{"id":20844,"date":"2015-03-06T00:43:24","date_gmt":"2015-03-05T22:43:24","guid":{"rendered":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/?p=20844"},"modified":"2015-03-06T00:44:25","modified_gmt":"2015-03-05T22:44:25","slug":"le-nom-de-la-rose-poetique-de-james-horner","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/le-nom-de-la-rose-poetique-de-james-horner\/","title":{"rendered":"LE NOM DE LA ROSE : PO\u00c9TIQUE DE JAMES HORNER"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\">\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">James Horner a r&eacute;ussi le pari de synth&eacute;tiser dans des d&eacute;lais tr&egrave;s contraints l&rsquo;essence, la substantifique moelle de ce que <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/collaborations\/jeanjacques-annaud\/\">Jean-Jacques Annaud<\/a> a souhait&eacute; conserver de l&rsquo;&oelig;uvre immense d&rsquo;Umberto Eco. De ce &laquo;&nbsp;<em>mille-feuilles<\/em>&nbsp;&raquo; comme l&rsquo;appelle le metteur en sc&egrave;ne, il en a tir&eacute; un &laquo;&nbsp;<em>palimpseste<\/em>&nbsp;&raquo;, en proposant notamment sa r&eacute;ponse sur le nom de la fameuse Rose (&eacute;nigme sur laquelle m&ecirc;me Umberto Eco se veut volontairement&hellip;&eacute;nigmatique, si l&rsquo;on peut dire&hellip;), ainsi que sa traduction personnelle <\/span><span style=\"font-size:16px;\">et &eacute;motionnelle d&rsquo;un roman qu&rsquo;il consid&egrave;re &laquo;&nbsp;avoir &eacute;t&eacute; &eacute;crit pour lui&nbsp;&raquo;. Un projet qui lui tenait particuli&egrave;rement &agrave; c&oelig;ur qu&rsquo;il a su porter &agrave; bout de bras avec brio, de fa&ccedil;on magistrale, avec une patience m&eacute;ticuleuse, un labeur &eacute;rudit et un immense respect, retardant d&rsquo;ailleurs son projet de porter <strong>L&rsquo;Ours<\/strong> &agrave; l&rsquo;&eacute;cran.<\/span><br \/>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/annaud_rose1.jpg\" style=\"width: 200px; height: 304px; float: left; margin: 5px 10px; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/><\/span><span style=\"font-size:16px;\">Respect pour l&rsquo;auteur, l&rsquo;&oelig;uvre et sa richesse, respect pour l&rsquo;&eacute;poque. Sa passion pour l&rsquo;Histoire m&eacute;di&eacute;vale transparait &agrave; chaque plan. La somme de ses lectures (350 ouvrages lus!), son travail avec Jacques Le Goff, ont apport&eacute; &agrave; la confection du film un cachet authentique, une v&eacute;rit&eacute;, une sinc&eacute;rit&eacute;. <\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Toutefois, Jean-Jacques Annaud confesse souffrir de cette p&eacute;riode d&rsquo;incertitude de la post production musicale, car la musique est l&rsquo;aspect qu&rsquo;il contr&ocirc;le le moins, qu&rsquo;il ne peut ma&icirc;triser totalement. Alors qu&rsquo;un metteur en sc&egrave;ne de sa personnalit&eacute; aime g&eacute;rer les moindres d&eacute;tails de la fabrication du film (accessoires, d&eacute;cors,&hellip;), son authenticit&eacute;, son historicit&eacute;. Cette inqui&eacute;tude face &agrave; la musique a d&eacute;j&agrave; entra&icirc;n&eacute; dans le pass&eacute; des diff&eacute;rents et des ruptures (avec Philippe Sarde, avec Gabriel Yared). Les r&eacute;sultats ont &eacute;t&eacute; &agrave; la fois grandioses comme pour l&rsquo;<strong>Amant<\/strong> de Yared ou <strong>La Guerre du Feu<\/strong> de Sarde, donnant dans ce film sur la pr&eacute;histoire libre cours &agrave; son sens de la d&eacute;mesure, ou d&eacute;cevants comme dans l&rsquo;Ours, le m&ecirc;me compositeur devant utiliser un th&egrave;me existant du r&eacute;pertoire (Tcha&iuml;kovski), sa partition ayant &eacute;t&eacute; amenuis&eacute;e consid&eacute;rablement au mixage, comme si le cin&eacute;aste craignait la puissance &eacute;motionnelle de la musique symphonique dans son film. Un choix qui se fait pour cette fois au d&eacute;triment de l&rsquo;image et du film.