{"id":18773,"date":"2015-02-04T17:32:38","date_gmt":"2015-02-04T15:32:38","guid":{"rendered":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/?p=18773"},"modified":"2015-02-18T01:18:51","modified_gmt":"2015-02-17T23:18:51","slug":"stalingrad-il-etait-une-fois-dans-lest","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/stalingrad-il-etait-une-fois-dans-lest\/","title":{"rendered":"STALINGRAD: IL ETAIT UNE FOIS DANS L&#8217;EST"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\">\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">&quot;<em>Je suis une pierre&#8230; Je ne bouge pas&#8230;<\/em>&quot;<\/span><br \/>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Immobilisme, attente, silence emplissent l&#39;&eacute;cran. Cristalline, a&eacute;rienne, lancinante, la musique reste suspendue aux portes de Stalingrad, telle le calme avant la temp&ecirc;te. Au fil de ses respirations, elle progresse au son &eacute;pur&eacute; des cordes en gravissant des &eacute;chelons fluctuants, se refl&egrave;te d&#39;un regard &agrave; l&#39;autre, de l&#39;instinct du pr&eacute;dateur tiraill&eacute; entre la faim et la peur &agrave; celui du jeune chasseur, partag&eacute; entre patience et incertitude. Elle d&eacute;veloppe son th&egrave;me &agrave; pas de loup, de r&eacute;surgences en r&eacute;p&eacute;titions, &eacute;pousant la lenteur de l&#39;affrontement et fixant l&#39;intensit&eacute; du regard. Sans apporter de r&eacute;ponse &agrave; ce duel dans l&#39;Oural, les mesures ind&eacute;cises trahissent le conflit int&eacute;rieur du personnage d&eacute;j&agrave; en sommeil dans ces pr&eacute;misses &agrave; son destin. Qui de la victime ou de l&#39;oppresseu<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/enemy_at_the_gates6.jpg\" style=\"width: 400px; height: 171px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 5px 10px; float: right; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/>r se tient de l&#39;autre c&ocirc;t&eacute; du fusil, qui du loup ou de l&#39;homme est la b&ecirc;te, qui d&eacute;fie l&#39;autre pour survivre&#8230; dans cette m&eacute;taphore de la guerre, la musique se garde bien de trancher et r&eacute;v&egrave;le d&eacute;j&agrave; ce qui sera, entres autres sentiments contradictoires, au c&oelig;ur du sujet, plus que la l&eacute;gitimit&eacute; d&#39;un camp sur l&#39;autre: la folie barbare qui poussent les hommes &agrave; s&#39;entretuer. Avec toute la force de sa simplicit&eacute; et l&#39;&eacute;loquence de sa profondeur, la partition tourne autour du vide pour mieux souligner le contraste avec la confusion et la tension extr&ecirc;mes qui se lisent dans les yeux d&#39;un &ecirc;tre d&eacute;j&agrave; perdu par l&#39;absurdit&eacute; d&#39;un destin qui le d&eacute;passe.<\/span>\n\t<\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Le titre original prend tout son sens d&egrave;s cette s&eacute;quence d&#39;ouverture qui en dit long &agrave; la fois sur la nature de Vassili Za&iuml;tsev et celle de sa mission &agrave; venir. L&#39;ennemi est aux portes de la ville, qu&#39;il faut repousser. Le loup, quant &agrave; lui, semble d&eacute;j&agrave; &eacute;tranger aux &eacute;v&eacute;nements qui se dessinent, &agrave; l&#39;&eacute;cart de la furie et de la mort. Qui n&eacute;anmoins le frappe et l&agrave; r&eacute;side bien l&#39;intelligence des notes lorsqu&#39;elles n&#39;offrent aucune absolution, quand elles marquent la transition entre deux mondes qui se rejoignent au-del&agrave; des apparences. Le th&egrave;me de la Mort rebondit et s&#39;&eacute;vanouit, annon&ccedil;ant tel un sombre pr&eacute;sage la guerre en marche.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]Retrouvailles &agrave; Feu et &agrave; Sang[\/divider]<br \/>\n\tQuinze ans apr&egrave;s <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/the-name-of-the-rose\/\"><strong>Le Nom de la Rose<\/strong><\/a> et son anachronisme &eacute;lectronique ensorcelant, James Horner retrouvait <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/collaborations\/jeanjacques-annaud\/\">Jean-Jacques Annaud<\/a>. E&ucirc;t &eacute;gard &agrave; la force du sujet et aux accointances russes de son art (r&eacute;pondant aux propres influences du metteur en sc&egrave;ne qui ne cache pas son admiration pour Serge&iuml; M. Eisenstein), ces retrouvailles de feu annon&ccedil;aient la cr&eacute;ation d&#39;une pierre angulaire dans l&#39;&eacute;difice filmographique du compositeur. Treize ans plus tard, l&#39;importance de cette partition alliant comme rarement d&eacute;mesure orchestrale et pl&eacute;nitude harmonique r&eacute;sonne plus que jamais comme une pi&egrave;ce phare du compositeur, &agrave; l&#39;or&eacute;e d&#39;une d&eacute;cennie riche en &eacute;motions et en exp&eacute;rimentations. &Eacute;poque r&eacute;volue o&ugrave; le Maestro se situait encore en t&ecirc;te des listes. Que le r&eacute;alisateur fran&ccedil;ais soit rest&eacute; fid&egrave;le, contrairement &agrave; d&#39;autres, &agrave; son compositeur de pr&eacute;dilection souligne un peu plus la r&eacute;sonance de cette &oelig;uvre somme.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/enemy_at_the_gates11.jpg\" style=\"box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/enemy-at-the-gates\/\">Enemy At The Gates<\/a><\/strong> demeure au bout de plusieurs visions un film fort, engag&eacute; artistiquement et non politiquement, assumant pleinement ses partis pris. Intimidant et parfois d&eacute;routant, il n&eacute;cessite encore aujourd&#39;hui un v&eacute;ritable engagement du spectateur qui, lorsqu&#39;il aura admis les choix sc&eacute;naristiques et les paradoxes de la r&eacute;alisation saura appr&eacute;cier la mise en sc&egrave;ne &agrave; la fois &eacute;blouissante et retenue, habile dans sa mani&egrave;re de raconter conjointement la grande et la petite histoire, m&ecirc;me si l&#39;une ou l&#39;autre ne sont pas toujours celles que l&#39;on croit. Ce qui para&icirc;t anecdotique apporte des accents de v&eacute;rit&eacute;s quand la r&eacute;alit&eacute; historique bouleverse les histoires personnelles. Mais ce sont bien les sentiments et l&#39;itin&eacute;raire parall&egrave;le ou invers&eacute;, parfois compl&eacute;mentaire des personnages qui priment, ce que la musique traduit &agrave; merveille. Le choix de James Horner, The Emotionalist, capable de d&eacute;cha&icirc;ner la foudre comme d&#39;apaiser les peines se r&eacute;v&egrave;le en ce sens particuli&egrave;rement judicieux.