{"id":28653,"date":"2020-08-04T21:05:27","date_gmt":"2020-08-04T19:05:27","guid":{"rendered":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/casper-expanded-edition-our-exclusive-review\/"},"modified":"2020-08-06T23:46:22","modified_gmt":"2020-08-06T21:46:22","slug":"casper-2-cds-notre-analyse-exclusive","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/casper-2-cds-notre-analyse-exclusive\/","title":{"rendered":"CASPER 2 CDS : NOTRE ANALYSE EXCLUSIVE"},"content":{"rendered":"<div align=\"justify\">\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">En 1995, James Horner voguait toutes voiles dehors vers le sommet de sa gloire, avec des scores de premier ordre comme <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=10019\"><strong>Braveheart<\/strong><\/a>, <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=10034\">Apollo 13<\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=10026\">Casper<\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=10052\">Jumanji<\/a><\/strong> et <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=10041\">Balto <\/a><\/strong>&ndash; et un rat&eacute; comme <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=10061\">Jade<\/a><\/strong> en prime. Si <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discography\/titanic\/\"><strong>Titanic<\/strong><\/a> (1997) et la reconnaissance mondiale pointaient &agrave; l&rsquo;horizon, ce fut d&eacute;j&agrave; une ann&eacute;e-phare pour James Horner et, r&eacute;trospectivement, <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=10026\">Casper<\/a><\/strong> s&#039;est un peu perdu dans la course. Cela est d&ucirc; en partie au fait que le film n&#039;a pas &eacute;t&eacute; bien vu par les critiques (bien qu&#039;il ait rapport&eacute; un peu plus de 100 millions de dollars aux Etats-Unis et un peu moins de 288 millions de dollars au niveau mondial) et en partie au fait que le niveau d&#039;excellence dont James Horner a fait preuve sur <strong>Braveheart<\/strong> et <strong>Apollo 13<\/strong>, tous deux nomin&eacute;s pour l&#039;Oscar de la meilleure musique, a eu tendance &agrave; &eacute;clipser m&ecirc;me cet effort de haut niveau, qui est maintenant trait&eacute; avec <a href=\"http:\/\/lalalandrecords.com\/casper-25th-anniversary-remastered-limited-edition-2-cd-set\/\">un splendide 2-CD de luxe par nos infatigables amis de La-La Land Records.<\/a><\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"imgcollabo\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/1995-scores.jpg\" style=\"width: 1024px;height: 170px\" \/><\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Malgr&eacute; sa relative obscurit&eacute; dans le canon Horner, les forces derri&egrave;re Casper ne devaient pas &ecirc;tre prises &agrave; la l&eacute;g&egrave;re. Le film a &eacute;t&eacute; produit par Steven Spielberg, qui a choisi Brad Silberling, 30 ans, pour r&eacute;aliser son premier long m&eacute;trage et l&#039;a soigneusement entour&eacute; de v&eacute;t&eacute;rans chevronn&eacute;s, dont Michael Lantieri, Scott Farrar et Dennis Muren d&#039;ILM, Dean Cundey, le monteur Michael Kahn et le sp&eacute;cialiste de l&#039;animation Phil Nibbelink, qui a assist&eacute; Silberling pour l&#039;animation sur le plateau et avait auparavant co-r&eacute;alis&eacute; <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=9885\"><strong>An American Tail:<\/strong> <strong>Fievel Goes West<\/strong><\/a> (1991) et <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=10005\"><strong>We&rsquo;re Back! A Dinosaur Story<\/strong><\/a> (1993). Et entre les mains comp&eacute;tentes de James Horner, le score de la premi&egrave;re incursion de Silberling dans le pop-corn &agrave; gros budget n&#039;allait jamais &ecirc;tre autre chose que m&eacute;morable. Dans le commentaire audio du DVD, Silberling a ces belles choses &agrave; dire sur le compositeur : <\/span>\n\t<\/div>\n<blockquote>\n<div>\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px\">&quot;<em>C&#039;est vraiment un collaborateur remarquable pour un cin&eacute;aste : il nous a donn&eacute; un sens de la magie et de l&#039;&eacute;merveillement, mais il a aussi vraiment donn&eacute; au point culminant &eacute;motionnel de ce film, je pense, une partie de sa couleur primaire, et c&#039;&eacute;tait formidable de travailler avec lui. J&#039;ai eu l&#039;avantage de l&#039;engager avant le d&eacute;but de la production. Nous avons eu de grandes discussions sur la fa&ccedil;on de faire quelque chose de diff&eacute;rent, et certainement quelque chose de diff&eacute;rent des autres partitions qu&#039;il avait eu l&#039;occasion de faire. Les r&eacute;sultats sont tout simplement merveilleux. Je pense que c&#039;est l&#039;un des plus beaux morceaux du film.<\/em>&quot;<\/span>\n\t\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Le morceau auquel Silberling fait r&eacute;f&eacute;rence est <em>One Last Wish<\/em>, le point culminant &eacute;motionnel de l&rsquo;histoire et l&#039;un des trois ou quatre morceaux qui se rapportent directement aux th&egrave;mes principaux du film. En fait, il est facile de consid&eacute;rer <strong>Casper<\/strong> comme un film de famille et de pop-corn, mais les sc&eacute;naristes Sherri Stoner et Deanna Oliver se sont fait un devoir d&#039;&eacute;voquer au moins quelques &eacute;l&eacute;ments importants, m&ecirc;me si certains choix ont suscit&eacute; une controverse surprenante. Ayant grandi avec des rediffusions de la s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e qui a commenc&eacute; en 1949, Silberling voulait d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment moderniser le personnage de Casper. Spielberg &eacute;tait tout &agrave; fait d&#039;accord : voici un gar&ccedil;on congel&eacute; vers l&#039;&acirc;ge de 12 ans, mais il avait &eacute;t&eacute; un fant&ocirc;me pendant des d&eacute;cennies, il n&#039;y a donc aucune raison pour qu&#039;il ne soit pas &agrave; la page. Selon Silberman : <\/span>\n\t<\/div>\n<blockquote>\n<div>\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px\">&quot;<em>Si le gars regarde <\/em>Mr. Rogers<em> et <\/em>Hard Copy<em>, il doit forc&eacute;ment avoir appris quelque chose. Nous voulions donc que Casper ait une r&eacute;action vraiment adolescente &agrave; la premi&egrave;re fille qui tombe sur les ressorts de son lit.<\/em>&quot; <\/span>\n\t\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Malheureusement, la premi&egrave;re famille Harvey, qui poss&eacute;dait les personnages Harvey, &eacute;tait apparemment scandalis&eacute;e par le simple soup&ccedil;on de penchant adolescent et de sexualit&eacute; naissante.<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Je mentionne tout cela parce que ce sont des questions qui ont eu un impact direct sur la musique que James Horner devait finalement fournir. Dit Silberling : <\/span>\n\t<\/div>\n<blockquote>\n<div>\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px\">&quot;<em>James est entr&eacute;, a regard&eacute; le film, l&#039;a vu comme une sorte de conte de f&eacute;es moderne et a voulu y apporter tous ces &eacute;l&eacute;ments sans qu&#039;il ne devienne saccharine.<\/em>&quot; Dans la m&ecirc;me interview, James Horner d&eacute;veloppe : &quot;<em>Les films que j&#039;ai tendance &agrave; choisir maintenant sont des films qui essaient de faire quelque chose pour moi, un peu spirituellement, par opposition &agrave; un simple travail. (&#8230;) Ce qu&#039;ils attendaient de moi, ce n&#039;&eacute;tait pas de la musique de dessin anim&eacute;. Ils voulaient que je donne &agrave; Casper cette qualit&eacute; de jeunesse ou d&#039;enfance perdue qu&#039;il a abandonn&eacute;e et qu&#039;il ne pourra jamais retrouver. Et cela en fait plut&ocirc;t un conte de f&eacute;es.<\/em>&rdquo;<\/span>\n\t\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Pour &ecirc;tre juste, la partition comporte une quantit&eacute; substantielle de musique de dessin anim&eacute;, mais en fin de compte, ce que vous en retirez, ce sont les vingt minutes environ de mat&eacute;riel vraiment sinc&egrave;re. Entre eux, <em>Fond Memories<\/em>, <em>The Lighthouse &#8211; Casper and Kat<\/em>, <em>Casper&#039;s Lullaby<\/em> (en fait un arrangement de concert) et <em>One Last Wish<\/em> font ressortir le meilleur de James Horner le dramaturge et l&#039;&eacute;motionnaliste.