<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Sur <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-name-of-the-rose\"><strong>Le Nom de la rose<\/strong><\/a>, les tensions ont exist&eacute; comme le rappelle le cin&eacute;aste dans des propos recueillis &agrave; Nice tout r&eacute;cemment par Jean-Christophe Arlon: <\/span>\n\t<\/div>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">&laquo;&nbsp;On s&rsquo;&eacute;tait engueul&eacute; comme du poisson pourri sur <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-name-of-the-rose\"><strong>Le Nom de la rose<\/strong><\/a>.&nbsp;Je crois d&rsquo;ailleurs que cette bonne engueulade, o&ugrave; l&#39;on s&rsquo;&eacute;tait compl&egrave;tement vid&eacute;s, fait partie int&eacute;grante de notre amiti&eacute;. Cet incident en est m&ecirc;me l&#39;&eacute;l&eacute;ment fondateur. Parce que finalement, il ne voulait pas faire le film. Il pensait que le film &eacute;tait mieux sans sa musique, alors que je consid&eacute;rais au contraire qu&rsquo;il avait fait un travail superbe. Mieux vaut en tout cas s&#39;expliquer que de dire &laquo;&nbsp;oh, mon ch&eacute;ri je t&rsquo;adore&nbsp;&raquo; et puis apr&egrave;s &laquo;&nbsp;la musique est nulle, il a g&acirc;ch&eacute; mon film&nbsp;&raquo;.<br \/>\n\t\tIl est rare que je me brouille avec quelqu&#39;un, parce que je me mets tr&egrave;s difficilement en col&egrave;re. Sur ce film-l&agrave;, jamais ce n&#39;est arriv&eacute;. Pas une fois je n&rsquo;ai &eacute;lev&eacute; la voix car telle n&#39;est pas ma nature. Je n&rsquo;aime pas perdre le contr&ocirc;le de moi-m&ecirc;me. Quand on est en col&egrave;re, qu&#39;on hurle, des mots s&#39;&eacute;chappent qui d&eacute;passent notre pens&eacute;e, qui blessent les autres. Quand je dis que je me suis f&acirc;ch&eacute; avec James, je dois quand m&ecirc;me vous expliquer pourquoi&hellip; Il faut savoir que nous avons &eacute;t&eacute; les premiers &agrave; faire du&nbsp;sampling. Comme nous utilisions des instruments anciens, nous ne pouvions pas les faire jouer ensemble. Pour la premi&egrave;re fois dans l&rsquo;histoire de la musique de film, nous avons fait venir deux semi-remorques de mat&eacute;riel d&rsquo;Australie. Aujourd&rsquo;hui, vous fa&icirc;tes &ccedil;a avec un portable&nbsp;!<\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Nous avons prospect&eacute; dans les mus&eacute;es d&rsquo;instruments anciens puis nous avons enregistr&eacute; les diff&eacute;rentes notes de l&rsquo;instrument. Imaginez-vous que ce processus durait cinq heures&#8230; J&rsquo;&eacute;tais l&agrave; et on me disait&nbsp;: alors, finalement, tu pr&eacute;f&egrave;res telle note (il mime un son aigu) ou telle note (il mime quasiment le m&ecirc;me son, un ton en dessous) ? Et puis deux jours apr&egrave;s, ils me faisaient &eacute;couter le morceau et on me disait&nbsp;: &laquo;&nbsp;alors, est-ce que tu aimes&nbsp;?&nbsp;&raquo;. Moi &laquo;&nbsp;Euh&hellip; non.&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Comment &ccedil;a tu n&#39;aimes pas&nbsp;? Mais tu valid&eacute; les notes et maintenant tu dis que tu n&rsquo;aimes pas&nbsp;!&nbsp;&raquo;. Je r&eacute;ponds&nbsp;: &laquo;&nbsp;Bah non, quand c&rsquo;est ensemble, &ccedil;a ne me pla&icirc;t plus&nbsp;&raquo;. Finalement, je n&rsquo;en pouvais plus parce qu&rsquo;on travaillait jusqu&rsquo;&agrave; quatre heures du matin au milieu de la for&ecirc;t en Bavi&egrave;re dans un studio, mon producteur est intervenu et a dit la chose suivante&nbsp;: &laquo;&nbsp;James fait la musique, il l&rsquo;envoie &agrave; Jean-Jacques et Jean-Jacques la met ou ne la met pas&nbsp;&raquo;.