{"id":21238,"date":"2015-05-16T16:48:17","date_gmt":"2015-05-16T14:48:17","guid":{"rendered":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/?p=21238"},"modified":"2015-05-16T20:04:11","modified_gmt":"2015-05-16T18:04:11","slug":"pas-de-deux-le-poete-renait-de-ses-notes","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/pas-de-deux-le-poete-renait-de-ses-notes\/","title":{"rendered":"PAS DE DEUX : LE PO\u00c8TE RENA\u00ceT DE SES NOTES"},"content":{"rendered":"<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Alors que les notes s&#39;&eacute;gr&egrave;nent en un ballet miroitant de couleurs et de r&eacute;sonances, la vie musicale de James Horner semble d&eacute;filer par-del&agrave; les modes et les contraintes. Egal &agrave; lui-m&ecirc;me, le compositeur ch&eacute;ri de Hollywood, un rien d&eacute;laiss&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es par le vecteur m&ecirc;me qui a forg&eacute; sa l&eacute;gende, ne transpose en rien sa signature musicale en passant du grand &eacute;cran aux salles de concert. Les premi&egrave;res mesures sont sans &eacute;quivoque: <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/krull\"><strong>Krull<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-spitfire-grill\"><strong>The Spitfire Grill<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/to-gillian-on-her-37th-birthday\"><strong>To Gillian On Her 37th Birthday<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/iris\"><strong>Iris<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/house-of-sand-and-fog\"><strong>House of Sand And Fog<\/strong><\/a>&#8230;, l&#39;h&eacute;ritage classique et la culture cin&eacute;matographique, tout ce qui fait la particularit&eacute; de cet art si subtil et si dense transpara&icirc;t dans une ouverture d&eacute;ploy&eacute;e comme une fen&ecirc;tre ouverte sur le printemps, l&#39;automne en filigrane. Intemporalit&eacute; des saisons, mixit&eacute; des coloris, m&eacute;tamorphose des caract&egrave;res, l&#39;ind&eacute;finissable l&eacute;g&egrave;ret&eacute; de l&#39;&ecirc;tre m&eacute;lodieux renvoie &agrave; ce que l&#39;auteur sait faire de mieux: la mont&eacute;e en puissance a&eacute;rienne, tout en nuances et en d&eacute;flagrations. L&#39;auditeur habitu&eacute; de ses prouesses harmoniques p&eacute;n&egrave;trera en terrain connu et, au hasard d&#39;un &eacute;lan ou d&#39;une ponctuation, ne manquera pas de s&#39;en trouver une fois de plus saisi par la justesse et la finesse du geste. Pour qui n&#39;est pas familier des &eacute;chos avatariens ou titanesques, l&#39;exp&eacute;rience promet d&#39;&ecirc;tre exaltante. Le prodige qui ne voulait pas laisser son inspiration p&eacute;ricliter au son d&#39;une carri&egrave;re de compositeur contemporain et pr&eacute;f&eacute;ra s&#39;adresser au plus grand nombre revient, trente-cinq ans plus tard, se frotter &agrave; l&#39;exercice p&eacute;rilleux de la cr&eacute;ation concertiste. Trente-cinq ans sans aucune &oelig;uvre extra-cin&eacute;matographique, vraiment ? <a href=\"jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/back-to-titanic\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/back_to_titanic_cover.jpg\" style=\"width: 200px; height: 198px; margin: 5px 10px; float: right; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/><\/a>Si les pi&egrave;ces ensorcelantes imagin&eacute;es pour l&#39;album <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/back-to-titanic\"><strong>Back to Titanic<\/strong><\/a> restent intimement li&eacute;es au film de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/collaborations\/james-cameron\/\">James Cameron<\/a>, elles n&#39;en annon&ccedil;aient pas moins le retour naturel de James Horner vers une cr&eacute;ativit&eacute; affranchie des images. Peu importe le format, peu importe le support. Depuis ce jour