<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Alors, vous voil&agrave;. Si vous avez vu <strong>Casper<\/strong> enfant ou si vous &ecirc;tes assez &acirc;g&eacute; pour avoir emmen&eacute; vos enfants voir le film en vous attendant &agrave; l&#039;&eacute;quivalent hollywoodien d&#039;un Big Mac, vous serez peut-&ecirc;tre surpris de voir &agrave; quel point les cin&eacute;astes se sont efforc&eacute;s de d&eacute;peindre Casper, Kat et son p&egrave;re comme des personnages superpos&eacute;s et transformateurs, d&#039;insuffler au film un v&eacute;ritable sens de la magie et de s&#039;attaquer vaillamment &agrave; certaines questions importantes. Il y a bien s&ucirc;r les &quot;affaires inachev&eacute;es&quot; qui emp&ecirc;chent les &acirc;mes mortes de passer dans l&#039;au-del&agrave; et les &acirc;mes vivantes de se trouver un sens &agrave; leur vie, et qui a attir&eacute; Horner au projet en premier lieu : Casper McFadden (voix de Malachi Pearson) ne se souvient plus de son enfance ni de ses parents, et a d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment besoin d&#039;une (petite) amie ; Kat (Christina Ricci) est confront&eacute;e &agrave; toutes sortes d&#039;angoisses d&#039;adolescente &#8211; si seulement son p&egrave;re arr&ecirc;tait de la d&eacute;raciner toutes les cinq minutes et lui donnait une chance de grandir dans le genre d&#039;environnement stable dont elle a besoin pour faire face &agrave; la perte de sa m&egrave;re ; incapable de se remettre de la mort de sa femme, le Dr. James Harvey (Bill Pullman) se lance corps et &acirc;me dans l&#039;absurde entreprise de la th&eacute;rapie pour fant&ocirc;mes afin de faire face &agrave; son sentiment d&#039;inad&eacute;quation lorsqu&#039;il s&#039;agit d&#039;&eacute;lever seul une fille adolescente. Dans un moment particuli&egrave;rement &eacute;mouvant, l&#039;ange qu&#039;est devenue Amelia assure &agrave; son mari en deuil qu&#039;il est un bon p&egrave;re: &quot;<em>Toi et Kat m&#039;avez tellement bien aim&eacute;e quand j&#039;&eacute;tais en vie que je n&#039;ai pas d&#039;affaires inachev&eacute;es. <\/em><em>S&#039;il te pla&icirc;t, fais que je ne sois pas la tienne.<\/em>&quot; Les cin&eacute;astes ont r&eacute;alis&eacute; que le sujet se pr&ecirc;tait facilement &agrave; des moments qui passeraient au moins quelques niveaux au-dessus de la t&ecirc;te du public cible, et Silberling a dit qu&#039;il se trouvait toujours sur une fine ligne. Inutile de dire que ce sont les moments o&ugrave; la musique de James Horner brille vraiment, et ils seront au centre de cet article.<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Soit dit en passant, la question des affaires inachev&eacute;es pour emp&ecirc;cher les fant&ocirc;mes de passer dans l&#039;au-del&agrave;, une notion qui n&#039;est &eacute;videmment pas propre &agrave; <strong>Casper<\/strong>, s&#039;av&egrave;re &ecirc;tre le talon d&#039;Achille de l&#039;histoire. Carrigan Crittenden (Cathy Moriarty), la grande m&eacute;chante du film qui &quot;meurt&quot; pour devenir un fant&ocirc;me et se retrouve ensuite dans la chambre forte pour voler le tr&eacute;sor de Casper, est vaincue lorsque Kat lui rappelle qu&#039;elle n&#039;a plus d&#039;affaire &agrave; r&eacute;gler. &Agrave; ce moment-l&agrave;, la seule option qui reste &agrave; Carrigan est de traverser, ce qu&#039;elle fait &agrave; contrec&oelig;ur. D&#039;une certaine mani&egrave;re, cette r&egrave;gle ne s&#039;applique pas &agrave; Casper : une fois qu&#039;il a eu son moment Cendrillon &agrave; la fin du film et qu&#039;il a embrass&eacute; Kat, il aurait d&ucirc; trouver au moins un moyen de tourner la page, et pourtant il redevient fant&ocirc;me comme si de rien n&#039;&eacute;tait.<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"imgcollabo\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/casper-2020-tracklist.jpg\" \/><\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Mais revenons au score. Les quelque vingt minutes qui ont permis &agrave; James Horner d&#039;injecter un certain degr&eacute; de spiritualit&eacute; dans l&#039;&oelig;uvre sont aussi &agrave; peu pr&egrave;s les seuls moments qui ont l&#039;impact voulu par le compositeur. De plus, la partition telle qu&#039;elle appara&icirc;t sur les albums et dans le film sont souvent deux, voire trois b&ecirc;tes tr&egrave;s diff&eacute;rentes. Toutes ces diff&eacute;rences peuvent &ecirc;tre attribu&eacute;es aux facteurs suivants : 1) le compositeur a r&eacute;arrang&eacute; de courts morceaux de la partition en des morceaux plus longs, ressemblant &agrave; des suites, pour les inclure dans l&#039;album MCA, une pratique qui s&rsquo;applique &eacute;galement &agrave; la nouvelle &eacute;dition, 2) des morceaux ont &eacute;t&eacute; supprim&eacute;s, raccourcis et interrompus, ce qui signifie que les albums contiennent de la musique qui n&#039;est nulle part dans le film et 3) certains autres morceaux n&#039;ont pas &eacute;t&eacute; inclus dans l&#039;album MCA, notamment les quatre plages qui comportent les fantastiques arrangements de Horner de l&#039;ancien th&egrave;me de t&eacute;l&eacute;vision, &quot;Casper the Friendly Ghost&quot;, compos&eacute; par Mack David et Jerry Livingston. En fait, la seule fois o&ugrave; vous avez entendu ce morceau sur l&#039;album MCA, c&#039;&eacute;tait &agrave; la piste 14, une reprise par Little Richard de ce morceau que je n&#039;ai personnellement trouv&eacute; rien de moins qu&#039;affreux. Dans l&#039;ensemble, environ 55 minutes de l&#039;underscore survivent dans le film fini. <\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/casper-2020.jpg\" style=\"width: 800px;height: 223px\" \/><\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><a href=\"http:\/\/lalalandrecords.com\/casper-25th-anniversary-remastered-limited-edition-2-cd-set\/\">L&#039;album La-La Land<\/a> contient la partition compl&egrave;te de 77 minutes, avec des morceaux incontournables qui n&#039;ont jamais &eacute;t&eacute; publi&eacute;s auparavant. Dans le cas de la premi&egrave;re plage, <em>Kids with a Camera<\/em>, la r&eacute;&eacute;dition comporte m&ecirc;me deux versions, l&#039;une avec le nouveau th&egrave;me Casper de James Horner et l&#039;autre avec le th&egrave;me original du dessin anim&eacute;. La sc&egrave;ne n&deg;91 a &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;e &agrave; la fin du processus de montage, mais la musique que Horner a compos&eacute;e pour elle survit maintenant sous le nom de <em>The Doctor Is In<\/em> (LLL disque 1 plage 11). Sur le plan sonore, l&#039;album La-La Land est une nette am&eacute;lioration par rapport &agrave; l&#039;album MCA de 1995. Mike Matessino, qui a coproduit la r&eacute;&eacute;dition et Shawn Murphy, l&#039;ing&eacute;nieur du son d&#039;origine de la musique, ont d&eacute;cid&eacute; d&#039;adopter une approche sonore plus moderne de la dynamique et de la pr&eacute;sence globale. Ils ont &eacute;galement appliqu&eacute; cette approche &agrave; l&#039;album original, dont une version remasteris&eacute;e constitue le disque 2 de la nouvelle &eacute;dition de La-La Land.<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Si l&#039;on sort la calculatrice, l&#039;album de 1995 &eacute;tait de 61 minutes sans les chansons et <em>Casper&#039;s Lullaby<\/em>, contre 72 minutes aujourd&#039;hui avec cette nouvelle &eacute;dition (sans compter les quatre int&eacute;ressantes minutes de bonus). L&#039;ajout de musique in&eacute;dite dans la nouvelle pr&eacute;sentation de la partition sur le disque 1 est donc limit&eacute; &agrave; 11 minutes et peut sembler ne pas valoir la peine d&#039;&ecirc;tre achet&eacute; pour ceux qui poss&egrave;dent d&eacute;j&agrave; l&#039;album de 1995. Elle peut cependant se justifier en tenant compte de l&#039;exp&eacute;rience narrative qui est nouvelle car l&#039;arrangement des pistes est plus respectueux du film. Ces 11 minutes sont r&eacute;parties sur la moiti&eacute; des 21 pistes au total, de sorte que le sentiment de nouveaut&eacute; est constamment pr&eacute;sent, et ne se limite pas &agrave; un ou deux morceaux.