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Le premier m&eacute;rite du cin&eacute;aste, pass&eacute; ma&icirc;tre dans l&#39;art de ma&icirc;triser les budgets imposants, fut de s&#39;effacer derri&egrave;re les personnages sans rien renier de sa maestria dans les sc&egrave;nes d&#39;action. De tisser autour d&#39;eux la toile d&#39;un th&eacute;&acirc;tre tant&ocirc;t colossal, tant&ocirc;t intimiste, en parfaite symbiose avec la musique, jouant avec habilet&eacute; entre l&#39;alternance de plans larges et de plans rapproch&eacute;s, <\/span><span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/enemy_at_the_gates4.jpg\" style=\"width: 400px; height: 252px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 5px 10px; float: left; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/><\/span><span style=\"font-size:16px;\">n&#39;h&eacute;sitant &agrave; ralentir le tempo en fixant les expressions, entre la repr&eacute;sentation effrayante des champs de bataille et l&#39;attraction hypnotique des regards. Et surtout, les laisser vivre sans les sacrifier &agrave; la marche de l&#39;Histoire. Laisser parler leurs voix, leurs gestes et leurs &eacute;motions avec un sens du spectacle aiguis&eacute; mais d&eacute;nu&eacute; de toute d&eacute;monstration. Nerveuse, virtuose, concise dans les &eacute;clairs de violence qui jalonnent le film, entre deux flottements m&eacute;ditatifs, la mise en sc&egrave;ne sait tirer parti de l&#39;intelligence du sc&eacute;nario, &eacute;crit sous la forme d&#39;une m&eacute;lop&eacute;e indolente secou&eacute;es par des soubresauts qui &eacute;branlent la conscience du spectateur comme ils transcendent les &eacute;motions et autres r&eacute;solutions des personnages. Rigoureuse et pr&eacute;cise, elle n&#39;oublie pas de prendre son temps quand le d&eacute;roulement de l&#39;intrigue le n&eacute;cessite. Elle fige l&#39;urgence des sentiments &#8211; magnifique sc&egrave;ne d&#39;amour, reflet de celle qui avait d&eacute;j&agrave; marqu&eacute; <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/the-name-of-the-rose\/\">Le Nom de la Rose<\/a><\/strong> &#8211; autant qu&#39;il en sublime l&#39;universalit&eacute;. Parce qu&#39;il se nourrit de digressions po&eacute;tiques qui apportent un contraste saisissant &agrave; l&#39;horreur de la guerre, montr&eacute;e avec r&eacute;alisme et sans complaisance, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/enemy-at-the-gates\/\"><strong>Stalingrad<\/strong> <\/a>imprime la sensation diffuse d&#39;un traitement fort dans le contenu et relativement neuf dans l&#39;approche, jusque dans cette fa&ccedil;on toute hornerienne de transcender son classicisme, o&ugrave; se confondent jusqu&#39;au malaise la joie et la souffrance, l&#39;espoir et la d&eacute;sesp&eacute;rance. Au-del&agrave; de ses &eacute;lans romanesques, le neuvi&egrave;me film du plus international des r&eacute;alisateurs fran&ccedil;ais sait rester digne et pudique, aid&eacute; en cela par une musique qui vise et d&eacute;tourne juste. Il touche d&#39;autant plus profond&eacute;ment qu&#39;ils se place &agrave; hauteur d&#39;hommes, engendre l&#39;&eacute;motion l&agrave; ou elle na&icirc;t naturellement. Sa mani&egrave;re &agrave; la fois s&egrave;che et sensible de montrer les ravages de la guerre aboutissant &agrave; la n&eacute;gation totale de l&#39;individu, de faire monter progressivement l&#39;intensit&eacute; de ce western d&eacute;tourn&eacute; s&eacute;duit et saisit. Cette lecture r&eacute;solument humaniste d&#39;une histoire &eacute;crite &agrave; feu et &agrave; sang conf&egrave;re au film authenticit&eacute; et magnificence. Une &oelig;uvre pudiquement impressionnante&#8230; N&#39;est-ce pas l&agrave; une d&eacute;finition possible du geste hornerien ?<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Dans la carri&egrave;re de James Horner, les ann&eacute;es 2000 repr&eacute;sentent &agrave; plus d&#39;un titre une p&eacute;riode charni&egrave;re, qui pourrait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme la meilleure d&eacute;cennie de sa carri&egrave;re, en tous cas la plus aboutie en termes de qualit&eacute; et d&#39;exp&eacute;rimentation, d&#39;accomplissement stylistique et de coh&eacute;rence &eacute;clectique. Nombre sont les partitions phares qui auront en quelque sorte r&eacute;solu les obsessions du compositeur, qu&#39;il s&#39;agisse de la fusion entre l&#39;orchestral et l&#39;&eacute;lectronique, le symphonique et le traditionnel, la v&eacute;h&eacute;mence et l&#39;intimisme, le tout r&eacute;uni ou s&eacute;par&eacute;&#8230; Qu&#39;il suffise de citer quelques titres <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/iris_cover.jpg\" style=\"width: 200px; height: 198px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 5px 10px; float: left;box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5); margin: 5px 10px; border-width: 1px; border-style: solid;\" \/>(<strong>A Beautiful Mind<\/strong>, <strong>Iris<\/strong>, <strong>The Four Feathers<\/strong>, <strong>Beyond Borders<\/strong>, <strong>House Of Sand And Fog<\/strong>, <strong>The New World<\/strong>, <strong>Apocalypto<\/strong>, <strong>The Boy In The Stripped Pyjamas<\/strong>&#8230;) pour s&#39;en convaincre. Tout le talent, le savoir-faire et la personnalit&eacute; du Maestro se retrouvent, transfigur&eacute;s, dans ces dix ann&eacute;es intenses et compl&egrave;tes. L&#39;extr&ecirc;me qualit&eacute; comme la fibre novatrice des &oelig;uvres successives donnent le vertige et font encore plus