o&ugrave; sa vie bascula du c&ocirc;t&eacute; obscur des salles, rien n&#39;a chang&eacute; ou presque. James Horner est toujours le m&ecirc;me cr&eacute;ateur insaisissable et indomptable, dont l&#39;abn&eacute;gation et l&#39;obstination impr&egrave;gnent le c&oelig;ur de ses partitions tels l&#39;&eacute;p&eacute;e et le bouclier qui le prot&eacute;geraient de l&#39;accoutumance tout en guidant le pas de ses notes vers des contr&eacute;es inexplor&eacute;es. Ou comment assumer ses influences tout en tra&ccedil;ant sa propre voie. Voix majeure d&#39;un autre temps o&ugrave; le septi&egrave;me art se nourrissait avidement d&#39;&eacute;criture musicale, le Maestro est d&eacute;j&agrave; tourn&eacute; vers l&#39;avenir. Les yeux fix&eacute;s sur le moment pr&eacute;sent, celui qui se suspend &agrave; un souffle et ne semble jamais finir, il embrasse l&#39;exp&eacute;rience du double concerto avec ce m&ecirc;me alliage de munificence (de l&#39;expression) et d&#39;intransigeance (de la structuration) qui aura transcend&eacute; trois d&eacute;cennies cin&eacute;matographiques. Le geste hornerien est ainsi: &agrave; la crois&eacute;e des &eacute;poques. La port&eacute;e s&#39;impr&egrave;gne de son h&eacute;ritage, prolonge les id&eacute;es maintes fois explor&eacute;es, sublime obsessions et r&eacute;miniscences en tra&ccedil;ant les contours d&#39;un langage qui s&#39;offre &agrave; nu, une &oelig;uvre totale et d&eacute;complex&eacute;e qui ne s&#39;applique &agrave; tirer un trait que pour en amorcer deux autres, prenant &agrave; malin plaisir &agrave; d&eacute;jouer les lois du temps et de l&#39;espace. Une certaine id&eacute;e de l&#39;&eacute;ternit&eacute; qui prend avec <strong>Pas de Deux<\/strong> son &eacute;lan vers de nouveaux horizons po&eacute;tiques&#8230;<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Johannes Brahms, Benjamin Britten, Henryk Miklolaj Gorecki, Gustav Holst, Arvo P&auml;rt ou encore Ralph Vaughan Williams, les noms de ses illustres a&icirc;n&eacute;s fleurissent dans l&#39;arbre g&eacute;n&eacute;alogique de son h&eacute;ritage musical, comme ils l&#39;ont fait au gr&eacute; de sa filmographie. Mais ce sont bien les fondamentaux que James Horner convoque pour ajuster le corps et d&eacute;peindre l&#39;&acirc;me de ce Double Concerto pour Violon et Violoncelle r&eacute;solument personnel: dans les premiers accords r&eacute;sonnent les &eacute;chos des <strong>Suites pour Violoncelle<\/strong> de Johann Sebastian Bach, les modulations rythmiques rejoignent par moments le tempo magn&eacute;tique et la fausse langueur du fameux <em>Allegretto<\/em> de Ludwig van Beethoven (<strong>Symphonie n&deg;7<\/strong>), la pi&egrave;ce qui forgea sa vocation, quand la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; pr&eacute;gnante de l&#39;ensemble se veut toute mozartienne. Retrouver ici l&#39;empreinte de ces tro<\/span><span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/pas_de_deux_hakon_samuelsen.jpg\" style=\"width: 250px; height: 334px; float: left; margin: 5px 10px; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/><\/span><span style=\"font-size:16px;\">is p&egrave;res de la musique classique, dont tant de compositeurs se sont nourris, sonne comme la continuit&eacute; de sa vision cr&eacute;atrice. Il est en revanche toujours &eacute;tonnant de voir avec quelle audace et quelle pertinence ce ma&icirc;tre de la citation s&#39;approprie le legs de ses pairs pour mieux s&#39;en affranchir et l&#39;absorber litt&eacute;ralement dans un langage propre qui lui-m&ecirc;me fait &eacute;cole. L&#39;auteur de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/braveheart\"><strong>Braveheart<\/strong><\/a> ne change rien &agrave; l&#39;essentiel et se transcende dans la nuance. <strong>Pas de Deux<\/strong> suit le c<\/span><span style=\"font-size:16px;\">heminement