<\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"imgcollabo\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/casper_characters1.jpg\" \/><\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Il est logique de diviser la partition en deux parties qui la d&eacute;finissent : le c&ocirc;t&eacute; lumineux et le c&ocirc;t&eacute; triste ou m&eacute;ditatif. &Agrave; eux deux, ils ont inspir&eacute; &agrave; Horner l&#039;&eacute;criture de pas moins de sept th&egrave;mes. Le c&ocirc;t&eacute; lumineux est la com&eacute;die, la fantaisie et l&#039;horreur pour enfants, et il voit Horner utiliser l&#039;approche du leitmotiv, liant cinq th&egrave;mes et motifs &agrave; des personnages ou des ensembles de personnages sp&eacute;cifiques : Casper se voit attribuer deux th&egrave;mes, un th&egrave;me enjou&eacute; que Horner a compos&eacute; sp&eacute;cialement pour ce film ainsi que le th&egrave;me &quot;Friendly Ghost&quot; de la s&eacute;rie de dessins anim&eacute;s. Les m&eacute;chants de l&#039;histoire, Carrigan et Dibs (Eric Idle, du c&eacute;l&egrave;bre Monty Python), re&ccedil;oivent leur propre th&egrave;me, une ligne de clavecin et de saxophone un peu loufoque, plus comique que sinistre. Kat et son p&egrave;re ont un th&egrave;me qui les d&eacute;finit comme les restes d&#039;une famille. M&ecirc;me si l&#039;ombre de la m&egrave;re d&eacute;c&eacute;d&eacute;e p&egrave;se lourdement sur eux, ils finiront par apprendre &agrave; d&eacute;velopper une solide relation p&egrave;re-fille. Le th&egrave;me est donc plein de vie et d&#039;innocence, avec un accompagnement rythmique doux qui rappellera aux fans de Horner l&#039;ambiance pastorale des d&eacute;but et fin de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=9617\"><strong>Something Wicked This Way Comes<\/strong><\/a> (1983). <\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"imgcollabo\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/casper_characters2.jpg\" style=\"width: 800px;height: 236px\" \/><\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Enfin, les trois oncles fantomatiques de Casper re&ccedil;oivent un th&egrave;me qui d&eacute;gage une tonalit&eacute; similaire &agrave; celle de Carrigan et Dibs mais est musicalement diff&eacute;rent &#8211; il a droit au traitement de luxe dans <em>Teaser<\/em> (La-La Land disque 1 plage 24, sans doute le meilleur des in&eacute;dits), que James Horner a compos&eacute; pour accompagner la bande-annonce et qui pr&eacute;sente des &eacute;nonc&eacute;s du th&egrave;me orchestr&eacute;s de mani&egrave;re spectaculaire et rapide. Le c&ocirc;t&eacute; triste de l&#039;histoire est beaucoup moins leitmotivant dans son approche et se concentre sur des concepts plut&ocirc;t que sur des personnages : la mort, la peur d&#039;&ecirc;tre un parent inad&eacute;quat, le d&eacute;sir de compagnie, l&#039;effacement des souvenirs et la perte de l&#039;enfance et des &ecirc;tres chers. Tous ces concepts sont saisis dans un duo de m&eacute;lodies absolument magnifiques, dont l&#039;une (presque exclusivement interpr&eacute;t&eacute;e au piano) r&eacute;appara&icirc;trait presque litt&eacute;ralement dans <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=10329\"><strong>The Spiderwick Chronicles<\/strong><\/a> (2008). Dans cette partition &eacute;galement, Horner l&#039;utiliserait pour souligner la qu&ecirc;te des retrouvailles au-del&agrave; de la tombe, cette fois entre une fille et son p&egrave;re. In&eacute;vitablement, surtout dans les carri&egrave;res s&#039;&eacute;talant sur plusieurs d&eacute;cennies, les compositeurs de films sont oblig&eacute;s de revisiter les m&ecirc;mes concepts ou th&egrave;mes. Un compositeur de musique de film a-t-il le droit de lier ces cas &agrave; des utilisations r&eacute;currentes de la m&ecirc;me identit&eacute; musicale ou une telle d&eacute;cision est-elle pr&eacute;judiciable &agrave; son int&eacute;grit&eacute; artistique ? Je laisse au lecteur et &agrave; l&#039;auditeur le soin de se faire sa propre opinion, mais il n&#039;en reste pas moins que James Horner l&#039;a fait &agrave; plusieurs reprises &#8211; il a d&eacute;velopp&eacute; le th&egrave;me de Virgil (<a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=9717\"><strong>Project X<\/strong><\/a> &#8211; 1987) pour en faire le th&egrave;me principal de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=10145\"><strong>Mighty Joe Young<\/strong><\/a> (1998) et il y a d&#039;autres exemples. Il est naturel de se sentir troubl&eacute; par le paradoxe d&#039;un compositeur de films de premier plan qui a recours &agrave; une pratique difficilement conciliable avec la v&eacute;rit&eacute; &eacute;motionnelle &eacute;crasante et peut-&ecirc;tre in&eacute;gal&eacute;e dont t&eacute;moigne une si grande partie de son &oelig;uvre, mais chaque &ecirc;tre humain vient avec ses paradoxes et ce fut l&#039;un de ceux de James Horner. Certains d&#039;entre nous ont trouv&eacute; un moyen de r&eacute;soudre ce paradoxe en se rappelant que Horner a d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment cherch&eacute; &agrave; int&eacute;grer des partitions individuelles dans l&#039;ensemble de son &oelig;uvre, comme autant de fils tiss&eacute;s dans un patchwork. Et bien que cet argument ait une certaine validit&eacute;, il ne r&egrave;gle peut-&ecirc;tre pas la question pour tout le monde. Eh bien. A tout le moins, cela maintient la discussion en vie.<\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><a href=\"https:\/\/lalalandrecords.com\/casper-25th-anniversary-remastered-limited-edition-2-cd-set\/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"imgcollabo\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/casper_LLL_2CD_2020.jpg\" style=\"width: 500px;height: 497px\" \/><\/a><\/span>\n\t<\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n<div style=\"text-align: center\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><a href=\"https:\/\/lalalandrecords.com\/casper-25th-anniversary-remastered-limited-edition-2-cd-set\/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/actu\/logo\/LALALANDrecLogoNew.jpg\" \/><\/a><\/span>\n\t<\/div>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<hr \/>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">L&#039;analyse suivante, morceau par morceau, traite de l&#039;ensemble de la partition telle que vous l&#039;entendez dans la version finale du film, avec toutes les modifications que cela comporte. Dans la mesure du possible, j&#039;ai utilis&eacute; les titres des morceaux figurant sur le premier disque de la nouvelle &eacute;dition de La-La Land. &Eacute;tant donn&eacute; que de nombreuses plages des albums de la partition s&#039;&eacute;cartent sensiblement de la version du film, il n&#039;est pas toujours possible ni m&ecirc;me r&eacute;aliste d&#039;indiquer quelle plage va o&ugrave;, mais je vais quand m&ecirc;me essayer. Chaque fois que je mentionne un fait concernant la production du film, il est bas&eacute; sur le commentaire audio du r&eacute;alisateur Silberling sur le DVD.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/\/images\/albums\/caspertitre.jpg\" style=\"height: 111px;width: 400px\" \/><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>1 &#8211; Kids With A Camera (1:49) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">LLL disc 1 track 22<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Aucune musique n&#039;est jou&eacute;e sur le logo Universal, juste un tonnerre grondant et un loup hurlant. Une fois que la plan&egrave;te du logo s&#039;est transform&eacute;e en pleine lune, nous voyons deux gar&ccedil;ons qui tirent leurs v&eacute;los pr&egrave;s de la porte du manoir de Whipstaff. Ils veulent faire un selfie dans le manoir et pouvoir s&#039;en vanter &agrave; l&#039;&eacute;cole.