacute;gageait plus assez de&#8230; spiritualit&eacute;.<\/span><br \/>\n\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]<strong>Projections optimistes<\/strong>[\/divider]<\/span>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Face &agrave; ces constats assez d&eacute;moralisants, qu&#39;est ce qui peut nous faire esp&eacute;rer de nouvelles compositions de James Horner pour le cin&eacute;ma&nbsp;? Il reste les collaborateurs fid&egrave;les qui dans le meilleur des cas vont continuer &agrave; lui faire confiance&nbsp;: Vadim Perelman avec <strong>Song of the Names<\/strong> si le tournage d&eacute;bute un jour, Jean-Jacques Annaud avec <strong>Wolf Totem<\/strong> dont les prises de vues devraient bient&ocirc;t commencer en Chine et James Cameron pour les suites d&#39;<strong>Avatar<\/strong> et son &eacute;ventuel <strong>Battle Angel<\/strong>&#8230;<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Certes, cela peut sembler bien mince pour un artiste de sa stature. Artiste&#8230; voil&agrave; le mot qui r&eacute;sume finalement le mieux cet homme. Or l&#39;art ne peut exister qu&#39;avec des partenaires de confiance qui respectent et comprennent la cr&eacute;ation. Esp&egrave;ce rare en voie de disparition. Les r&eacute;alisateurs nomm&eacute;s ci-dessus en font sans doute partie tout comme Mel Gibson, Edward Zwick ou Ron Howard&#8230; Ce n&#39;est pas pour rien que John Williams du haut de ses 81 ans s&#39;adonne quasi exclusivement &agrave; sa collaboration avec son ami Steven Spielberg car ensemble ils arrivent &agrave; s&#39;accorder sur un principe&nbsp;: l&#39;art est la seule fa&ccedil;on honn&ecirc;te de magnifier le cin&eacute;ma et la musique de films.<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Nous souhaitons &agrave; James Horner pour ses 60 ans que la nature lui offre une longue vie afin qu&#39;il conjugue &agrave; nouveau son immense talent avec celui d&#39;hommes de confiance, pour exposer de nombreuses fois encore au plus grand nombre la v&eacute;ritable communion de l&#39;art musical et cin&eacute;matographique. Et ainsi nous faire r&ecirc;ver &agrave; nouveau&#8230;<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<hr \/>\n<div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">1- <u>Le Ma&icirc;tre sort de son Cocon<\/u> par Didier Lepr&ecirc;tre, Dreams to Dream&#8230;&#39;s, 1999.<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">2- <u>Entretien avec James Horner<\/u> par Didier Lepr&ecirc;tre, Dreams to Dream&#8230;&#39;s, 1998.<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">3- <u>Or Noir de James Horner : premi&egrave;res impressions et rencontre avec J.J. Annaud<\/u> par Jean-Baptiste Martin, James Horner Film Music, novembre 2011.<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Cr&eacute;dit photo:<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">James Horner 2001 &#8211; Sam Urdank &#8211; <a href=\"http:\/\/www.samurdank.com\/\">samurdank.com<\/a><\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">James Horner Oscar &#8211; Academy of motion picture arts and sciences &#8211; <a href=\"http:\/\/www.oscars.org\/\">oscars.org<\/a><\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">James Horner Horsemen &#8211; Thomas J Bunce &#8211; <a href=\"http:\/\/www.rivetingphotos.com\">rivetingphotos.com<\/a><\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t&nbsp;\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<hr \/>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Pour c&eacute;l&eacute;brer l&#39;anniversaire de James Horner, nous avons tenu &agrave; ouvrir nos colonnes et donner la parole &agrave; nos visiteurs. <u><strong>Vous trouverez d&#39;autres t&eacute;moignages dans la version anglaise de cet article.