regretter la tournure de son activit&eacute; depuis quelques ann&eacute;es. Car s&#39;il y a bien deux choses qui pourrait emp&ecirc;cher les ann&eacute;es 2000 de se r&eacute;v&eacute;ler in fine comme les plus accomplies de sa filmographie, c&#39;est l&#39;histoire d&#39;un double abandon, compl&eacute;mentaire et r&eacute;v&eacute;lateur d&#39;une certaine intransigeance de la part de l&#39;auteur, artistiquement b&eacute;n&eacute;fique, strat&eacute;giquement un peu moins: celui de r&eacute;alisateurs jusque l&agrave; fid&egrave;les et d&#39;une fa&ccedil;on plus g&eacute;n&eacute;rale, celui de tout un syst&egrave;me, d&#39;un style de musique qui ne fait plus &eacute;cole &agrave; Hollywood, du moins pour ce qui est des blockbusters. <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/the_four_feathers_cover.jpg\" style=\"width: 200px; height: 199px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 5px 10px; float: right;box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5); margin: 5px 10px; border-width: 1px; border-style: solid;\" \/>Syst&egrave;me dont le compositeur s&#39;est toujours gard&eacute; de rester prisonnier, choisissant davantage les films pour leur potentiel musical et la libert&eacute; qu&#39;ils lui offraient que pour leur renomm&eacute;e. Une certaine id&eacute;e du carri&eacute;risme tout entier consacr&eacute; &agrave; l&#39;&eacute;panouissement de son art, d&eacute;vou&eacute; au plus grand nombre (d&#39;o&ugrave; son choix du septi&egrave;me art et non des salles de concert) mais pas &agrave; n&#39;importe quel prix. Une ligne de conduite qu&#39;il aura fini par payer par un d&eacute;clin amorc&eacute;, paradoxalement, au sortir de l&#39;un de ses plus grands succ&egrave;s. Avec le trop rare <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/collaborations\/mel-gibson\/\">Mel Gibson<\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/collaborations\/james-cameron\/\">James Cameron<\/a> et <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/collaborations\/jeanjacques-annaud\/\">Jean-Jacques Annaud<\/a> semblent en effet les derniers metteurs en sc&egrave;ne de renom &agrave; ne jurer, pour l&#39;instant, que par lui. Similitude accentu&eacute;e pour les deux derniers par des films (<a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/aliens\/\"><strong>Aliens<\/strong><\/a> et <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/the-name-of-the-rose\/\">Le Nom de La Rose<\/a><\/strong>) qui, la m&ecirc;me ann&eacute;e, auront marqu&eacute; la rencontre puis la rupture, provisoire, avec le compositeur. Depuis, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/titanic\/\"><strong>Titanic<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/avatar\/\"><strong>Avatar<\/strong><\/a> et donc <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/enemy-at-the-gates\/\">Stalingrad<\/a><\/strong> ont r&eacute;par&eacute; cette anomalie, imprimant au fil des ann&eacute;es une collaboration rare (les deux cin&eacute;astes ne sont pas des prolifiques) mais pr&eacute;cieuse. <strong>Wolf Totem<\/strong>, quatri&egrave;me collaboration pour le moins all&eacute;chante entre les deux hommes, encore sous le signe du loup, marquera peut-&ecirc;tre la fin de cette travers&eacute;e du d&eacute;sert.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]Po&egrave;me de l&#8217;Amour et de la Mort[\/divider]<br \/>\n\tLe retour de James Horner dans l&rsquo;univers de Jean-Jacques Annaud, apr&egrave;s l&rsquo;insatisfaction g&eacute;n&eacute;r&eacute;e par ses exp&eacute;rimentations synth&eacute;tiques du <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/the-name-of-the-rose\/\">Nom de la Rose<\/a><\/strong> &#8211; que nous ne partageons pas forc&eacute;ment, tant cette partition traverse le temps sans prendre une ride &#8211; ent&eacute;rine les affinit&eacute;s qui unissent les deux hommes dans leur vision cin&eacute;matographique et le rapport de la musique &agrave; l&#39;image. Universelle dans son individualit&eacute;, la musique a&eacute;rienne de James Horner n&rsquo;est ici que violence et po&eacute;sie, d&eacute;flagrations et contemplations.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/enemy-at-the-gates\/\">Stalingrad<\/a><\/strong> est un film sur l&rsquo;amour et la mort, la d&eacute;sillusion et la survivance. En dehors des sc&egrave;nes de bataille o&ugrave; la d&eacute;mesure de la masse orchestrale repr&eacute;sente davantage le chaos et la destruction que ceux qui les propagent, la musique a&eacute;r&eacute;e du maestro prend le temps de respirer, d&eacute;veloppant un seul motif de variations en variations qu&rsquo;il d&eacute;cline selon les fluctuations des sentiments, oscille entre l&rsquo;esp&eacute;rance et la d&eacute;solation, ignorant totalement dans sa th&eacute;matique minimaliste les oppresseurs de chaque bord. D&#39;o&ugrave; le choix, &agrave; l&#39;&eacute;cran comme &agrave; l&#39;orchestre, de privil&eacute;gier la petite histoire d&#39;hommes et de femmes qui, broy&eacute;s par le syst&egrave;me, se r&eacute;fugient dans le pouvoir de leurs sentiments, &agrave; la &quot;grande&quot; histoire qui &eacute;crase et qui d&eacute;truit.