<\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Au final j&#39;en ai jet&eacute; certaines et gard&eacute; d&#39;autres. Et James est parti sans me dire au revoir. Puis un jour, j&rsquo;ai re&ccedil;u un petit mot&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Pardon pour mon attitude&nbsp;&raquo;. Ce &agrave; quoi j&rsquo;ai r&eacute;pondu&nbsp;&laquo;&nbsp;Mais non c&rsquo;est moi qui suis coupable&nbsp;&raquo;. (Rires) Voil&agrave; toute l&#39;histoire. Par la suite, il est revenu justement quand je travaillais sur la&nbsp;post production&nbsp;de Stalingrad &agrave; Munich. Nous avons d&eacute;cid&eacute; de parler beaucoup musique ensemble, et comme Munich est une ville tr&egrave;s musicale, nous allions tous les soirs au concert &eacute;couter n&rsquo;importe quoi&nbsp;: la fanfare bavaroise, du fado&hellip; Et voil&agrave; comment nous en sommes venus &agrave; collaborer de nouveau ensemble. Depuis, nous sommes rest&eacute;s tr&egrave;s proches. <\/span>\n\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Le destin a en effet plus d&rsquo;un tour dans son sac si l&rsquo;on compare ce travail de 1986 avec l&rsquo;accomplissement d&rsquo;<a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/enemy-at-the-gates\"><strong>Enemy at the Gates<\/strong><\/a> ou de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/black-gold\"><strong>Black Gold<\/strong><\/a>. La musique s&rsquo;&eacute;panouit magistralement dans ces deux opus, Annaud et Horner ayant gagn&eacute; en confiance. Le metteur en sc&egrave;ne ne tarit pas d&rsquo;&eacute;loges sur le compositeur qu&rsquo;il qualifie dans son commentaire audio du <strong>Nom de la rose<\/strong> d&rsquo;homme &quot;<em>remarquable<\/em>&quot; et de &quot;<em>compositeur splendide<\/em>&quot;. La fiert&eacute;, les egos de deux artistes en 1986 ont fait place &agrave; une collaboration harmonieuse, artistiquement f&eacute;conde.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Name-Of-The-Rose-cover11.jpg\" style=\"width: 200px; height: 200px; margin: 5px 10px; float: right; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/>James Horner, qui a v&eacute;ritablement souhait&eacute; travailler sur ce film (m&ecirc;me si les propos d&rsquo;Annaud sugg&egrave;rent des difficult&eacute;s et une volont&eacute; de laisser le film sans musique au moment de sa d&eacute;couverte!), disposait de d&eacute;lais malheureusement trop courts. N&eacute;anmoins, le professionnalisme du compositeur, sa capacit&eacute; &agrave; organiser la production de la musique avec un budget estim&eacute; dans le dossier de presse &agrave; 200 millions de centimes d&rsquo;anciens francs (sic), l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t musical et artistique de se frotter aux sonorit&eacute;s et aux styles de composition d&rsquo;un pass&eacute; lointain, l&rsquo;efficacit&eacute; de l&rsquo;utilisation du synth&eacute;tiseur le plus en pointe en 1986 (un Fairlight dernier mod&egrave;le) lui ont permis de cr&eacute;er une &oelig;uvre s&eacute;duisante, envo&ucirc;tante, admirablement en phase avec le film du r&eacute;alisateur fran&ccedil;ais.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-name-of-the-rose\"><strong>Le Nom de la rose<\/strong><\/a> est la premi&egrave;re partition de James Horner dans laquelle l&rsquo;&eacute;lectronique joue un r&ocirc;le central. Il avait d&eacute;j&agrave; utilis&eacute; le synth&eacute;tiseur auparavant, notamment dans <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/gorky-park\/\"><strong>Gorky Park<\/strong><\/a> ou <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/commando\/\"><strong>Commando<\/strong><\/a>, mais le film d&rsquo;Annaud a &eacute;t&eacute; le tremplin d&rsquo;une succession de partitions &eacute;lectroniques &agrave; venir&nbsp;: <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/where-the-river-runs-black\"><strong>Where the River Runs Black<\/strong><\/a>, de nombreux passages improvis&eacute;s de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/red-heat\"><strong>Red