<\/strong><\/u><\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<strong><span style=\"font-size:16px;\">David Hocquet <\/span><\/strong>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<blockquote>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">La musique de James Horner a &eacute;t&eacute; un v&eacute;ritable choc pendant mon adolescence. Tout a commenc&eacute; a 15 ans. La d&eacute;couverte des partitions de Willow, The Land Before Time ont chang&eacute; ma vie de m&eacute;lomane. Mon admiration pour John Williams et Jerry Goldsmith est sans borne, mais le choc &eacute;motionnel, c&rsquo;est James Horner. Son sens aigu de la m&eacute;lodie, ses harmonies et ses couleurs instrumentales furent les plus bouleversantes. Voil&agrave; donc un compositeur qui a tourn&eacute; le dos &agrave; l&rsquo;institution pour laisser libre court &agrave; ses propres &eacute;motions de compositeur, lib&eacute;r&eacute;es par le cin&eacute;ma, en ne se souciant plus des dogmes esth&eacute;tiques du milieu acad&eacute;mique et en composant dans un style imm&eacute;diatement reconnaissable.<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\" style=\"margin-bottom: 0cm\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">La partition majeure, la quintessence de la beaut&eacute; musicale reste pour moi Brainstorm, une partition courte mais qui incarne tout un monde musical, brassant les &eacute;poques avec virtuosit&eacute;, tout en &eacute;pousant les besoins du film, de Palestrina &agrave; Schubert &agrave; Mahler &agrave; Ligeti. D&eacute;tach&eacute;e du film de Douglas Trumbull, la musique reste une &oelig;uvre musicale passionnante. Le superbe r&eacute;enregistrement &eacute;dit&eacute; par Varese Sarabande est le pivot de la carri&egrave;re du compositeur am&eacute;ricain. Krull serait son &eacute;quivalent &eacute;pique.<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\" style=\"margin-bottom: 0cm\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">J&rsquo;admire chez James Horner les grandes partitions &eacute;piques justement, la grande aventure ou sa fa&ccedil;on de magnifier les r&ecirc;ves d&rsquo;enfants (Krull, Journey Of Natty Gann, An American Tail, The Land Before Time, Willow, We&rsquo;re Back, Once Upon A Forest, Legends Of The Fall, Balto, The Perfect Storm) le m&eacute;lange de grandeur tragique et d&rsquo;intimit&eacute; bouleversante (Glory, Braveheart, Enemy At The Gates, The New World), les films plus intimes qu&rsquo;il a totalement transcend&eacute;s (Testament, The Stone Boy, Field Of Dreams, In Country et son final magnifique, Bobby Fisher, The Spitfire Grill, Iris), son approche de l&rsquo;&eacute;lectronique (Where The River Runs Black, l&rsquo;unique et incroyable The Name Of The Rose, Thunderhart, Patriot Games, Bopha!, Beyond Borders, Apocalypto), son approche excitante de l&rsquo;action (48 Hours, Gorky Park, Commando, Clear And Present Danger), ses approches modernistes (Wolfen, Aliens), son go&ucirc;t pour le folklore (Devil&rsquo;s Own).<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\" style=\"margin-bottom: 0cm\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Sa collaboration avec Phil Alden Robinson, une parmi d&rsquo;autres, est &agrave; mettre &agrave; part, car elle lui a inspir&eacute; des partitions superbement &eacute;mouvantes (Field Of Dreams) et originales (Sneakers mais plus encore Freedom Song).<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\" style=\"margin-bottom: 0cm\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">On peut &ecirc;tre &eacute;pat&eacute;, dans cette fructueuse carri&egrave;re, par sa facilit&eacute; d&rsquo;&eacute;criture et sa technique. Il a &eacute;t&eacute; capable de composer des partitions passionnantes, que je peux &eacute;couter en boucle, dans des temps extr&ecirc;mement courts, Krull fut un travail titanesque qui l&rsquo;a rendu malade, Rocketeer est une des partitions les plus appr&eacute;ci&eacute;es et incarne sa passion pour l&rsquo;aviation (superbe compagnon de sa partition hors cin&eacute;ma pour les Horsemen&nbsp;!), Patriot Games et Clear And Present Danger furent compos&eacute;es en deux semaines et sont d&rsquo;une incroyable intensit&eacute;, Troy fut un accomplissement technique incroyable et c&rsquo;est le genre de partition dont je ne me lasserai jamais, quel que soit les influences &eacute;videntes, et quelle que soit la pr&eacute;dominance du &laquo;&nbsp;ta na na na&nbsp;&raquo; (qui, quand on a connu Willow a 15 ans vous marque a vie&nbsp;!)