d&#39;une m&eacute;tamorphose d&eacute;lest&eacute;e de toute entrave, de l&#39;&eacute;veil &agrave; la fulgurance, de l&#39;obscurit&eacute; vers l&#39;illumination. Car c&#39;est bien dans la lumi&egrave;re que baigne de bout en bout ce triptyque scintillant dont la lueur se veut chatoyante, &eacute;clatante, arborescente mais jamais clinquante et appuy&eacute;e. Les couleurs sont luxuriantes et non aveuglantes, quoique, comme le disait le titre final de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/sneakers\"><strong>Sneakers<\/strong><\/a> (Les Experts), &quot;<em>And The Blind Shall See <\/em>&quot;. L&#39;&eacute;motion affleure, &eacute;treint et chavire les s<\/span><span style=\"font-size:16px;\">ens. Jamais elle ne verse dans l&#39;emphase. Tout n&#39;est que luminescence, sveltesse et all&eacute;gresse. En replongeant dans l&#39;histoire de son art, en revenant &agrave; la source de sa propre histoire, en r&eacute;pondant &agrave; ses p&egrave;res avec l&#39;humilit&eacute; d&#39;un h&eacute;ritier qui sait ce qui leur doit et l&#39;imp&eacute;tuosit&eacute; de l&#39;&eacute;l&egrave;ve surdou&eacute; qui le leur rend bien, James Horner d&eacute;clame son ode &agrave; la joie avec un m&eacute;lange de vigueur et de fluidit&eacute; qui en disent long sur le feu qui br&ucirc;lait en lui depuis que le septi&egrave;me art l&#39;&eacute;loignait, pour le plus grand plaisir des cin&eacute;-m&eacute;lomanes, des salles de concert. Au regard des projets &agrave; venir, la petite travers&eacute;e du d&eacute;sert post <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/avatar\"><strong>Avatar<\/strong><\/a> semble quant &agrave; elle appartenir au pass&eacute; et pourrait presque relever a posteriori d&#39;un sch&eacute;ma de carri&egrave;re parfaitement coh&eacute;rent. Quatre films seulement jusqu&#39;au r&eacute;cent et impressionnant <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/discographie\/wolf-totem\/\"><strong>Dernier Loup<\/strong><\/a> apr&egrave;s une telle intensit&eacute; cr&eacute;atrice depuis ses d&eacute;buts, cela n&#39;avait pas manqu&eacute; de semer l&#39;inqui&eacute;tude dans les rangs de ses admirateurs &#8211; et plus prosa&iuml;quement de cr&eacute;er le manque. Lesquels auraient eu tort de sous-estimer des partitions en apparence moins imposantes et plus ludiques qui lui donn&egrave;rent pourtant l&#39;occasion d&#39;approfondir ses explorations et de poursuivre le cycle avatarien (<a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-karate-kid\"><strong>Karate Kid<\/strong><\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-amazing-spider-man\"><strong>The Amazing Spider-Man<\/strong><\/a>). Ils auraient tort, aussi, d&#39;oublier qu&#39;en 2012 l&#39;auteur de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-four-feathers\"><strong>The Four Feathers<\/strong><\/a> d&eacute;voilait avec <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/for-greater-glory-the-true-story-of-cristiada\">For Greater Glory<\/a> <\/strong>(Cristeros) l&#39;une de ses toutes meilleures partitions, berc&eacute;e par la voix envo&ucirc;tante de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/collaborations\/clara-sanabras\/\">Clara Sanabras<\/a>. Faut-il en d&eacute;duire pour autant que ce cr&eacute;ateur sans fronti&egrave;res revient <\/span><span style=\"font-size:16px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/pas-de-deux.jpg\" style=\"width: 200px; margin: 5px 10px; float: right; height: 199px;box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/><\/span><span style=\"font-size:16px;\">encore plus fort ? Une chose est s&ucirc;re, la flamme n&#39;a rien perdu de sa vivacit&eacute; et il aura fallu la commande d&#39;une fratrie de musiciens pour relancer une carri&egrave;re d&#39;exception. Mari et Hakon Samuelsen