Heat<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/vibes\"><strong>Vibes<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/field-of-dreams\"><strong>Field of Dreams<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/extreme-close-up\"><strong>Extreme Close-Up<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/class-action\"><strong>Class Action<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/unlawful-entry\"><strong>Unlawful Entry<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/thunderheart\"><strong>Thunderheart<\/strong><\/a>, certains passages de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/patriot-games\"><strong>Patriot Games<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/bopha\"><strong>Bopha!<\/strong><\/a>, etc. La musique &eacute;lectronique s&rsquo;est impos&eacute;e &agrave; hollywood gr&acirc;ce aux chocs cr&eacute;&eacute;s par certains films qui y ont eu recours, on pense bien s&ucirc;r aux remarquables <strong>Chariots of Fire<\/strong>, <strong>Blade Runner<\/strong>, <strong>Midnight Express<\/strong> et aux nombreuses partitions de Maurice Jarre (<strong>Witness<\/strong>, <strong>No Way Out<\/strong>, <strong>The Mosquito Coast<\/strong>, etc).<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">On sait depuis longtemps que les relations entre le compositeur et le metteur en sc&egrave;ne ont &eacute;t&eacute; tendues&nbsp;: cependant, le manque de temps a oblig&eacute; le compositeur &agrave; proposer une solution &agrave; la fois instinctive et efficace. Son approche fusionne, gr&acirc;ce aux possibilit&eacute;s techniques de l&rsquo;&eacute;lectronique et de l&rsquo;&eacute;chantillonnage, l&rsquo;expressivit&eacute; et le timbre rare et surprenant des instruments m&eacute;di&eacute;vaux, une pr&eacute;sence discr&egrave;te d&rsquo;instruments acoustiques historiquement plus proches de nous (petit ensemble de violons, violoncelle) et le son riche et puissant d&rsquo;un ch&oelig;ur masculin.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px;\">La partition traduit en musique quelques caract&eacute;ristiques propres au r&eacute;cit&nbsp;:<br \/>\n\t<u>Lumi&egrave;re contre obscurantisme \/ raison contre foi<\/u>&nbsp;: contraste entre la basse obstin&eacute;e synth&eacute;tique (premier &eacute;l&eacute;ment musical du film), les cordes basses, le ch&oelig;ur masculin propre &agrave; la culture monastique, le tout dans le registre le plus grave, un son qui nous enveloppe comme les t&eacute;n&egrave;bres, la profondeur du mal.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">En contraste total avec cette mer de t&eacute;n&egrave;bres, les timbres lumineux des violons, la voix soliste &eacute;chantillonn&eacute;e de contre-t&eacute;nor qui appara&icirc;t lorsque nous voyons Guillaume pour la premi&egrave;re fois, accompagn&eacute; d&rsquo;Adso, cheminant vers l&rsquo;abbaye sur leurs montures. Autre moment lumineux: la d&eacute;couverte de la biblioth&egrave;que par Guillaume, qui exulte de joie, l&rsquo;amour du Savoir et des livres transparait dans les timbres des percussions et dans la chaleur du violoncelle qui chante un th&egrave;me ascendant au contour m&eacute;lodique typique du compositeur de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/cocoon\"><strong>Cocoon<\/strong><\/a>. On peut noter par ailleurs dans le d&eacute;veloppement de la partition dans le film ce choix graduel d&rsquo;adopter des timbres plus chaleureux, le metteur en sc&egrave;ne et le compositeur ayant confiance en eux, trouv&eacute; un terrain d&rsquo;entente, pour adopter un langage plus proche du symphonique pour certaines sc&egrave;nes. On retrouve dans &laquo;&nbsp;flashbacks&nbsp;&raquo; une confrontation des textures, celles graves et sombres de l&rsquo;abbaye et celles plus incisives et lumineuses de Guillaume lorsque celui-ci exprime la v&eacute;rit&eacute; de la Raison, les v&eacute;ritables causes des meurtres qui ont eu lieu, au p&eacute;ril de sa vie. L&rsquo;abb&eacute; pr&eacute;f&egrave;re se satisfaire, par cynisme politique, de la superstition et se prot&eacute;ger gr&acirc;ce au r&ocirc;le, plus tard dans le film, de l&rsquo;Inquisition et de Bernardo Gui.