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Le coup d&#039;envoi du score est donn&eacute; lorsque Nicky et Andreas rampent sous les grilles. Chaque fois que Horner ne commente pas les th&egrave;mes plus profonds du film, il adopte avec enthousiasme les clich&eacute;s musicaux du genre com&eacute;die et horreur. Bien que cela ne soit pas toujours original, c&#039;est exactement le genre de musique que cette histoire souvent ironique r&eacute;clamait. (De son c&ocirc;t&eacute;, le jeune Brad Silberling lui-m&ecirc;me s&#039;est fait un point d&#039;honneur de bourrer le film de petits hommages visuels.) Dans ce cas, Horner se sert de cordes sombres, de ch&oelig;urs myst&eacute;rieux et m&ecirc;me de ses propres accents de piano roulant pendant que les gar&ccedil;ons se prom&egrave;nent dans le manoir. Alors que Nicky et Andreas se disputent (qui va photographier qui?), l&#039;appareil photo fait des allers-retours entre eux et le compositeur choisit de les imiter. Au-del&agrave; de l&rsquo;effet comique, c&#039;est une fa&ccedil;on d&#039;injecter du rythme dans la musique et Horner le poursuit lorsque Casper arrive : les cordes deviennent plus vives et un accent signale le moment o&ugrave; Casper prend l&#039;appareil photo et photographie les gar&ccedil;ons.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Bien s&ucirc;r, Nicky et Andreas s&#039;enfuient en panique, et le morceau s&#039;envole alors avec l&#039;un des joyaux in&eacute;dits de la partition, une interpr&eacute;tation all&egrave;gre et enti&egrave;rement symphonique du th&egrave;me du dessin anim&eacute;. Nous l&#039;appellerons dor&eacute;navant le th&egrave;me Friendly Ghost.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Cette plage laisse entrevoir &eacute;galement une influence qui plane sur le score: les partitions d&#039;animation que Horner avait pr&eacute;c&eacute;demment compos&eacute;es pour les projets de Spielberg, notamment <strong>The Land Before Time<\/strong> (1988). Horner n&#039;a jamais manqu&eacute; une occasion de relier de nouveaux projets &agrave; son &oelig;uvre plus vaste et, par cons&eacute;quent, une partie au moins de l&#039;orchestration de l&#039;histoire de Littlefoot se retrouve dans cette partition. Horner termine par une derni&egrave;re touche de fantaisie pour les cuivres lorsque la carte de titre cr&eacute;&eacute;e num&eacute;riquement appara&icirc;t et que l&#039;&eacute;cran devient blanc.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">En fait, deux versions de ce morceau ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;es et la version film est la nouvelle version demand&eacute;e par Spielberg. La version originale de Horner comportait son propre th&egrave;me Casper au lieu du th&egrave;me Friendly Ghost (LLL disque 1 piste 1).<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>2 &#8211; Carrigan and Dibs (1:03) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 2 \/ LLL disc 1 track 2<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Carrigan Crittenden, qui n&#039;est pas vraiment accabl&eacute;e par le chagrin, &eacute;coute la volont&eacute; de son p&egrave;re d&eacute;funt que lui lit Rugg (Ben Stein). Lorsqu&#039;elle d&eacute;couvre qu&#039;il ne lui reste rien d&#039;autre que le manoir de Whipstaff, elle fait une crise et jette le testament au feu. &Agrave; ce moment, son avocat Dibs remarque une &eacute;criture &eacute;trange qui appara&icirc;t dans les flammes : &ldquo;<em>Buccaneers and buried gold \/ Whipstaff doth a treasure hold&rdquo; (&quot;Boucaniers et or enterr&eacute; \/ Whipstaff d&eacute;tient un tr&eacute;sor<\/em>.&quot;) Le morceau complet commence plus t&ocirc;t et introduit le th&egrave;me de Carrigan et Dibs sous le dialogue, mais le message dans le feu est &eacute;galement un bon point de d&eacute;part pour le deuxi&egrave;me morceau de Horner, qui pr&eacute;sente des cordes myst&eacute;rieuses et une autre version du th&egrave;me pompeux (saxophone et c&eacute;lesta) pour les m&eacute;chants, qui comme dans la plupart des films pour enfants sont g&eacute;n&eacute;ralement des bouffons maladroits. La derni&egrave;re convention du genre de la musique d&#039;horreur se pr&eacute;sente sous la forme d&#039;un th&eacute;r&eacute;mine qui g&eacute;mit sur la fin explosive du morceau, lorsque Carrigan et Dibs arrivent au manoir de Whipstaff au milieu d&#039;une nuit d&#039;orage.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>3 &#8211; Casper Appears (0:19) <\/strong><br \/>\n\tLLL disc 1 track 23 (0:00-0:19)<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Pour composer une bonne partition, il faut notamment savoir quand ne rien composer du tout. Horner avait mis en musique la farce de Nicky et Andreas avec des cordes sombres, mais c&#039;est parce que les gar&ccedil;ons avaient d&eacute;j&agrave; peur quand ils ont mis les pieds dans le grand hall d&#039;entr&eacute;e. Carrigan et Dibs s&#039;attendent &agrave; trouver peu de choses en dehors de la propri&eacute;t&eacute; d&eacute;labr&eacute;e, de sorte qu&#039;en proposant une musique sinistre ici, Horner se serait concentr&eacute; sur le public plut&ocirc;t que sur les personnages. M&ecirc;me lorsque les m&eacute;chants entendent Casper dire son nom, ils ne soup&ccedil;onnent rien d&#039;anormal. La musique commence lorsqu&#039;une forme translucide glisse dans l&#039;escalier; de fa&ccedil;on mickey-mouse, Horner fait glisser aussi les cordes. S&#039;ensuit une br&egrave;ve apparition du th&egrave;me Friendly Ghost, bien qu&#039;il soit maintenant accompagn&eacute; de nuances orchestrales un peu plus sombres. Lorsque les m&eacute;chants se mettent &agrave; hurler et r&eacute;veillent les fant&ocirc;mes des oncles, ces derniers se manifestent dans un tourbillon d&#039;apparitions dans lequel la musique s&#039;&eacute;teint.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>4 &#8211; March of the Exorcists (1:32) <\/strong><br \/>\n\tMCA track 5 \/ LLL disc 1 track 3<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Carrigan et Dibs font appel au p&egrave;re Guido Sarducci (Don Novello) pour effectuer un exorcisme. Silberling fait tordre le cou du pr&ecirc;tre par les oncles, puis le pauvre ressort la t&ecirc;te en arri&egrave;re. Horner se sert du th&egrave;me de Carrigan et Dibs, et s&#039;arr&ecirc;te pour Dan Aykroyd, en tenue de <strong>S.O.S. Fant&ocirc;mes<\/strong> (1984), qui sort en courant du manoir en disant &quot;<em>Qui vas-tu appeler ? <\/em><em>Pas moi<\/em> !&quot; Ce morceau est la premi&egrave;re partie de <em>March Of The Exorcists<\/em>.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><iframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" class=\"imgcollabo\" frameborder=\"0\" height=\"315\" scrolling=\"no\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/o94LScznlmY\" width=\"560\"><\/iframe><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>5 &#8211; All I Want Is A Friend (0:10) <\/strong><br \/>\n\tMCA track 5 \/ LLL disc 1 track 3<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Frustr&eacute;e par l&#039;&eacute;chec des tentatives pour faire sortir les fant&ocirc;mes, Carrigan d&eacute;cide de faire d&eacute;molir tout le manoir. Sentant leur existence menac&eacute;e, les oncles se mettent &agrave; rire diaboliquement et chassent tous les ouvriers, avec Casper qui les poursuit en soupirant : &quot;<em>Tout ce que je veux, c&#039;est un ami&#8230;<\/em>&quot;. Horner s&#039;appuie sur un mat&eacute;riel rythmique ludique qui rappelle <strong>The Land Before Time<\/strong>. C&#039;est la fin du morceau <em>March Of The Exorcists<\/em>. Le morceau a &eacute;t&eacute; coup&eacute; en deux et le plus gros de la seconde moiti&eacute; a &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;e, sauf la fin.<\/span><br \/>\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>6 &#8211; Casper&rsquo;s Idea (0:23) <\/strong><br \/>\n\tLLL disc 1 track 23 (0:19-0:42)<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Apr&egrave;s que Carrigan et Dibs se sont enfuis, Casper se retrouve seul devant la t&eacute;l&eacute;vision. Un &eacute;pisode de <em>Hard Copy<\/em> lui pr&eacute;sente, ainsi qu&#039;au public, le Dr James Harvey, qui a perdu sa femme Amelia dans un accident tragique et a commenc&eacute; une nouvelle carri&egrave;re de th&eacute;rapeute pour les fant&ocirc;mes. Casper se rend compte que c&#039;est le type dont Carrigan a besoin et il s&#039;envole donc vers le motel o&ugrave; elle a lou&eacute; une chambre. Bien s&ucirc;r, les fant&ocirc;mes ont l&#039;habitude bien document&eacute;e de voyager par les fils t&eacute;l&eacute;phoniques, et Horner pr&eacute;sente la troisi&egrave;me et peut-&ecirc;tre la plus vivante apparition du th&egrave;me Friendly Ghost, cette fois-ci avec une touche de No&euml;l apport&eacute;e par le tambourin. La d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; prise de ne pas musicaliser la com&eacute;die de Casper se glissant dans le poste de t&eacute;l&eacute;vision et le pointant &agrave; plusieurs reprises vers Carrigan pendant qu&#039;elle est au t&eacute;l&eacute;phone.