s&#39;emparent avec gourmandise de ce festin harmonique et m&eacute;lodique, rivalisant d&#39;expressivit&eacute; et de ma&icirc;trise, se r&eacute;pondant et s&#39;entrecroisant pour au final form<\/span><span style=\"font-size:16px;\">er un chant unique, toute entier d&eacute;vou&eacute; &agrave; la luminosit&eacute; jubilatoire, et pourtant si paisible, de l&#39;ensemble. La compli<\/span><span style=\"font-size:16px;\">cit&eacute; des fr&egrave;re et s&oelig;ur transpara&icirc;t &agrave; chaque mesure et si elle s&#39;adapte &agrave; merveille au langage hornerien, c&#39;est aussi parce que le compositeur a su int&eacute;grer cette donn&eacute;e dans son &eacute;criture. Le double concerto ne parle pas ici d&#39;affrontement ni de<\/span><span style=\"font-size:16px;\"> joutes d&#39;archets mais bien d&#39;harmonie, au sens propre du terme, de fusion <\/span><span style=\"font-size:16px;\">et de compl&eacute;tude entre non pas deux mais trois voix distinctes et concordantes, puisque l&#39;orchestre se fait le complice &eacute;quitable de ce dialogue luminescent entre les &eacute;l&eacute;ments. Hommage soit d&#39;ailleurs rendu aux musiciens et &agrave; leur chef, naturellement &agrave; l&#39;aise dans l&#39;ex&eacute;cution de ce nouveau r&eacute;pertoire, qu&#39;ils ont brillamment cr&eacute;&eacute; &agrave; Liverpool.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">En dehors de toute consid&eacute;ration strictement musicale, ce double concerto arachn&eacute;en marque les esprits de par l&#39;ing&eacute;niosit&eacute; de sa construction et la sagacit&eacute; de ses choix. Loin de vouloir impressionner un auditoire habitu&eacute; des cr&eacute;ations contemporaines (ce qui ne veut pas dire que celui-ci ne le sera pas), James Horner reste fid&egrave;le &agrave; ses pr&eacute;ceptes et se veut avant tout accessible au plus grande nombre. Ce choix du partage n&#39;emp&ecirc;che pas l&#39;audace et l&#39;exigence, loin de l&agrave;. L&#39;anticonformisme se situe ailleurs, y compris dans l&#39;embrasement d&#39;un style vulgairement appel&eacute; n&eacute;o-classique mais qui s&#39;apparente en r&eacute;alit&eacute; &agrave; une certaine id&eacute;e de l&#39;intemporalit&eacute; du discours musical, la jonction des &eacute;poques et des &eacute;coles comme l&#39;&eacute;clatement des codes en vigueur. S&#39;il s&#39;est depuis longtemps affranchi de ses r&eacute;f&eacute;rences, l&#39;&eacute;l&egrave;ve de Gy&ouml;rgy Ligeti appara&icirc;t en ce sens comme l&#39;h&eacute;ritier de Serge&iuml; Prokofiev,<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/pas_de_deux_mari_samuelsen.jpg\" style=\"width: 250px; height: 319px; margin: 5px 10px; float: right;box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/> Igor Stravinsky ou Dmitri Shostakovich, avec toute la force de sa personnalit&eacute;. C&#39;est bien dans l&#39;enchev&ecirc;trement des voix, motifs et rythmes autant que dans la peinture d&eacute;licate des sentiments et des sensations qu&#39;il se d&eacute;marque et succ&egrave;de magistralement &agrave; son illustre a&icirc;n&eacute;. Globalement tonale et m&eacute;lodique, sa musique semble avoir attir&eacute; la fratrie norv&eacute;gienne comme un aimant. Ce n&#39;est pas un hasard si ces musiciens &eacute;clair&eacute;s ont pass&eacute; commande &agrave; ce compositeur qui sait se faire aimer sans rien renier de ses obsessions musicales, sachant s&#39;adapter &agrave; merveille au contexte compositionnel. Qu&#39;il ait choisi de d&eacute;rouler son chant concertant d&#39;un seul souffle n&#39;&eacute;tonnera pas ceux qui suivent de pr&egrave;s son &oelig;uvre dont l&#39;&eacute;panouissement passe souvent par la pl&eacute;nitude et l&#39;amplitude. A l&#39;inverse, la dur&eacute;e relativement br&egrave;ve du concerto pourrait surprendre mais l&agrave; encore, le compositeur