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Il serait int&eacute;ressant de rapprocher le g&eacute;n&eacute;rique du <strong>Nom de la rose<\/strong> de celui de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/willow\"><strong>Willow<\/strong><\/a> sur un point&nbsp;: chacun d&rsquo;entre eux pr&eacute;sente &agrave; sa mani&egrave;re la lutte &agrave; venir entre la lumi&egrave;re et les t&eacute;n&egrave;bres. Dans <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/willow\"><strong>Willow<\/strong><\/a>, les premi&egrave;res mesures (cordes tenues, voix d&rsquo;enfants, glockenspiel) introduisent la lumi&egrave;re b&eacute;n&eacute;fique d&rsquo;Elora Danan et du monde des f&eacute;es avant que les cordes basses annoncent le pouvoir des t&eacute;n&egrave;bres de la sorci&egrave;re Bavmorda. Tout le g&eacute;n&eacute;rique d&eacute;ploie ainsi la confrontation des textures sombres et lumineuses. Ce m&ecirc;me principe avait &eacute;t&eacute; adopt&eacute; dans <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-name-of-the-rose\"><strong>Le Nom de la rose<\/strong><\/a>, dans un contexte r&eacute;aliste, avec des moyens plus modestes.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/the-name-of-the_rose2.jpg\" style=\"width: 200px; height: 275px; margin: 5px 10px; float: left; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/>Un sens de l&rsquo;espace et l&rsquo;importance dramatique des d&eacute;cors&nbsp;: face &agrave; l&rsquo;aspect imposant, voire intimidant des d&eacute;cors &#8211; l&rsquo;abbaye film&eacute;e en contreplong&eacute;e &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e de Guillaume et Adso, la biblioth&egrave;que film&eacute;e en contre-plong&eacute;e lors de l&rsquo;enqu&ecirc;te, les sc&egrave;nes de nuit, le labyrinthe &ndash; le compositeur cr&eacute;e un v&eacute;ritable espace sonore dans l&rsquo;abbaye. Tout comme les personnages qui &eacute;voluent dans ce fabuleux d&eacute;cor enti&egrave;rement cr&eacute;&eacute;, la musique elle aussi investit les lieux par cette puissante dimension sonore. Elle semble r&eacute;sonner dans les d&eacute;dales, les couloirs, la crypte. Cette enveloppe sonore efficacement cr&eacute;&eacute;e donne vie aux d&eacute;cors impressionnants de l&rsquo;abbaye&nbsp;; les sonorit&eacute;s de cloche et le ch&oelig;ur masculin nous font toujours penser inconsciemment &agrave; la vie monastique&nbsp;; le registre grave des instruments et du ch&oelig;ur semblent habiter et r&eacute;sonner dans l&rsquo;imposant et intimidant d&eacute;cor de Dante Ferreti. On note toutefois dans le film un mixage tr&egrave;s in&eacute;gal des pi&egrave;ces musicales, certains moments sont quasiment inaudibles (&laquo;&nbsp;first recognition&nbsp;&raquo; par exemple) alors que d&rsquo;autres sont mis en valeur pour accentuer l&rsquo;effet dramatique (le plan qui r&eacute;v&egrave;le le labyrinthe, la mort de l&rsquo;Inquisiteur).<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><u>Le suspense et l&rsquo;intrigue polici&egrave;re<\/u>&nbsp;: toujours dans ce registre sombre et grave, avec pour certaines sc&egrave;nes une rythmique acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e, le fameux tintillement de la clochette (le son le plus caract&eacute;ristique de la partition, celui qui certainement impr&egrave;gne le plus nos oreilles, comme une id&eacute;e fixe qui charpente la d&eacute;couverte des lieux et de l&rsquo;intrigue), les timbres d&rsquo;instruments anciens par de longues notes tenues de vielle, le son obs&eacute;dant et r&eacute;current des percussions (<em>The