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>7 &#8211; On To Whipstaff (1:31) <\/strong><br \/>\n\tMCA track 3 part 2 \/ LLL disc 1 track 4 part 1<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Sur la route, Kat se dispute avec son p&egrave;re pour qu&#039;il arr&ecirc;te de la d&eacute;raciner afin de trouver de nouvelles possibilit&eacute;s de th&eacute;rapie anti-fant&ocirc;mes. Au bout d&#039;un moment, James Harvey se rend compte que sa fille a raison et il lui propose un march&eacute; : si le cas de Whipstaff s&#039;av&egrave;re &ecirc;tre un &eacute;chec, il cessera de se d&eacute;placer. Le p&egrave;re et la fille scellent la d&eacute;cision en se croisant les petis doigts (en fait, ce croisement de doigts sera repris de fa&ccedil;on suprenante plus tard, au plus fort du deuxi&egrave;me acte). Horner commence la musique au moment o&ugrave; le march&eacute; est conclu et, sur un lit de mat&eacute;riel rythmique qui rappelle <strong>Something Wicked This Way Comes<\/strong>, il pr&eacute;sente les deux premi&egrave;res apparitions du merveilleux th&egrave;me de la famille, reli&eacute;es par du mat&eacute;riel qui nous replonge dans <strong>The<\/strong> <strong>Land Before Time<\/strong>. Lorsqu&#039;on les voit arriver &agrave; Whipstaff, la musique fait allusion au th&egrave;me des oncles et Horner trouve le moyen de faire atterrir la derni&egrave;re note du morceau exactement sur une coupe &agrave; James Harvey qui sort de la voiture. La piste 3 de l&#039;album MCA (appel&eacute;e de fa&ccedil;on confuse <em>Strangers In The House<\/em>) est une suite de trois morceaux: le premier et le troisi&egrave;me composent la piste 4 du premier disque LLL (mais l&#039;ordre est invers&eacute;), le second joue pendant les br&egrave;ves apparitions de Eastwood \/ Dangerfield \/ Gibson \/ Crypt Keeper et sera discut&eacute;e plus longuement dans <em>First Haunting \/ The Swordfight<\/em>.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>8 &#8211; Strangers In The House (4:20) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 1 part 1 \/ LLL disc 1 track 5 part 1<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Kat part &agrave; la recherche de sa propre chambre et monte l&#039;escalier monumental. La quasi-totalit&eacute; de <strong>Casper<\/strong> a &eacute;t&eacute; film&eacute;e &agrave; l&#039;int&eacute;rieur des studios Universal, l&#039;un des plus grands abritant cet immense plateau de trois &eacute;tages dont certaines fissures sont visibles en raison d&#039;une s&eacute;rie de tremblements de terre qui ont frapp&eacute; la Californie juste avant que le tournage sur <strong>Casper<\/strong> ne d&eacute;bute en 1994. Leslie Dilley, chef d&eacute;corateur, s&#039;est inspir&eacute;e du travail de l&#039;architecte espagnol Antoni Gaudi. &Agrave; un moment donn&eacute;, pendant l&#039;&eacute;laboration du sc&eacute;nario, se souvient Brad Silberling, Kat d&eacute;clarait que les plafonds ressemblaient &agrave; quelque chose que le Dr Seuss avait vomi. La r&eacute;plique n&#039;a pas &eacute;t&eacute; jug&eacute;e assez conviviale pour les enfants et a finalement &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;e.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">James Horner joue avec un m&eacute;lange de rythmes enjou&eacute;s et de cordes glissantes, ce qui lui permet d&#039;&eacute;voquer exactement l&#039;ambiance de la sc&egrave;ne. Lorsque Kat d&eacute;couvre la chambre des oncles (Stretch, Fatso et Stinkie), la musique fait allusion &agrave; leur th&egrave;me. Peu de temps apr&egrave;s, Kat s&#039;installe dans ce qui &eacute;tait autrefois la chambre du jeune Casper McFadden, et lorsque le sympathique fant&ocirc;me r&eacute;alise qu&#039;il y a une fille sur son lit, il est hors de lui, plein d&#039;exaltation &#8211; Horner fournit une apparition ultra-rapide de son propre th&egrave;me Casper.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><iframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" class=\"imgcollabo\" frameborder=\"0\" height=\"315\" scrolling=\"no\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/UEEIFRxwHSM\" width=\"560\"><\/iframe><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Lorsque papa passe pour voir si Kat va bien, le morceau passe au th&egrave;me de la famille pour la minute suivante environ, avec de tristes souvenirs de maman et le th&egrave;me de Casper qui surgit lorsque Kat d&eacute;pose par inadvertance une bo&icirc;te d&#039;objets sur la t&ecirc;te du petit bonhomme. Horner d&eacute;veloppe le th&egrave;me de Casper dans la trompette lorsque le h&eacute;ros principal prend la forme d&#039;un oreiller, que Kat rembourre un peu trop &eacute;nergiquement au go&ucirc;t du pauvre fant&ocirc;me. Une interpr&eacute;tation du th&egrave;me &agrave; l&#039;harmonica capricieux accompagne les images o&ugrave; Casper se pr&eacute;sente &agrave; Kat, qui s&#039;&eacute;vanouit alors. Casper s&#039;envole vers l&#039;&eacute;vier le plus proche, se remplit d&#039;eau et s&#039;essore comme une serviette sur la t&ecirc;te de Kat. Elle se r&eacute;veille et se met &agrave; crier. Le morceau fournit un dernier accent et s&#039;&eacute;teint.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><em><strong>9 &#8211; No Sign Of Ghosts (1:12) <\/strong><\/em><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 1 part 2 \/ LLL disc 1 track 5 part 2<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Papa essaie de convaincre Kat qu&#039;il n&#039;y a pas de fant&ocirc;mes, mais il tombe ensuite sur Casper lui-m&ecirc;me. Horner s&#039;appuie sur son propre th&egrave;me Casper et du th&egrave;me de la famille, qui sont tout &agrave; fait appropri&eacute;s dans le contexte mais qui font in&eacute;vitablement de ce morceau du papier peint musical, pour ainsi dire.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>10 &#8211; The Uncles Smell Visitors (1:11) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 4 part 1 \/ LLL disc 1 track 6 part 1<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Les oncles sont avertis de la pr&eacute;sence de visiteurs. Sentant le sang, ils s&#039;attaquent imm&eacute;diatement au Dr Harvey, le frappent &agrave; la t&ecirc;te et se glissent dans son corps. Ce court morceau s&#039;inspire exclusivement du th&egrave;me des oncles.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>11 &#8211; First Haunting \/ The Swordfight (3:40) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 4 part 2 \/ LLL disc 1 track 6 part 2<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Dans un clin d&#039;&oelig;il &agrave; <strong>Poltergeist<\/strong> (1982), Harvey s&#039;approche et marche jusqu&#039;au lavabo, pour ensuite voir des hallucinations dans le miroir. Dans <strong>Poltergeist<\/strong>, c&#039;&eacute;tait le d&eacute;but du seul moment d&#039;horreur vraiment graphique, mais ici le reflet de Harvey se transforme en quatre cam&eacute;os, de Clint Eastwood, Rodney Dangerfield, Mel Gibson et enfin le Gardien de la crypte de la s&eacute;rie t&eacute;l&eacute; <strong>Tales From The Crypt<\/strong>. Le cinqui&egrave;me cam&eacute;o &eacute;tait cens&eacute; &ecirc;tre Steven Spielberg, mais le producteur ex&eacute;cutif du film n&rsquo;a finalement pas &eacute;t&eacute; retenu. Une partie de la musique utilis&eacute;e par Horner pendant les cam&eacute;os peut &ecirc;tre entendue sur la piste 6 du disque 1 de La-La Land (1:20-1:45), bien que les effets de carillon qui marquent la transition d&#039;un cam&eacute;o &agrave; l&#039;autre soient combin&eacute;s dans le film avec un arrangement ultra-clair du th&egrave;me des oncles, ce qui rend ces quelque vingt secondes nettement plus musicales. Heureusement, mais bizarrement, cet arrangement du th&egrave;me des oncles sans les effets de carillon peut &ecirc;tre entendu sur la piste 9 du disque 1 de LLL (0:00- 0:22) ainsi que sur l&#039;album MCA (piste 3, 0:34-0:56). Apr&egrave;s cela, Horner se lance dans l&#039;un des moments forts de la partition. Harvey entre dans un seau et glisse sur le tapis d&#039;escalier, qui l&#039;entoure pendant qu&#039;il descend. Horner marque tout cela avec des variations vives et dens&eacute;ment orchestr&eacute;es sur le th&egrave;me des oncles. Au moment de la sortie de l&#039;album MCA, la chorale roucoulante qui accompagne ce th&egrave;me fol&acirc;tre a amen&eacute; certains critiques de musique de film &agrave; &eacute;tablir des comparaisons entre ce morceau et le style de cirque dont avait fait preuve Danny Elfman dans <strong>Beetlejuice<\/strong> (1988).