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">En reprenant un th&egrave;me d&rsquo;inspiration mahlerienne (<strong>Symphonie N&deg;8<\/strong>, <em>Infirma Nostri Corporis<\/em>&#8230;) qu&#39;il avait d&eacute;j&agrave; explor&eacute; dans <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/balto\/\"><strong>Balto<\/strong><\/a> (<em>Heritage of the Wolf<\/em>), autre musique sous forte influence russe, puis int&eacute;gr&eacute; dans le finale d&#39;<a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/apollo-13\/\"><strong>Apollo 13<\/strong><\/a> (<em>Re-entry &amp; Spalshdown<\/em>) <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/balto_cover.jpg\" style=\"width: 200px; height: 201px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 5px 10px; float: right;box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5); margin: 5px 10px; border-width: 1px; border-style: solid;\" \/>et que John Williams s&#39;&eacute;tait lui-m&ecirc;me appropri&eacute; (<strong>La Liste de Schindler<\/strong>), le compositeur prolonge la d&eacute;rivation obs&eacute;dante et fi&eacute;vreuse du lyrisme &agrave; fleur de peau qui &eacute;claire plus qu&#39;il ne submerge. Le th&egrave;me n&#39;a pas d&#39;existence propre et ne doit pas supplanter son sujet, il se met comme toujours chez ce cr&eacute;ateur avis&eacute; au service du r&eacute;cit et de personnages. Il souligne, sublime, d&eacute;peint mais jamais n&#39;envahit, &eacute;rig&eacute; en r&eacute;plique lumineuse aux quatre notes du ch&acirc;timent, celles que l&#39;on retrouve ponctuellement dans la r&eacute;pertoire classique (Wagner ou Rachmaninov), et cin&eacute;matographique (Miklos Rozsa ou Philip Glass) et que James Horner a pouss&eacute;es &agrave; leur paroxysme.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">De par le contraste qu&rsquo;il entretient au fil de la partition et son utilisation &agrave; la fois similaire et antagoniste, d&eacute;velopp&eacute; comme adapt&eacute; &agrave; chaque sc&egrave;ne qui n&eacute;cessite son &eacute;cho, mais, contrairement &agrave; son oppos&eacute;, en constante &eacute;volution, ce th&egrave;me secondaire devient le centre vital, l&rsquo;esprit m&ecirc;me de la partition. L&agrave; o&ugrave; les quatre notes malfaisantes &eacute;branlent et pulv&eacute;risent l&rsquo;orchestre quand elles ne le pervertissent pas, pour dispara&icirc;tre aussi abruptement qu&rsquo;elles surgissent, ces groupes de huit notes se prolongent et se r&eacute;pondent successivement sans coller scrupuleusement &agrave; l&rsquo;action mais, restant fid&egrave;les aux espoirs et d&eacute;sillusions du trio Vassili\/Tania\/Danilov, elles expriment, de mani&egrave;re tragique ou plus retenue selon les circonstances, ce que les images sous-entendent. C&rsquo;est la voix des personnages lorsque leurs &eacute;motions d&eacute;passe actes et paroles, qu&#39;elle transcende leurs doutes, leurs illusions, leurs pens&eacute;es intimes.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">James Horner articule les non-dits en musique, avec d&rsquo;autant plus d&rsquo;harmonie que l&rsquo;effet n&rsquo;est jamais appuy&eacute;. Le th&egrave;me n&rsquo;est qu&rsquo;un squelette que l<\/span><span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/glory_cover.jpg\" style=\"width: 200px; height: 196px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 5px 10px; float: left; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5); margin: 5px 10px; border-width: 1px; border-style: solid;\" \/><\/span><span style=\"font-size:16px;\">es compositeurs habillent avec plus ou moins de talent, James Horner le couturier pass&eacute; ma&icirc;tre dans l&#39;art de manier les mati&egrave;res et marier les couleurs. H&eacute;ritage, r&eacute;miniscences, appropriation et continuit&eacute; traversent l&#39;&oelig;uvre d&#39;un compositeur qui sait ce que la transmission signifie et qui sait surtout la transposer dans son propre langage: Sergei Prokofiev (<strong>Ivan le terrible<\/strong> et <strong>Guerre et paix<\/strong>) dans <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/glory\/\"><strong>Glory<\/strong><\/a>, Aram Khatchaturian (<strong>Adagio<\/strong> du ballet <strong>Gayaneh<\/strong>) et Dimitri Shostakovich (<em>Largo<\/em> de sa <strong>Cinqui&egrave;me Symphonie<\/strong>)&nbsp; dans <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/enemy-at-the-gates\/\">Jeux de guerre<\/a><\/strong> (<em>Electronic Battlefield<\/em>) et <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/clear-and-present-danger\/\"><strong>Danger Immediat<\/strong><\/a> (<em>Looking For Clues<\/em>, <em>Greer&rsquo;s Funeral<\/em>\/<em>Betrayal<\/em>), entre autres exemples de citations lumineuses, l&#39;ont d&eacute;j&agrave; montr&eacute; mais comme souvent lorsqu&#39;il explore une obsession, il repousse ici ses limites. En d&#39;autres termes, il l&#39;am&eacute;liore. Les compositeurs pr&eacute;cit&eacute;s ayant, comme nombre de leur confr&egrave;re, eux-m&ecirc;mes d&eacute;montr&eacute; cette capacit&eacute; &agrave; transcender leur h&eacute;ritage, on ne saurait reprocher &agrave; James Horner, sous peine d&#39;ignorance, de poursuivre le cycle, avec ses diff&eacute;rences et ses sp&eacute;cificit&eacute;s.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Que l&#39;on adh&egrave;re ou pas &agrave; cette vision, comment nier sa clairvoyance ? Si le maestro se rapproche dans <em>The River Crossing to Stalingrad<\/em> des pr&eacute;ceptes musicaux de Dmitri Shostakovich (ouvertement cit&eacute; au d&eacute;but de <em>Danilov&#39;s Confession<\/em>) dans la sauvagerie et l&rsquo;intensit&eacute; des ch&oelig;urs, jamais ceux-ci ne dominent un orchestre qui leur octroie un r&ocirc;le bien d&eacute;termin&eacute;, non h&eacute;g&eacute;monique, g&eacute;n&eacute;rant la pr&eacute;cision et le contraste n&eacute;cessaire &agrave; la teneur &eacute;motionnelle, immobile de la partition. En se ressour&ccedil;ant dans ses racines les plus profondes, James Horner reste lui-m&ecirc;me fid&egrave;le &agrave; l&rsquo;essence du film et son respect des silences. Quoique l&rsquo;on dise de ses r&eacute;miniscences et de ses obsessions, de son avant-gardisme fond&eacute; sur un pass&eacute; musical qui vit en lui et s&#39;exprime en toute libert&eacute;, son habilet&eacute; &agrave; transcender l&rsquo;&eacute;motion et sublimer les couleurs fait merveille dans les ruines de Stalingrad.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]Leitmotiv transcendant des Quatre Notes[\/divider]<br \/>\n\tSon sens du contraste et de la mixit&eacute;, qu&#39;elle s&#39;exprime sur la forme ou sur le fond, s&#39;&eacute;panouissent d&egrave;s les premi&egrave;res mesures.