scriptorium<\/em>). <\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Les th&egrave;mes qui sont d&eacute;velopp&eacute;s lors des sc&egrave;nes d&rsquo;exposition de Guillaume de Baskerville, qui reconstituent l&rsquo;intrigue, sont d&eacute;velopp&eacute;s dans un style qui se rapprochera progressivement de l&rsquo;adagio baroque. Guillaume est en avance sur son temps, il est le personnage &agrave; qui l&rsquo;on aime le plus s&rsquo;identifier par sa proximit&eacute; avec Sherlock Holmes et son usage de la Raison. Les timbres lumineux qui sont les siens sont &eacute;galement accompagn&eacute;s de formes plus logiques qui tendent &agrave; annoncer Bach. Cette fa&ccedil;on de pr&eacute;senter l&rsquo;esprit d&eacute;ductif et humaniste de Guillaume est pr&eacute;sente dans <em>The Lesson<\/em> ou apr&egrave;s le d&eacute;nouement dans <em>Epilogue<\/em>, au moment du d&eacute;part.<\/span><br \/>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/harold-in-italy2.jpg\" style=\"width: 200px; height: 200px; float: right; margin: 5px 10px; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/><\/span><span style=\"font-size:16px;\">Ces d&eacute;veloppements dans les cordes graves &eacute;voquent par ailleurs une autre caract&eacute;ristique du style de James Horner&nbsp;: le clin d&rsquo;&oelig;il aux formes historiques, totalement en phase avec l&rsquo;esprit du film. La puissante &eacute;criture de basses qui &eacute;voque le ch&oelig;ur liturgique et qui accompagne le d&eacute;roulement d&eacute;ductif de l&rsquo;esprit de Guillaume face &agrave; l&rsquo;imposante institution (<em>The Lesson<\/em> et surtout <em>Flashbacks<\/em>) fait penser au voyage d&rsquo;Harold dans les Abruzzes dans <strong>Harold en Italie<\/strong> d&rsquo;Hector Berlioz, lieu m&ecirc;me o&ugrave; se situe l&rsquo;abbaye et o&ugrave; a eu lieu le tournage. Les premi&egrave;res mesures de cette symphonie concertante pour alto et orchestre semblent nous faire traverser les monast&egrave;res construits dans la r&eacute;gion. Une touche de romantisme teint&eacute; de mystique m&eacute;di&eacute;vale comme cela &eacute;tait courant au d&eacute;but du XIX&egrave;me si&egrave;cle. Berlioz disait de son &oelig;uvre&nbsp;: <\/span>\n\t<\/div>\n<blockquote>\n<div>\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">&laquo; Je voulais faire de l&rsquo;alto, en le pla&ccedil;ant au milieu des po&eacute;tiques souvenirs que m&rsquo;avaient laiss&eacute;s mes p&eacute;r&eacute;grinations dans les Abruzzes, une sorte de r&ecirc;ve m&eacute;lancolique dans le genre du Child-Harold de Byron.&nbsp;&raquo; <\/span>\n\t\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">On retrouvera ces couleurs &eacute;vocatrices de t&eacute;n&egrave;bres, dans de futures partitions comme <strong>Swing Kids<\/strong> (<em>Training For Utopia<\/em>) ou <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/enemy-at-the-gates\"><strong>Enemy at the Gates<\/strong><\/a> (<em>The Tractor Factory<\/em>). Elles prennent dans <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-name-of-the-rose\"><strong>Le Nom de la Rose<\/strong><\/a> une ampleur particuli&egrave;re lors de la mort de l&rsquo;Inquisiteur (Betrayed).<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">On retient de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale le ton aust&egrave;re de la musique, une &eacute;motion contenue (lorsqu&rsquo;Adso d&eacute;couvre la paysanne, la Rose de Jean-Jacques Aannaud lorsqu&rsquo;il se confesse &agrave; Guillaume). Les seuls moments v&eacute;ritablement lyriques sont la d&eacute;couverte de la biblioth&egrave;que et le g&eacute;n&eacute;rique de fin. La sobri&eacute;t&eacute; du ton musical peut &ecirc;tre mise en parall&egrave;le avec celle de la mise en sc&egrave;ne, Annaud ayant volontairement film&eacute; son film avec tr&egrave;s peu d&rsquo;effets et un minimum de moyens. C&rsquo;est un hommage et une forme d&rsquo;expression personnelle de la philosophie de l&rsquo;ordre de Saint-Fran&ccedil;ois d&rsquo;Assise. Seul le final poss&egrave;de une ampleur tragique plus pouss&eacute;e, pour porter le climax dramatique de l&rsquo;action.