<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<p style=\"text-align: center\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><iframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" class=\"imgcollabo\" frameborder=\"0\" height=\"315\" scrolling=\"no\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/vZKaVV0ZyFs?start=101\" width=\"560\"><\/iframe><\/span>\n\t<\/p>\n<p>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Au pied de l&#039;escalier, les oncles sont pr&ecirc;ts au combat, &eacute;p&eacute;es tir&eacute;es. Harvey les confronte &agrave; un piston de toilettes et le combat &agrave; l&#039;&eacute;p&eacute;e commence. L&#039;approche de James Horner est quelque peu pr&eacute;visible mais tr&egrave;s efficace : un morceau de musique de sabre men&eacute; par une fanfare tonitruante dans la meilleure tradition d&#039;Erich Wolfgang Korngold. Les deux apparitions de la fanfare sont entour&eacute;es d&#039;une musique d&#039;action tout aussi charg&eacute;e, si lourde en basses et si dense que, bien s&ucirc;r, elle se retrouve en partie enfouie sous le dialogue.<br \/>\n\t\tAyant perdu le piston, Harvey passe &agrave; l&#039;aspirateur et finit par aspirer les oncles, les emprisonnant dans le sac &agrave; poussi&egrave;re. Le th&egrave;me de la famille se fait entendre alors que le p&egrave;re et la fille sont r&eacute;unis et le morceau se termine par un bref &eacute;nonc&eacute; du th&egrave;me des oncles, alors que nous les entendons se disputer dans leur &eacute;troit confinement.<\/span>\n\t<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>12 &#8211; Casper Makes Breakfast (2:55) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 7 \/ LLL disc 1 track 7<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Pour vous donner une id&eacute;e de la rapidit&eacute; avec laquelle la technologie des effets sp&eacute;ciaux &eacute;volue, la courte sc&egrave;ne o&ugrave; Casper pr&eacute;pare le petit-d&eacute;jeuner &agrave; Kat contient autant d&#039;effets num&eacute;riques que tout <strong>Jurassic Park<\/strong> combin&eacute;, le film r&eacute;volutionnaire de Spielberg n&#039;ayant que deux ans en 1995.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Horner utilise &agrave; nouveau largement son propre th&egrave;me Casper et l&#039;entoure de mat&eacute;riel vivant pour la s&eacute;quence de cuisine. Kat se demande ce que &ccedil;a fait de toucher un fant&ocirc;me. La fille et le fant&ocirc;me se touchent la main pendant un moment court mais magique, soulign&eacute; par le th&egrave;me du piano aussi simple qu&rsquo;efficace. Ici, cela t&eacute;moigne du d&eacute;sir ardent de Casper d&#039;avoir un ami et de son incapacit&eacute; &agrave; &eacute;tablir un contact physique. La deuxi&egrave;me partie du morceau est plus optimiste et comique, accompagnant l&rsquo;arriv&eacute;e du Dr Harvey dans la cuisine. Pendant l&rsquo;interaction entre le fant&ocirc;me et les humains, le th&egrave;me de Casper passe au saxophone.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>13 &#8211; Ride Of The Valkyries &ndash; Ghosts Melt (0:31) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">LLL disc 1 track 8<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Les oncles font irruption dans la cuisine et signalent leur arriv&eacute;e avec une explosion de la <em>Chevauch&eacute;e des Valkyries<\/em> de Wagner. Ils r&eacute;agissent &agrave; la proposition du Dr Harvey d&rsquo;entamer la th&eacute;rapie avec une moquerie supr&ecirc;me. Dans une variante de la sc&egrave;ne de la tomate pourrie, ils lui jettent une bonne cuiller&eacute;e de p&acirc;te gluante. (En fait, la main qui jetait les ordures hors de l&#039;&eacute;cran &eacute;tait celle de Steven Spielberg &#8211; &agrave; ce moment-l&agrave;, le c&eacute;l&egrave;bre barbu ramassait des r&eacute;compenses &agrave; gauche et &agrave; droite et visitait fr&eacute;quemment le plateau, implorant Silberling de le mettre au travail.)<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>14 &#8211; Kat Walks To School (0:27) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">LLL disc 1 track 9 (0:22-0:51)<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<p>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Horner utilise l&rsquo;image du Dr Harvey, couvert de salet&eacute;s, pour commencer la musique et revisite le th&egrave;me de la famille alors que nous voyons Kat commencer son premier jour d&#039;&eacute;cole. Cela lance &laquo;l&#039;intrigue secondaire &agrave; la <strong>Carrie<\/strong>&raquo;, comme l&#039;appelle Silberling: Kat est presque chass&eacute;e du trottoir par Amber (rempla&ccedil;ant Nancy Allen dans le film de De Palma) mais re&ccedil;oit un sourire radieux de Vic, aux charmes duquel elle succombe instantan&eacute;ment. Plus tard dans le film, Amber demande &agrave; son petit ami Vic d&#039;inviter Kat &agrave; la f&ecirc;te d&#039;Halloween, o&ugrave; le duo pervers inventera une farce pour discr&eacute;diter le nouveau venu. L&#039;intrigue secondaire &agrave; la <strong>Carrie<\/strong> &eacute;tait une bonne id&eacute;e, d&#039;autant plus qu&#039;elle promet de fournir &agrave; Casper un concurrent romantique, mais malheureusement, l&rsquo;id&eacute;e n&rsquo;aboutit pas et il n&#039;y avait donc aucune raison pour James Horner de s&rsquo;investir musicalement.<br \/>\n\t\tLe compositeur a &eacute;galement &eacute;vit&eacute; la sc&egrave;ne de classe suivante, qui &eacute;tait suffisamment dr&ocirc;le pour ne pas avoir besoin de musique. La sc&egrave;ne donne une tournure &agrave; la situation o&ugrave; vous ne voulez pas &ecirc;tre vu avec vos parents lors de votre premier jour d&#039;&eacute;cole. Dans ce cas, Kat est suivie par son petit ami fant&ocirc;me, qui appara&icirc;t sur une photo du mont Rushmore et attache ensemble tous les lacets des camarades de classe d&eacute;sagr&eacute;ables, de sorte qu&#039;ils tr&eacute;buchent sur eux-m&ecirc;mes &agrave; la fin du cours. Lorsqu&#039;on lui demande qui veut organiser la f&ecirc;te d&#039;Halloween au manoir de Whipstaff, toutes les mains se l&egrave;vent et Silberling encadre le plan pour qu&#039;il fasse r&eacute;f&eacute;rence aux Indiens chantants de <strong>Close Encounters Of The Third Kind<\/strong> (1977).<\/span>\n\t<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>15 &#8211; Fatso As Amelia (1:07) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">LLL disc 1 track 10<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">De retour au manoir, les oncles disent au Dr Harvey qu&#039;ils connaissent sa femme d&eacute;c&eacute;d&eacute;e Amelia et qu&#039;ils pourraient facilement la faire appara&icirc;tre si le docteur promet d&#039;&eacute;vacuer Carrigan et Dibs. Harvey conclut un accord et Fatso part &agrave; la recherche d&#039;Amelia. Horner pr&eacute;sente la premi&egrave;re interpr&eacute;tation compl&egrave;te du deuxi&egrave;me th&egrave;me de la tristesse (avec son d&eacute;but distinctif de trois notes grimpantes et trois notes descendantes). Le th&egrave;me est presque exclusivement interpr&eacute;t&eacute; par des cordes douces et soutenu par un choeur doux et des cordes qui ajoutent juste une touche de myst&egrave;re. C&rsquo;est bien s&ucirc;r une manoeuvre de diversion, car derri&egrave;re la porte r&eacute;tro-&eacute;clair&eacute;e, Harvey ne trouvera nul autre que Fatso lui-m&ecirc;me habill&eacute; en femme. Cependant, Horner a sagement d&eacute;cid&eacute; d&#039;accepter la farce et met en sc&egrave;ne un crescendo qui ne grimpe &eacute;videmment &agrave; rien.