<\/span><span style=\"font-size:16px;\"> Comme souvent dans ses musiques les plus introspectives, le maestro d&eacute;bute en douceur, ne serait-ce que mieux valoriser ses crescendos &eacute;poustouflants, opposant l&rsquo;innocence &agrave; la destruction. Pr&eacute;c&eacute;d&eacute; de ce pr&eacute;lude faussement paisible, l&rsquo;ondulation intemporelle des cordes, sobrement ponctu&eacute;e par les cloches, nous d&eacute;place avec une &eacute;tonnante continuit&eacute; sur les lieux <\/span><span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/enemy_at_the_gates7.jpg\" style=\"width: 400px; height: 273px; float: left; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5); margin: 5px 10px; border-width: 1px; border-style: solid;\" title=\"\" \/><\/span><span style=\"font-size:16px;\">du carnage en pr&eacute;paration et apr&egrave;s une progression h&eacute;sitante de l&rsquo;harmonie, comme si deux inconnus se cherchaient dans la foule, elle s&#39;&eacute;panouit pleinement. Le th&egrave;me fondateur se hisse tendrement au-dessus de la masse, alors que les regards de Vassili et Tania se croisent pour la premi&egrave;re fois. La partition se base sur l&rsquo;anticipation et la m&eacute;moire, un cercle qui ne se referme jamais vraiment. Puis le regard plus neutre, compatissant du musicien se pose, ch&oelig;urs int&eacute;rioris&eacute;s &agrave; l&rsquo;appui, sur ces hommes dont le destin leur &eacute;chappe, encha&icirc;nant th&egrave;me triangulaire et gonflement graduel de l&rsquo;effectif orchestral, discernant l&rsquo;intimit&eacute; du personnage central embarqu&eacute; dans le m&ecirc;me cirque infernal que ses compagnons de route. Alors le rythme se modifie sensiblement lorsque le mouvement des cordes devient plus heurt&eacute;, pouss&eacute; par l&rsquo;urgence et la pr&eacute;cipitation des &eacute;v&eacute;nements, tandis que les percussions compulsives semblent attirer les soldats dans un gouffre qui s&rsquo;ouvre sous leurs pieds.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Quatre Notes qui surgissent de nulle part et se confondent avec les incantations monstrueuses de l&rsquo;orchestre, la nature du mal n&rsquo;&eacute;tant pas encore clairement identifi&eacute;e, puis s&rsquo;immisce au cours de l&rsquo;acc&eacute;l&eacute;ration rythmique au milieu des combattants, rep&eacute;rant ses proies avant de fondre sur elles. Ainsi le ton devient plus sombre, plus saccad&eacute;, plus tortur&eacute;, puis carr&eacute;ment d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;, un lyrisme inspir&eacute; par la d&eacute;tresse et la peur p&eacute;trifiant les fantassins qui sentent la mort tourner autour d&rsquo;eux, mais ne savent pas quand elle va frapper. La tension, la souffrance, la d&eacute;vastation sont d&eacute;sormais r&eacute;elles, palpables, et la vision d&rsquo;ensemble de Stalingrad en proie aux flammes est soulign&eacute;e par des ch&oelig;urs &agrave; la fois nobles et gla&ccedil;ants, annon&ccedil;ant une vision froide et r&eacute;aliste des combats.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">&nbsp;<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Quatre notes qui s&rsquo;infiltrent sous toutes les pierres de Stalingrad et font d&eacute;sormais partie int&eacute;grante du cheminement dramatique de l&rsquo;orchestre, en se dissimulant sous toutes les formes pour mieux pr&eacute;parer son assaut.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Quatre notes qui jaillissent litt&eacute;ralement, prennent la direction des op&eacute;rations lorsque le combat s&rsquo;intensifie et se lance dans un tourbillon sans retour possible. La mort fait son &oelig;uvre, pi&eacute;tinant les soldats sans la moindre piti&eacute;. C&rsquo;est la guerre et cela s&rsquo;entend.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Quatre notes encore et encore, de films en films, de sc&egrave;ne en sc&egrave;nes et, pourtant, toujours l&eacute;gitimes et p&eacute;n&eacute;trantes. Saisissantes. Que les d&eacute;clamations des cors, transfuge de la voix et, ici, de la douleur humaines, pr&eacute;c&egrave;dent le d&eacute;cha&icirc;nement des percussions, preuve que le <\/span><span style=\"font-size:16px;\">maestro n&rsquo;a pas encore exploit&eacute; tout le potentiel de ce groupe d&rsquo;instruments, d&eacute;montre av<\/span><span style=\"font-size:16px;\">ec panache son sens de la dramaturgie et des contrastes.&nbsp; Les percussions implacables &eacute;touffent syst&eacute;matiquement les cris et les pleurs, m&ecirc;me si le dernier mot est aux cuivres, aux hommes, dans un cri d&rsquo;agonie qui se perd dans l&rsquo;infini. Le th&egrave;me triangulaire, synonyme de survie, r&eacute;appara&icirc;t en accord avec une section de cordes tr&egrave;s &eacute;quilibr&eacute;e, puis se dissipe sous l&rsquo;impulsion des ch&oelig;urs travers&eacute;s de dissonances qui marquent la d&eacute;route et la d&eacute;faillance des sovi&eacute;tiques, accul&eacute;s par la sup&eacute;riorit&eacute; guerri&egrave;re de la Wehrmacht. En d&eacute;pit de son appartenance &agrave; un corps unique destin&eacute; &agrave; mourir, la personnalit&eacute; de Vassili est ainsi toujours isol&eacute;e au milieu du fracas.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Quatre notes qui prennent place en terrain conquis et pervertissent la majest&eacute; des ch&oelig;urs, lesquels s&rsquo;&eacute;teignent lentement &agrave; son profit, au son de la section contrebasses et violoncelles r&eacute;duisant au silence les vaines implorations de la trompette. Les pr&eacute;paratifs de l&rsquo;assaut majeur foncent dans le mur d&rsquo;un crescendo sans vie qui s&rsquo;interrompt &agrave; l&rsquo;unisson des soldats retenant leur respiration. Les soldats attendent les ordres, la Mort n&rsquo;a plus qu&rsquo;&agrave; croiser les bras et se d&eacute;lecter du spectacle. Un silence de deux secondes, une &eacute;ternit&eacute;. Une astuce simple mais redoutable dans son potentiel dramatique.