<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\"><u>La musique traduit aussi le sens de l&rsquo;&eacute;poque<\/u>&nbsp;: 1327 est encore &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de l&rsquo;organum, polyphonie &agrave; 3 ou 4 voix, d&eacute;velopp&eacute;e notamment par les compositeurs de l&rsquo;&eacute;cole de Notre-Dame, dont les plus illustres repr&eacute;sentants sont L&eacute;onin et P&eacute;rotin &laquo;&nbsp;Le Grand&nbsp;&raquo;. L&rsquo;Ars Nova de Philippe de Vitry, trait&eacute; musical qui modifiera les sch&eacute;mas musicaux au XIV&egrave;me si&egrave;cle (celui de Guillaume de Machaut) n&rsquo;a pris naissance en Italie que vers 1330. Malgr&eacute; des d&eacute;lais courts, James Horner agit en historien et prend en compte &agrave; la fois des &eacute;l&eacute;ments de la culture eccl&eacute;siastique savante et ceux de la musique populaire (instruments que l&rsquo;on trouve chez les trouv&egrave;res, troubadours ou Minnesanger). Il a sampl&eacute; vielle, harpe, luth, fl&ucirc;te &agrave; bec, cloches, clochette, carillon, rebec, bourdon, organistrum (vielle &agrave; roue), tambours, tambourins, pipeaux, ocarina, cithare, trompe marine (instrument &agrave; cordes). Le gout des timbres originaux est une pr&eacute;occupation constante du compositeur contemporain. Un des sons les plus caract&eacute;ristiques de James Horner est son utilisation dans l&rsquo;orchestre des cloches tubulaires (<a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/gorky-park\"><strong>Gorky Park<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/red-heat\"><strong>Red Heat<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/glory\"><strong>Glory<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/patriot-games\"><strong>Patriot Games<\/strong><\/a>&hellip;). Ce son si pr&eacute;sent dans son &oelig;uvre se retrouve ici sous la forme d&rsquo;instruments ant&eacute;rieurs, moins puissants mais tout autant mis en valeur. <\/span>\n\t<\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Avec le recul, ce qui frappe &eacute;galement, c&rsquo;est la permanence de certaines figures r&eacute;currentes du style de James Horner. Les textures employ&eacute;es, qui rendent cette partition unique dans son r&eacute;pertoire (fusion des timbres m&eacute;di&eacute;vaux et de l&rsquo;&eacute;lectronique de 1986) pourraient faire oublier ce go&ucirc;t des motifs rythmiques jou&eacute;s par des instruments au timbre clair (voir les figures rythmiques de ses films d&rsquo;action, de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/48-heures\"><strong>48 Hrs<\/strong><\/a> &agrave; <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/red-heat\"><strong>Red Heat<\/strong><\/a>; go&ucirc;t des cloches tubulaires) ou le r&ocirc;le de plus en plus central de la voix soliste (ici un &eacute;chantillonnage de voix de haute-contre qui symbolise la lumi&egrave;re qui &eacute;mane de Guillaume de Baskerville). Des timbres de voix toujours purs, totalement &eacute;loign&eacute;s des tessitures h&eacute;rit&eacute;es de la tradition de l&rsquo;op&eacute;ra. Le compositeur avoue d&rsquo;ailleurs ne pas aimer ces sonorit&eacute;s qu&rsquo;il juge totalement dat&eacute;es !