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><iframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" class=\"imgcollabo\" frameborder=\"0\" height=\"315\" scrolling=\"no\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/5IPCNRlCYP8?start=96\" width=\"560\"><\/iframe><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>16 &#8211; The Lighthouse &ndash; Casper and Kat (4:38) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 6 \/ LLL disc 1 track 12<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">The second sadness theme returns in a music-box arrangement as Casper assumes different guises: a freshly pressed shirt in a drawer, a balloon popping out of a closet, anything that could draw Kat&rsquo;s attention. She, of course, has just received Vic&rsquo;s invitation to the Halloween party and is on cloud nine. Horner completely ignores the comedy of the situation and uses the second sadness theme as a jumping-off point for the first sustained sequence of refined melancholy. First, there&rsquo;s a brassy moment and a superb heroic, cymbal-accented statement of Casper&rsquo;s theme as the ghost transforms himself into a caped superhero with a distinctively Austrian accent, drags Kat out of the window, lets her fall down and catches her Superman-style. <\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><iframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" class=\"imgcollabo\" frameborder=\"0\" height=\"315\" scrolling=\"no\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/DXH2BXpwCAo?start=96\" width=\"560\"><\/iframe><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Le reste de la sc&egrave;ne est une conversation entre Casper et Kat au sommet d&#039;un phare surplombant la magnifique mer au clair de lune. Tout est film&eacute; en un seul mouvement de cam&eacute;ra d&eacute;licatement glissant. L&#039;accent est mis sur Casper ne se souvenant pas de sa vie de gar&ccedil;on humain (deuxi&egrave;me th&egrave;me de la tristesse) et Kat s&#039;inqui&eacute;tant d&#039;oublier &agrave; quoi ressemblait sa m&egrave;re (th&egrave;me du piano). L&#039;&eacute;lectronique douce et flottante sous les th&egrave;mes conf&egrave;re &agrave; la musique une ambiance &eacute;th&eacute;r&eacute;e et magique. L&#039;utilisation du ch&oelig;ur, encore une fois, a rappel&eacute; &agrave; certains critiques Danny Elfman, cette fois les plages douces d&#039;<strong>Edward Scissorhands <\/strong>(1990), mais dans l&#039;ensemble, l&rsquo;empreinte horn&eacute;rienne est ind&eacute;niable.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<p>\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">La conversation se poursuit apr&egrave;s que Casper a ramen&eacute; Kat dans sa chambre (qui est, n&rsquo;oublions pas, la sienne), et tandis que Horner continue de d&eacute;velopper les lignes d&eacute;licates de ce merveilleux morceau, nous avons droit &agrave; ce qui est peut-&ecirc;tre le moment le plus touchant du film: pendant que Kat s&#039;endort, Casper l&rsquo;embrasse tr&egrave;s d&eacute;licatement sur la joue. La r&eacute;action de Kat n&rsquo;a rien &agrave; voir avec ce qu&rsquo;il avait esp&eacute;r&eacute;: &laquo;&nbsp;<em>Casper, pourrais-tu fermer la fen&ecirc;tre? Il fait froid.<\/em>&nbsp;&raquo; La profonde d&eacute;ception ressentie par le personnage est d&eacute;cupl&eacute;e par la partition magistrale de James Horner ici, le piano laissant place &agrave; des cordes tr&egrave;s douces et plaintives. Moins est &eacute;videmment plus et le moment baigne dans une envo&ucirc;tante tristesse. Casper se pelotonne au bout du lit de Kat et la musique s&rsquo;&eacute;teint doucement.<\/span>\n\t<\/p>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>17 &#8211; Kat In The Attic &ndash; Fond Memories (1:15) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 8 part 1 \/ LLL disc 1 track 14 part 1 (0:00-1:20)<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Une longue note &eacute;lectronique s&rsquo;estompe lorsque Kat d&eacute;couvre l&rsquo;ancienne salle de jouets de Casper. Elle se demande si les jouets dans les bo&icirc;tes pourraient rafra&icirc;chir la m&eacute;moire de son ami, et Horner r&eacute;pond avec une variation de hautbois sur le th&egrave;me du piano. La troisi&egrave;me partie de la 8e piste de l&#039;album MCA correspond &agrave; <em>Costume For Kat<\/em> (LLL disque 1 piste 13) et la section entre 1:01 et 1:19 de la piste 14 sur le premier disque de La-La Land pr&eacute;sente un gonflement orchestral-&eacute;lectronique qui &eacute;tait auparavant in&eacute;dit.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><iframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" frameborder=\"0\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/WMWI2FTLbhg?start=96\" width=\"560\"><\/iframe><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>18 &#8211; To Lazarus (4:39) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 8 part 2 and track 11 part 1 \/ LLL disc 1 track 14 part 2 and track 15 part 1<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Ce morceau trahit une patte &laquo;&nbsp;dessin anim&eacute;&nbsp;&raquo; plus que tous les autres et il est &eacute;galement l&rsquo;un des plus magiques de la partition. Il accompagne Casper red&eacute;couvrant la salle des jouets, maintenant enti&egrave;rement restaur&eacute;e par Kat. Emerveill&eacute;, Casper flotte autour de toutes sortes d&rsquo;objets anciens. Au milieu de cordes fr&eacute;missantes et de fioritures orchestrales enchanteresses, Horner pr&eacute;sente une version particuli&egrave;rement lyrique du th&egrave;me de Casper, avant de passer aux deux premi&egrave;res minutes, elles plus m&eacute;ditatives, de <em>Descent to Lazarus<\/em>. Pendant ces deux minutes, les r&eacute;flexes d&rsquo;&eacute;criture librement associatifs de Horner l&rsquo;am&egrave;nent &agrave; proposer une version ralentie d&rsquo;un th&egrave;me de <strong>The<\/strong> <strong>Land Before Time<\/strong>. Celui-ci n&#039;appara&icirc;t qu&#039;une seule fois dans cette partition, et avec l&#039;appui d&#039;une corne solennelle, il transmet brillamment la m&eacute;lancolie du moment. Kat demande: &quot;<em>Qu&#039;est-ce que &ccedil;a fait de mourir?<\/em>&quot; et Casper r&eacute;pond: &laquo; <em>C&rsquo;est un peu<\/em> <em>comme na&icirc;tre. Seulement &agrave; l&#039;envers.<\/em> &raquo; (Pour ceux parmi vous qui sont des parents, cet &eacute;change &agrave; lui seul garantira une rencontre int&eacute;ressante avec vos enfants apr&egrave;s le g&eacute;n&eacute;rique de fin.)<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">L&rsquo;humeur change compl&egrave;tement lorsque Casper se souvient du Lazarus, un engin g&eacute;ant invent&eacute; par le p&egrave;re de Casper pour tenter de ramener son fils d&rsquo;entre les morts. Le petit fant&ocirc;me se souvient o&ugrave; trouver le Lazarus et emm&egrave;ne Kat pour une descente virevoltante vers le vaste laboratoire souterrain du manoir.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>19 &#8211; In The Lab (2:50) <\/strong><br \/>\n\tMCA track 11 (middle) \/ LLL disc 1 track 15 (middle)<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Assise sur une chaise, Kat doit passer par les baguettes, pour ainsi dire, car elle est soumise &agrave; un tour &agrave; travers la machine <em>Up and at-Em<\/em> que le vieux McFadden avait invent&eacute;e pour effectuer sa routine matinale &agrave; sa place alors qu&#039;il &eacute;tait encore trop endormi pour se brosser les dents, se peigner les cheveux et se raser. Carrigan et Dibs sont sur leur piste, mais Horner les ignore pour le moment, se livrant plut&ocirc;t &agrave; une musique d&eacute;licieusement enjou&eacute;e et all&egrave;gre pour le voyage mouvement&eacute; jusqu&#039;au laboratoire. La musique &agrave; la mickey-mouse imite le glissement de la chaise vers le bas ainsi que son brusque arr&ecirc;t.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Dibs parcourt le m&ecirc;me trajet, mais alors que Kat a r&eacute;ussi &agrave; &eacute;viter en bonne partie l&#039;eau et la cr&egrave;me &agrave; raser, Dibs a moins de chance. De mani&egrave;re pr&eacute;visible mais efficace, Horner met en jeu le th&egrave;me Carrigan et Dibs ici, et en g&eacute;n&eacute;ral, passera les vingt prochaines minutes &agrave; composer de la musique tr&egrave;s conventionnelle ax&eacute;e sur les leitmotiv pendant cette partie du film charg&eacute;e d&#039;histoire. Vous voyez Casper, vous entendez le th&egrave;me de Casper; vous voyez Carrigan, vous entendez la marche loufoque; vous voyez quelqu&#039;un tomber, vous entendez quelqu&#039;un tomber; le Lazarus est activ&eacute;, vous entendez des percussions grondantes et des cuivres l&eacute;g&egrave;rement inqui&eacute;tants; vous savez ce que je veux dire. La musique purement narrative fait son travail avec comp&eacute;tence, mais c&#039;est &agrave; peu pr&egrave;s tout. Bien s&ucirc;r et heureusement, les nombreux th&egrave;mes et les orchestrations hautes en couleur rendent ces vingt minutes musicalement vari&eacute;es et int&eacute;ressantes.