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<iframe allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"360\" scrolling=\"no\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/oJ3bzg-Tvt4?controls=0&amp;showinfo=0\" style=\"box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5); \" width=\"640\"><\/iframe>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Quatre notes qui exultent et fulminent en tous sens. Un ultime sursaut d&rsquo;&eacute;nergie qui galvanise l&rsquo;instinct de survie des combattants. La seule fa&ccedil;on de survivre, c&rsquo;est de lutter. La seule fa&ccedil;on d&rsquo;y parvenir, c&rsquo;est d&rsquo;y croire. Ce coup de d&eacute;s se ressent dans l&rsquo;ouragan orchestral qui balaye h&eacute;sitations et r&eacute;ticences. Il s&rsquo;agit de vivre ou de subir son cauchemar. Les notes laissent au moment o&ugrave; la vie s&rsquo;&eacute;chappe toutes leurs chances aux soldats, par le soin, la vivacit&eacute; et la chaleur apport&eacute;e &agrave; l&rsquo;orchestration. L&rsquo;espoir et le courage s&rsquo;expriment plus fort que jamais en pleine folie, en pleine boucherie.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Quatre notes qui s&rsquo;impatientent et mettent fin &agrave; ce jeu de massacre, se r&eacute;p&egrave;te inlassablement jusqu&#39;&agrave; ce que tombent les derniers survivants. Alors seulement elles rebondissent et s&#39;&eacute;vanouissent en r&eacute;ponse &agrave; leur premi&egrave;re apparition, d&#39;une mani&egrave;re plus stridente et sauvage qui fait ressortir l&#39;accomplissement de son noir dessin. Le combat ne fait que commencer et les ch&oelig;urs deviennent plus expressifs, plus engag&eacute;s, tourn&eacute;s vers l&rsquo;avenir, vers ce leitmotiv nomm&eacute; espoir. Parce-qu&rsquo;il n&rsquo;y a jamais de hasard en musique et que la vie est un &eacute;ternel recommencement, <em>The River Crossing to Stalingrad<\/em> s&rsquo;ach&egrave;ve par le m&ecirc;me allegretto erratique, o&ugrave; le d&eacute;senchantement remplace l&rsquo;insouciance par l&rsquo;interm&eacute;diaire du pianissimo de la grosse caisse et de la r&eacute;duction des silences. La fin de quinze minutes &eacute;puisantes, magistrales, qui pr&eacute;figurent ce que sera suite&nbsp;: un long po&egrave;me d&rsquo;amour et mort.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]Lumi&egrave;res du Joyau Noir[\/divider]<br \/>\n\tComme son nom l&rsquo;indique, <em>Vassili&rsquo;s Fame Spreads<\/em> relate la l&eacute;gende fabriqu&eacute;e du jeune tireur d&eacute;lite, et surtout la prise de conscience qu&rsquo;il peut jouer un r&ocirc;le essentiel dans le conflit, redonner par son exemple le moral aux troupes sovi&eacute;tiques, r&eacute;sister face &agrave; l&rsquo;envahisseur. La rencontre de Vassili et Danilov se fait sous le signe de la r&eacute;volte, James Horner se r&eacute;voltant &agrave; sa mani&egrave;re contre les quatre notes tragiques, avec ce coup de g&eacute;nie qui consiste &agrave; les d&eacute;tourner du c&ocirc;t&eacute; de Vassili. En r&eacute;pondant &agrave; l&rsquo;ing&eacute;niosit&eacute; du sniper lorsqu&rsquo;il profite de chaque explosion pour &eacute;liminer sa cible et ainsi ne pas se faire rep&eacute;rer, le Maestro ne lui accorde aucune l&eacute;gitimit&eacute; mais exprime en alt&eacute;rant progressivement la tonalit&eacute; originelle des quatre notes toute sa col&egrave;re et sa soif de vengeance. Sous employ&eacute; dans le film, le chant des patriotes qui s&rsquo;en suit n&rsquo;est pas dupe de la manipulation et r&eacute;tablit le temps d&rsquo;une euphorie passag&egrave;re l&rsquo;&eacute;quilibre des forces.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: center;\">\n\t\t<iframe allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"360\" scrolling=\"no\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/wMvTR012Dmg?controls=0&amp;showinfo=0\" style=\"box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5); \" width=\"640\"><\/iframe>\n\t<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Beaucoup moins ax&eacute; sur l&rsquo;id&eacute;e de r&eacute;bellion, <em>The Hunter Becames the Hunted<\/em> marque la premi&egrave;re confrontation entre Vassili et le major Konig. Si la teneur slave et fervente des mesures initiales r&eacute;v&egrave;lent l&rsquo;organisation du combat de rue et des op&eacute;rations ex&eacute;cutoires, ce renversement des tendances est vite temp&eacute;r&eacute; par la r&eacute;surgence des quatre notes attribu&eacute;es &agrave; Konig d&egrave;s son arriv&eacute;e. La r&eacute;alit&eacute; de l&rsquo;affrontement replonge les tireurs dans le doute qui tenaillait le jeune Vassili dans les for&ecirc;ts de l&rsquo;Oural, si ce n&rsquo;est que celui-ci prend le r&ocirc;le d&rsquo;initiateur que tenait son grand-p&egrave;re. Le recouvrement d&rsquo;un orchestre immobile par le th&egrave;me qui n&rsquo;est pas encore celui de Tania succ&eacute;dant au motif de la mort sert de pr&eacute;misses &agrave; un duel qui t&acirc;tonne encore et sacrifie ses premi&egrave;res victimes. Cette guerre des nerfs se termine en apoth&eacute;ose, par le biais d&#39;un crescendo suffocant qui &eacute;crase le spectateur de plus en plus fort, &agrave; l&rsquo;image des bombardiers allemands se rapprochant inexorablement. Gr&acirc;ce &agrave; cette nouvelle variation hornerienne sur la mort punitive (qui n&rsquo;a rien &agrave; envier &agrave; la puissance m&eacute;canique des <strong>Fonderies d&#39;acier<\/strong> d&rsquo;Alexandre Mossolov), la musique expressive et suggestive devient interactive de par sa vision drastique de l&rsquo;an&eacute;antissement et son irr&eacute;sistible attraction qui nous emm&egrave;ne au c&oelig;ur de l&rsquo;action, nous embarque sous une pluie de bombes, une vague explosive qui se rapproche cran par cran, au fur et &agrave; mesure que l&rsquo;orchestre implose sous l&rsquo;insistance des percussions et d&rsquo;une ligne harmonique parvenant &agrave; saturation. &Ccedil;a d&eacute;coiffe.