<\/span><br \/>\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Au c&oelig;ur de la partition, mais aussi au c&oelig;ur du film, la raison m&ecirc;me qui a pouss&eacute;e Jean-Jacques &agrave; proposer sa version du livre d&rsquo;Umberto Eco, il y a le souvenir nostalgique du rapport sexuel et d&rsquo;un fugitif amour adolescent&nbsp;: dans <em>The Confession<\/em>, le th&egrave;me de la rose est <\/span><span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/the_name_of_the_rose3.jpg\" style=\"box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5); height: 202px; width: 300px; float: left; margin: 5px 10px;\" \/><\/span><span style=\"font-size:16px;\">&eacute;bauch&eacute; par deux instruments (luth, fl&ucirc;te), puis d&eacute;velopp&eacute; magistralement &agrave; la fin du film (&eacute;pilogue, g&eacute;n&eacute;rique de fin) par les cordes et la fl&ucirc;te &agrave; bec. L&rsquo;acte sexuel lui-m&ecirc;me est film&eacute; sans musique. C&rsquo;est son souvenir qui conna&icirc;t l&rsquo;expression musicale la plus affirm&eacute;e et la plus lyrique, comme pour r&eacute;pondre en musique aux derniers mots du narrateur. Cette permanence du sentiment amoureux dans les souvenirs ou dans les r&ecirc;ves sous la forme d&rsquo;une romance ou d&rsquo;une valse&nbsp;: on ne peut s&rsquo;emp&ecirc;cher de penser &agrave; la chanson de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/titanic\"><strong>Titanic<\/strong><\/a> onze ans plus tard, bas&eacute;e sur les m&eacute;lodies principales du film, qui intervient juste apr&egrave;s les plans des photos qui retracent la vie de la survivante Rose Dawson. Il y a un parall&egrave;le int&eacute;ressant avec le d&eacute;veloppement lyrique du th&egrave;me amoureux dans le g&eacute;n&eacute;rique de fin du <strong>Nom de la Rose<\/strong>, qui suit les derni&egrave;res paroles d&rsquo;Adso au cr&eacute;puscule de sa vie&nbsp;: <\/span>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">&quot;Jamais je n&#39;ai regrett&eacute; ma d&eacute;cision, car mon Ma&icirc;tre m&#39;enseigna nombre de choses sages, justes, et vraies. Quand nous nous quitt&acirc;mes, il me fit don de ses lunettes. J&#39;&eacute;tais encore jeune, me dit-il, mais plus tard elles me rendraient service&#8230; et en v&eacute;rit&eacute;, je les ai sur le nez &agrave; l&#39;heure o&ugrave; j&#39;&eacute;cris ces lignes. Puis, il m&#39;&eacute;treignit fortement avec la tendresse d&#39;un p&egrave;re, et me donna cong&eacute;. Je ne le revis jamais, et je ne sais pas ce qu&#39;il advint de lui, mais toujours, je prie que Dieu ait accueilli son &acirc;me, et lui ait pardonn&eacute; les nombreux actes d&#39;orgueil que sa fiert&eacute; intellectuelle lui avait fait commettre. Cependant, &agrave; pr&eacute;sent que je suis devenu vieux, tr&egrave;s vieux, je dois confesser que de tous les visages du pass&eacute;, celui que je revois le plus distinctement est celui de cette fille, &agrave; laquelle je n&#39;ai jamais cess&eacute; de r&ecirc;ver pendant toutes ces longues ann&eacute;es. Elle fut le seul amour terrestre de ma vie, et pourtant je ne savais, et jamais je ne sus son nom.&quot;<\/span>\n\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Le th&egrave;me, qui exprime la sensibilit&eacute; &agrave; fleur de peau de James Horner, dans un style qui &eacute;voque la tendresse de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/cocoon\"><strong>Cocoon<\/strong><\/a>, a le m&ecirc;me effet bouleversant de la permanence intemporelle et de la fid&eacute;lit&eacute; du sentiment amoureux que dans <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/titanic\"><strong>Titanic<\/strong><\/a>. Un amour reposant pourtant sur la pure nostalgie de l&rsquo;inaccomplissement, sur la force et l&rsquo;intensit&eacute; des moments charnels pass&eacute;s.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<hr \/>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:12px;\">Credit photo : &copy; Neue Constantin Film \/ ZDF<\/span>\n\t<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>James Horner a r&eacute;ussi le pari de synth&eacute;tiser dans des d&eacute;lais tr&egrave;s contraints l&rsquo;essence, la substantifique moelle de ce que 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