distribue parfaitement les cartes. Son habilet&eacute; &agrave; d&eacute;montrer son savoir-faire &agrave; travers un sch&eacute;ma architectural aussi ample qu&#39;&eacute;pur&eacute; laisse pantois. En cela il rejoint, dans l&#39;esprit voire dans la forme et avec toute sa sp&eacute;cificit&eacute;, le <strong>Concerto pour Violon op.64<\/strong> de F&eacute;lix Mendelssohn, autre voix rarement cit&eacute;e parmi les lumi&egrave;res du Maestro. Les affinit&eacute;s entre les deux compositeurs sont pourtant &eacute;videntes, comme peut l&#39;&ecirc;tre tout simplement le partage d&#39;un m&ecirc;me h&eacute;ritage beethov&eacute;nien. Plus impressionniste que romantique, la danse concertante de James Horner &eacute;chappera de toute fa&ccedil;on &agrave; toute classification tant elle se distingue du mod&egrave;le allemand par son refus d&#39;offrir aux solistes des plages de virtuosit&eacute; factices, lesquelles iraient &agrave; l&#39;encontre de l&#39;unit&eacute; globale qui c&eacute;l&egrave;bre le mariage des tons et des couleurs. D&egrave;s les premi&egrave;res envol&eacute;es des cordes entrem&ecirc;l&eacute;es, le langage se veut hypnotique et virevoltant, comme &eacute;chappant &agrave; toute loi physique. <a href=\"jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/iris\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/iris1.jpg\" style=\"width: 200px; height: 201px; margin: 5px 10px; float: left; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/><\/a>La filiation avec <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/iris\"><strong>Iris<\/strong><\/a>, musique de concert dans le film o&ugrave; le Maestro affinait d&eacute;j&agrave; sa conception de l&#39;exercice concertant, r&eacute;veille le souvenir d&#39;inflexions imag&eacute;es et sensitives. Mais comme toujours lorsqu&#39;il prolonge un concept d&eacute;j&agrave; &eacute;tudi&eacute; dans son laboratoire musical, il le fait &agrave; bon escient et s&#39;efforce de pousser l&#39;exp&eacute;rience un peu loin. Ici, la fusion des &eacute;l&eacute;ments orchestraux d&eacute;passe les id&eacute;es exp&eacute;riment&eacute;es &agrave; l&#39;&eacute;cran. La libert&eacute; temporelle aidant, la mati&egrave;re m&eacute;lodico-harmonique se fond en un maelstr&ouml;m de colorations enchanteresses qui s&#39;&eacute;l&egrave;vent, se transforment, s&#39;&eacute;vaporent et renaissent de leurs cendres. Infiniment proches de la nature comme pouvaient l&#39;&ecirc;tre <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-spitfire-grill\"><strong>The Spitfire Grill<\/strong><\/a> ou <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-new-world\"><strong>Le Nouveau Monde<\/strong><\/a>, <a href=\"jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-spitfire-grill\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/the_spitfire_grill_cover.jpg\" style=\"box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5); width: 200px; height: 200px; margin: 5px 10px; float: right;\" \/><\/a>sommets d&#39;un corpus riche en accomplissements, les modulations entra&icirc;nantes &eacute;voquent avant tout l&#39;universalit&eacute; de l&#39;existence, de l&#39;humain, de sa place dans son environnement, du temps qui passe et des saisons qui se confondent, de la fronti&egrave;re, transparente, entre le r&ecirc;ve et la r&eacute;alit&eacute;. En laissant libre cours &agrave; ses &eacute;motions &agrave; travers le prisme math&eacute;matique de l&#39;art musical, James Horner parle tout simplement &agrave; nous-m&ecirc;mes. Il parle de nous-m&ecirc;mes. Et c&#39;est bien par cette facult&eacute; &agrave; faire r&eacute;sonner en chacun de nous ses propres &eacute;motions que sa musique peut nous para&icirc;tre si famili&egrave;re. Emouvante sans artifices. La transition avec le second mouvement, &agrave; la fois le plus &eacute;vanescent et le plus &eacute;teignant des trois, se fait dans l&#39;apaisement et la r&eacute;solution, rejoignant cette fois l&#39;esprit de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/house-of-sand-and-fog\"><strong>House Of Sand And Fog<\/strong><\/a>, autre chef-d&#39;&oelig;uvre m&eacute;ditatif. Construit comme un long crescendo, <strong>Pas de Deux<\/strong> s&#39;autorise n&eacute;anmoins ce vagabondage de l&#39;&acirc;me o&ugrave;, l&#39;espace de treize minutes et des poussi&egrave;res, <em>The Emotionalist<\/em> peaufine le dialogue entre le violon et le violoncelle, avec l&#39;orchestre pour confident. L&#39;&eacute;change est langoureux, jamais &eacute;th&eacute;r&eacute;, compatissant, jamais complaisant, bouleversant, jamais larmoyant. Les envol&eacute;es lyriques succ&egrave;dent aux m&eacute;lop&eacute;es contemplatives, le corps discourt avec l&#39;esprit, la chrysalide se fend et la cr&eacute;ature peut enfin s&#39;&eacute;chapper, libre et vuln&eacute;rable. Avec quelle l&eacute;g&egrave;ret&eacute; cette tendre r&ecirc;verie, saisissante dans ses fulgurances, s&#39;attarde sur la profondeur de l&#39;&ecirc;tre sans jamais s&#39;&eacute;pancher, avec quelle puissance planante elle embrase les mille couleurs de l&#39;&acirc;me humaine, avec quelle volont&eacute; farouche elle affronte ses d&eacute;mons pour mieux les absoudre et les envelopper de la simple beaut&eacute;, la seule joie de vivre. Se vouloir r&eacute;solument tonal et m&eacute;lodique, remarquablement fluide dans son expression ne signifie pas que le mouvement ondulent soit d&eacute;pourvu de doutes et d&#39;asp&eacute;rit&eacute;s. Il en est impr&eacute;gn&eacute;, mais avec la clart&eacute; d&#39;une eau de roche. Parce que ce double concerto magique est avant tout une c&eacute;l&eacute;bration, de la musique et de la vie, le finale r&eacute;sout tous les conflits et les myst&egrave;res pour ne laisser s&#39;&eacute;panouir que la seule &eacute;nergie de la jubilation. Parachevant avec force de pulsations, de vibrations et d&#39;ondulations la construction redoutable de ce ch&acirc;teau ambulant ouvert sur le champ des possibles, il r&eacute;sume &agrave; lui-seul toute la science et la sensibilit&eacute; de James Horner. Presque cinq minutes de pur bonheur qui, comme souvent avec ce po&egrave;te renaissant de ses notes sur les cendres d&#39;un volcan qui ne s&#39;&eacute;tait jamais &eacute;teint, d&eacute;passent le pouvoir des mots. La langue anglaise dispose du terme id&eacute;al pour qualifier une telle prouesse m&eacute;lodique, rythmique et harmonique, une telle connivence fusionnelle entre chacun des pupitres: <em>outstanding<\/em>. Le fran&ccedil;ais se veut moins direct et plus &eacute;loquent. Devant une telle d&eacute;charge d&#39;&eacute;lectricit&eacute; musicale, il s&#39;en remettra &agrave; l&#39;expression qui parle le plus simplement &agrave; son c&oelig;ur.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Il dira, par exemple, que le peintre des &eacute;motions nous fait toujours r&ecirc;ver. Vivement la nuit prochaine.<\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/gp\/product\/B00VA57SPY\/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00VA57SPY&amp;linkCode=as2&amp;tag=jameshornerfr-21&amp;linkId=TESI6ZNWXZDM47F3\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/pas-de-deux.jpg\" style=\"width: 200px; margin: 5px 10px; height: 199px; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/><\/a>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/gp\/product\/B00VA57SPY\/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00VA57SPY&amp;linkCode=as2&amp;tag=jameshornerfr-21&amp;linkId=TESI6ZNWXZDM47F3\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/Logo-Amazon.jpg\" style=\"width: 150px; height: 92px; 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