<\/span><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/trumpets.png\" rel=\"\" style=\"\" target=\"\" title=\"\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" alt=\"trumpets\" class=\"size-full wp-image-14445 alignleft\" height=\"173\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/trumpets.png\" style=\"\" title=\"\" width=\"355\" srcset=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/trumpets.png 355w, http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/trumpets-300x146.png 300w\" sizes=\"(max-width: 355px) 100vw, 355px\" \/><\/a>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\" style=\"margin-bottom: 0cm\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">La question des citations, de l&rsquo;inclusion de passages classiques, s&rsquo;inscrit totalement dans la lign&eacute;e de la Musique classique, de plus ils fusionnent parfaitement avec le discours musical, tant du point de vue &eacute;motionnel que musical.<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\" style=\"margin-bottom: 0cm\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Apres le succ&egrave;s fulgurant de Titanic (dont il a tir&eacute; de tr&egrave;s belles suites pour orchestre et ch&oelig;ur, sup&eacute;rieures &agrave; l&rsquo;&eacute;coute &agrave; l&rsquo;album d&rsquo;origine), James Horner a pu acqu&eacute;rir ce luxe de pouvoir choisir ses projets. Il peut encore surprendre et &eacute;mouvoir, avec Avatar, The Karate Kid, The Amazing Spider-Man, Black Gold. Malgr&eacute; la domination dans le cin&eacute;ma hollywoodien actuel des partitions sans th&egrave;me, bas&eacute;es sur les textures pr&eacute;fabriqu&eacute;es des synth&eacute;tiseurs et des &eacute;chantillonneurs, d&rsquo;une grande faiblesse d&rsquo;&eacute;criture et d&rsquo;inspiration, il est encore le repr&eacute;sentant d&rsquo;une &eacute;cole d&rsquo;essence classique, toujours curieux d&rsquo;enrichir sa palette avec l&rsquo;&eacute;lectronique ou la richesse des musiques populaires, partant d&rsquo;une solide structure harmonique et th&eacute;matique. La profondeur &eacute;motionnelle de ses compositions et la vari&eacute;t&eacute; de ses couleurs instrumentales enrichissent encore chaque film.<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\" style=\"margin-bottom: 0cm\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">On n&rsquo;oublie pas ses premiers amours musicaux, encore moins les coups de foudre&nbsp;! Depuis 25 ans, la musique de James Horner est inscrite &agrave; jamais dans mon c&oelig;ur. Puisse-t-elle encore irriguer ma vie, elle sera a jamais plus belle.<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\"><strong>Etienne Walter <\/strong><\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<blockquote>\n<p align=\"JUSTIFY\" style=\"margin-bottom: 0cm\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">La musique de James Horner est pour moi synonyme de subtilit&eacute;, de finesse et de pertinence. Outre sa ma&icirc;trise des orchestrations et de la direction d&#39;orchestre, outre sa technique et son &eacute;criture qui font de lui l&#39;un des plus grands symphonistes, ce qui m&#39;&eacute;pate le plus dans son discours musical, c&#39;est toute la complexit&eacute; et l&#39;intelligence de sa narration. Car il raconte l&#39;histoire en musique. Sans jamais faire de <i>mickey mousing<\/i>, il d&eacute;crit les sc&egrave;nes dans le moindre petit d&eacute;tail et anticipe les situations en introduisant musicalement la sc&egrave;ne suivante &agrave; la fin d&#39;une sc&egrave;ne, ce qui apporte beaucoup de fluidit&eacute; et de coh&eacute;rence &agrave; la narration. Il se nourrit toujours de la psychologie des personnages et prend le temps d&#39;aller au fond de celle-ci, m&ecirc;me lorsque les d&eacute;lais sont tr&egrave;s courts. Toutes ces caract&eacute;ristiques rendent sa musique unique. En bref, elle est le compagnon id&eacute;al des images.<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/p>\n<\/blockquote><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chers lecteurs, vous trouverez en bas de la page les r&eacute;ponses &agrave; notre question &quot;Que repr&eacute;sente pour vous la musique [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14396,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-14375","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v23.4 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>60 ANS : JOYEUX ANNIVERSAIRE MAESTRO!<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Cette ann\u00e9e, James Horner f\u00eate ses soixante ans. 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