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Quatre notes qui renaissent de leurs cendres&#8230; Domin&eacute; de fond en comble par leur r&eacute;surgence obsessionnelle, <em>Koulikov<\/em> s&rsquo;apparente &agrave; une marche fun&egrave;bre charg&eacute;e de mauvais pr&eacute;sages, d&rsquo;un nouveau bouleversement des forces. Si cette pi&egrave;ce fantomatique sillonn&eacute;e par l&rsquo;&eacute;chec porte le nom du personnage camp&eacute; par Ron Perlman, lequel sert de lien entre les deux snipers, c&rsquo;est pour mieux brouiller les pistes. Il dessine tout au long de son avanc&eacute;e inexorable vers un coup de th&eacute;&acirc;tre savamment amen&eacute; le portrait du tireur d&rsquo;&eacute;lite allemand, dont la figure ac&eacute;r&eacute;e et le sang froid r&eacute;duit &agrave; n&eacute;ant les strat&eacute;gies de la partie adverse. Le duel vient de faire deux nouvelles victimes, il resserre dor&eacute;navant l&rsquo;affrontement entre quatre yeux. D&eacute;courag&eacute; par son statut de gibier permanent, Vassili sait &agrave; quoi tient sa survie, &agrave; rien ou presque, &agrave; quelques centim&egrave;tres. Il prend r&eacute;ellement conscience que le jeu de cache-cache tourne &agrave; son d&eacute;savantage. La reprise du th&egrave;me triangulaire par les bois exprime cette confusion de d&eacute;tresse et de r&eacute;solution, de rage et de peur qui tiraille Vassili. De cet abattement d&eacute;pend la riposte.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Morceaux transitoires qui approfondissent les trois personnages principaux, la naissance de l&rsquo;idylle entre Vassili et Tania et la mise &agrave; l&rsquo;&eacute;cart in&eacute;vitable de Danilov, <em>The Dream<\/em> et <em>Bitter News<\/em> s&rsquo;inscrivent dans la continuit&eacute;<\/span><span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/enemy-at-the-gates-jude-law.jpg\" style=\"width: 400px; height: 260px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 5px 10px; float: right;box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/><\/span><span style=\"font-size:16px;\"> du duel entre Konig et Vassili, &agrave; travers les quatre notes et le th&egrave;me triangulaire, opposition et chevauchement de motifs plus compl&eacute;mentaires qu&rsquo;antagonistes, mais avec un certain recul, un &eacute;tat des lieux indispensable pour retrouver ses rep&egrave;res. Le r&ecirc;ve de Vassili lui donne le coup de fouet n&eacute;cessaire &agrave; la poursuite de sa mission, transform&eacute;e en affaire personnelle, tandis que Tania enracine sa combativit&eacute; en m&eacute;moire de ses parents et d&eacute;cide de ne plus se dissimuler derri&egrave;re le confort que Danilov lui octroie. Chacun se r&eacute;fugie dans son propre sanctuaire, le combat ou la r&eacute;signation, l&rsquo;amour ou la convoitise, la fid&eacute;lit&eacute; &agrave; ses convictions. Le th&egrave;me triangulaire prend d&egrave;s lors une autre dimension, puisqu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de trio. La s&eacute;paration est amorc&eacute;e.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Maintenant que tout est &agrave; plat, les hostilit&eacute;s peuvent reprendre sous l&rsquo;arbitrage intraitable des quatre notes. <em>The Tractor Factory<\/em> relate cette longue sc&egrave;ne tendue o&ugrave; les deux tireurs d&rsquo;&eacute;lite s&rsquo;observent par miroirs interpos&eacute;s, o&ugrave; le traqu&eacute; n&rsquo;est jamais celui que l&rsquo;on croit. L&rsquo;immobilisme hypnotique de la partition est &agrave; son comble, soucieux d&rsquo;&eacute;quilibre entre les cadences et les motifs martel&eacute;s &agrave; outrance, illustration reptilienne de la concentration qui anime les tireurs dans leur attitude faussement passive. L&rsquo;ing&eacute;niosit&eacute; reprend l&rsquo;avantage sur la suffisance, l&rsquo;adresse de James Horner ressort dans sa mani&egrave;re de s&rsquo;enrouler autour de ses th&egrave;mes comme un boa autour de sa proie, son &eacute;criture qui serpente et s&rsquo;attarde sur les moments creux pour mieux les mettre en valeur, s&rsquo;efface et s&rsquo;anime l&agrave; o&ugrave; on ne l&rsquo;attend pas forc&eacute;ment, &eacute;pouse &agrave; merveille la mise en sc&egrave;ne patiente, m&eacute;ticuleuse de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/collaborations\/jeanjacques-annaud\/\">Jean-Jacques Annaud<\/a>. Une collusion maligne qui par son indolence intensifie l&rsquo;affrontement, gravit de nouveaux &eacute;chelons dans l&rsquo;art de manipuler par l&rsquo;observation.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: center;\">\n\t\t<iframe allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"360\" scrolling=\"no\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/rRUuycF5FTU?controls=0&amp;showinfo=0\" style=\"box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5); \" width=\"640\"><\/iframe>\n\t<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Pass&eacute; le clin d&rsquo;&oelig;il &agrave; ses accords urbains (de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/gorky-park\/\"><strong>Gorky Park<\/strong><\/a> &agrave; <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/clear-and-present-danger\/\"><strong>Danger Imm&eacute;diat<\/strong><\/a>), <em>A Sniper&rsquo;s War<\/em> explore les faiblesses des deux tireurs en exacerbant les cons&eacute;quences de chaque geste accompli, ou non accompli, isolant Vassili un peu plus par rapport &agrave; Danilov et conf&eacute;rant au major Konig un statut de plus en plus &quot;inhumain&quot;, une d&eacute;sinvolture face &agrave; un adversaire qu&rsquo;il croit tenir entre ses mains. A ce moment du film, Konig est ma&icirc;tre du jeu. Il place ses pions avec application, y compris le jeune Sacha qui joue un jeu dangereux, servant de lien invisible, puis terriblement concret, entre les deux hommes. La retenue et l&rsquo;inqui&eacute;tante tranquillit&eacute; de <em>Sacha&rsquo;s Risk<\/em> fait office de prologue angoissant avant le dernier acte. La reprise de l&rsquo;adagio de <strong>Gayaneh,<\/strong> sous une variation in&eacute;dite o&ugrave; le myst&egrave;re tend &agrave; s&rsquo;assombrir, traduit l&rsquo;expression hornerienne du secret qui se d&eacute;voile et lib&egrave;re toute la gravit&eacute; de ses r&eacute;percussions. Un morceau qui se nourrit des quarante-cinq premi&egrave;res minutes et ne se comprend qu&rsquo;&agrave; la lumi&egrave;re de la derni&egrave;re demi-heure. Que les Quatre notes brillent par leur absence dans la premi&egrave;re partie de cette pi&egrave;ce, c&eacute;dant la place &agrave; un mouvement de contrebasses plus neutre, plus distanci&eacute;, puis des ch&oelig;urs innocents qui &eacute;voquent l&rsquo;inconscience de Sacha qui ne voit pas le danger venir, exprime l&rsquo;incertitude r&eacute;gnant &agrave; cet instant. Mais lorsqu&rsquo;il d&eacute;voile sa trahison et fournit au major Konig le moyen de triompher, Elle refait surface.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Quatre notes qui rompent l&rsquo;harmonie et tombent tel un couperet, une simple trompette ruinant tout le travail effectu&eacute; et entra&icirc;nant Sacha dans sa chute. A ce stade de la partition, la seule apparition des quatre notes, m&ecirc;me jou&eacute;es piano et legato, engendre plus de terreur que les vocif&eacute;rations ant&eacute;rieures.<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Quatre notes qui insistent apr&egrave;s un silence lourd de signification et accroissent leur&nbsp; emprise sur un gibier &agrave; d&eacute;couvert. Une trompette, des contrebasses, quatre notes qui se perdent dans le n&eacute;ant&#8230;. sombre s&rsquo;annonce l&rsquo;avenir.<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><em>Betrayal<\/em> et son contraste avec le pilonnage des percussions qui ass&egrave;nent une vision atroce, sublime un redoutable effet de mise en sc&egrave;ne, la construction magistrale de cette longue pi&egrave;ce de onze minutes qui exulte dans une conclusion d&eacute;sesp&eacute;rante o&ugrave; la fibre romanesque de James Horner peut &eacute;clater au grand jour. L&#39;heure n&#39;est plus &agrave; la retenue mais bien &agrave; l&#39;urgenc<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/enemy_at_the_gates9.jpg\" style=\"width: 400px; height: 269px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 5px 10px; float: left;box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/>e &agrave; l&#39;explosion de sentiments exacerb&eacute;s par la pr&eacute;cipitation des &eacute;v&eacute;nements. Un hurlement de douleur qui ne se raconte pas mais se vit. De par sa fa&ccedil;on de pr&eacute;parer la r&eacute;demption de Danilov, o&ugrave; se fr&eacute;quentent ces vieilles amies que sont la folie (introduction de cordes shostakovistes) et la lucidit&eacute; (cuivres qui partent en roue libre et se fondent dans le silence), attribuant &agrave; <em>Danilov&rsquo;s Confession<\/em> cette saveur douce-am&egrave;re qui m&egrave;ne du sacrifice &agrave; la qui&eacute;tude, du r&egrave;glement de comptes aux retrouvailles, de la violence au souvenir, de la mort &agrave; l&rsquo;amour, le compositeur excelle &agrave; extraire les &eacute;motions et r&eacute;solutions des personnages. L&agrave; o&ugrave; d&#39;autres livreraient une illustration musicale indolore ou au contraire se perdraient dans un contre sens m&eacute;lodramatique, quand ils ne resteraient pas muets devant l&#39;&eacute;cran, James Horner trouve le juste &eacute;quilibre. Il s&#39;affranchit des images tout en les transcendant, trouve sa voix en leur donnant un sens. Sa musique procure des frissons, tout simplement. Grace &agrave; elle, les sc&egrave;nes finales acqui&egrave;rent une dimension &eacute;motionnelle leur permettant de marquer durablement l&#39;imaginaire du spectateur. Plus que jamais, la po&eacute;sie du maestro exprime ce qui ne se voit pas. Plus que jamais, il pose un regard d&eacute;sarmant d&rsquo;humanit&eacute; sur ses semblables. L&rsquo;inertie du th&egrave;me de la mort quand le duel s&rsquo;ach&egrave;ve, son amoindrissement et sa disparition insignifiante, la r&eacute;duction &agrave; n&eacute;ant du destin qui ne s&rsquo;acharnera plus aujourd&rsquo;hui&#8230; tout cela participe &agrave; ce sch&eacute;ma de construction-d&eacute;construction qui dit toute la richesse, la complexit&eacute; et, au final, toute la simplicit&eacute; expressive de ce po&egrave;me symphonique pens&eacute; comme un puzzle o&ugrave; les &eacute;l&eacute;ments se d&eacute;cha&icirc;nent et se compl&egrave;tent.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">La Mort tire sa r&eacute;v&eacute;rence, mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;un au revoir. La musique apaise, r&eacute;sout mais toujours reste ouverte vers un avenir incertain. Quant au g&eacute;n&eacute;rique de fin (un des plus beaux du Maestro), il porte le nom de l&#39;amour (<em>Tania<\/em>), et prend des allures de sobre requiem d&eacute;roul&eacute; sur fond d&rsquo;images propagandistes. Il met d&#39;abord en valeur douceur et chaleur de la mandoline, une passion plus m&eacute;lancolique que lyrique, en souvenir des disparus, puis monte progressivement en puissance, d&eacute;crivant l&#39;ampleur du sujet pour enfin retomber, clarinette &agrave; l&#39;appui, et enfin dispara&icirc;tre &agrave; pas de loups. La boucle est boucl&eacute;e, tout en pointill&eacute;s&#8230; L&#39;auditeur &eacute;reint&eacute;, combl&eacute;. Ebranl&eacute;.<br \/>\n\tNon loin de la Volga, le po&egrave;te du septi&egrave;me art avait encore frapp&eacute;.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<hr \/>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Ce texte est l&#39;adaptation d&#39;un article paru dans <strong>Dreams to Dream&#8230;s<\/strong> n&deg;21, au printemps 2001.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Images: &copy; Paramount Pictures \/ Mandalay Pictures \/ Reperages<\/span>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&quot;Je suis une pierre&#8230; Je ne bouge pas&#8230;&quot; Immobilisme, attente, silence emplissent l&#39;&eacute;cran. 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