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Pour le fan d&#039;Horner form&eacute;, quelques moments m&eacute;ritent d&#039;&ecirc;tre mentionn&eacute;s. L&#039;un se produit lorsque Casper imite un pirate et Horner reprend le magnifique th&egrave;me marin de <strong>The Pagemaster<\/strong> (1994). Puis Kat trouve un livre qui porte le titre Frankenstein et qui, une fois ouvert, r&eacute;v&egrave;le en fait le bouton pour activer le Lazarus. &Agrave; ce moment-l&agrave;, Horner fait r&eacute;f&eacute;rence au motif de cor &agrave; cinq notes qui accompagne presque toutes les sc&egrave;nes &eacute;tranges avec le livre magique de <strong>Jumanji<\/strong> (1995). Les citations musicales sont aussi dr&ocirc;les que significatives.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>20 &#8211; The Lazarus Revealed \/ Failed Resuscitation (2:49) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 11 (end) \/ LLL disc 1 track 15 (end)<\/span>\n<\/div>\n<div>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Le Lazarus sort de la piscine brumeuse du laboratoire et Casper se rend compte: &quot;<em>C&#039;est ce qui ram&egrave;ne les fant&ocirc;mes &agrave; la vie!<\/em>&quot; Imm&eacute;diatement, Horner passe &agrave; une version vivante, presque exalt&eacute;e du th&egrave;me du piano m&eacute;lancolique &#8211; c&#039;est comme si le compositeur sautait sur l&#039;occasion d&#039;utiliser les th&egrave;mes de la tristesse chaque fois que possible.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Il y a un flacon contenant juste assez de liquide magique pour ramener seul un fant&ocirc;me, et face &agrave; la perspective d&#039;un coffre-fort imp&eacute;n&eacute;trable, Carrigan veut &ecirc;tre celui qui l&#039;utilise. La musique de Horner accompagnant la tentative de r&eacute;animation de Casper devient grotesque pour souligner le ton gothique de cette sc&egrave;ne &agrave; la Frankenstein. Le crescendo est pr&eacute;matur&eacute;ment interrompu lorsqu&#039;une main est vue retirer la fiole du Lazarus et contrecarrer la tentative de Casper de retourner dans le monde des vivants.<\/span>\n<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>21 &#8211; &ldquo;Dying&rdquo; To Be A Ghost (0:33) <\/strong><br \/>\n\tMCA track 9 \/ LLL disc 1 track 16<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Au d&eacute;but, Carrigan veut que Dibs meure, devienne un fant&ocirc;me et vole dans le coffre-fort pour s&rsquo;emparer du tr&eacute;sor de Casper. Dibs, bien s&ucirc;r, n&rsquo;est pas trop s&eacute;duit par la proposition de son patron et pr&eacute;f&eacute;rerait de loin que Carrigan ex&eacute;cute elle-m&ecirc;me cette petite corv&eacute;e. Avant que quiconque puisse dire Boo! les deux sont &agrave; la gorge l&#039;un de l&#039;autre. Dans un autre film, cela aurait pu conduire &agrave; toutes sortes d&#039;humour tr&egrave;s noir et \/ ou de m&eacute;chancet&eacute; vilaine, mais dans les mains de Brad Silberling, cela devient une poursuite hilarante, la com&eacute;die soulign&eacute;e par l&#039;utilisation fougueuse du th&egrave;me de Carrigan et Dibs. Sur le morceau de sept minutes tel qu&#039;il appara&icirc;t sur l&#039;album MCA, presque rien ne reste intact dans le film, &agrave; part des bribes de trente secondes comme celle-ci. Pour r&eacute;f&eacute;rence, la 9&egrave;me plage de l&#039;album MCA est une suite. Sa premi&egrave;re partie correspond &agrave; <em>Dying To Be A Ghost<\/em> (<em>version film<\/em>) (LLL disque 1 piste 16, marqu&eacute;e comme pr&eacute;sentant de la musique in&eacute;dite mais en fait presque identique), sa deuxi&egrave;me partie correspond &agrave; <em>Dad Returns<\/em> (LLL disque 1 piste 18).<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>22 &#8211; &ldquo;The Bitch Is Back!&rdquo; (0:26) <\/strong><br \/>\n\tMCA track 9 \/ LLL disc 1 track 16<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Finalement, Carrigan Crittenden conduit sa voiture dans un arbre surplombant une falaise et tombe &agrave; sa mort. Le soulagement de Dibs est cependant de courte dur&eacute;e, car une ombre g&eacute;ante se profile derri&egrave;re lui et d&rsquo;une voix tonitruante, le fant&ocirc;me de Carrigan s&rsquo;annonce: &laquo;<em>La salope est de retour!<\/em>&raquo; (L&#039;utilisation du terme salope serait totalement impensable dans un film de famille de nos jours, surtout aux Etats-Unis.) Embrassant les clich&eacute;s du genre, Horner se livre &agrave; une envol&eacute;e d&#039;orgue qui d&eacute;gouline positivement de drame path&eacute;tique.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Il n&#039;y avait aucune chance pour Horner de mettre en musique la sc&egrave;ne suivante, qui est remplie de musique source et voit le Dr Harvey se saouler dans un bar, &eacute;treignant les oncles et leur enlevant inconsciemment le d&eacute;sir de le tuer (ils appr&eacute;cieraient de la viande fra&icirc;che, ou plut&ocirc;t un ectoplasme, parmi eux). &Agrave; la fin de la sc&egrave;ne, James Harvey tombe dans une tranch&eacute;e ouverte et meurt.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>23 &#8211; Carrigan&rsquo;s Ghost (0:32) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 9 \/ LLL disc 1 track 16<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">La tentative de r&eacute;animation rat&eacute;e a laiss&eacute; Casper ressemblant &agrave; un &oelig;uf au plat, le jaune tourn&eacute; vers le haut, et alors que Kat le regonfle, nous entendons une version du nouveau th&egrave;me Casper. Ils sont brusquement interrompus lorsque Carrigan arrive accompagn&eacute;e de cordes agit&eacute;es et &eacute;tonnamment Silvestri-esques, rappelant notamment le moment o&ugrave; Marty McFly d&eacute;couvre la tombe de son p&egrave;re dans <strong>Back To The Future Part 2<\/strong> (1989). La r&eacute;f&eacute;rence (disque LLL 2 piste 9, 2: 35-2: 40) ne peut pas relever du hasard, et de toute fa&ccedil;on, dans un film comme celui-ci, tout est permis.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><iframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" class=\"imgcollabo\" frameborder=\"0\" height=\"315\" scrolling=\"no\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/uA7BbE1cF2U?start=96\" width=\"560\"><\/iframe><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>24 &#8211; Carrigan Crosses Over (2:32) <\/strong><br \/>\n\tLLL disc 1 track 17<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">La fiole avec le pr&eacute;cieux liquide de r&eacute;animation toujours dans sa main droite, Carrigan parvient &agrave; p&eacute;n&eacute;trer dans le coffre-fort et &agrave; faucher le tr&eacute;sor de Casper. Quelques secondes plus tard, cependant, Dibs met la main sur le flacon mais il est exp&eacute;di&eacute; dans l&#039;autre monde par une Carrigan enrag&eacute;e. R&eacute;alisant que plus rien ne lui fait obstacle, elle ordonne &agrave; Casper et Kat de d&eacute;marrer le Lazarus et de la ramener. Cependant, comme elle n&#039;a plus d&rsquo;affaires inachev&eacute;es, elle est transperc&eacute;e par des faisceaux de lumi&egrave;re aveuglante et oblig&eacute;e de traverser. Kat r&eacute;ussit &agrave; attraper la fiole juste avant qu&#039;elle ne touche le sol. Le coffre au tr&eacute;sor atterrit avec un bruit sourd et le couvercle s&#039;ouvre. (Il s&#039;av&egrave;re que le tr&eacute;sor est un gant et une balle de baseball ayant appartenu &agrave; Duke Snider des Brooklyn Dodgers, le joueur pr&eacute;f&eacute;r&eacute; de Casper.) Horner marque la disparition de Carrigan avec des cordes hurlantes et des cuivres sur un choeur &eacute;trange, rappelant vaguement la mort de la reine Bavmorda dans <strong>Willow<\/strong> (1988). <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/com\/?page_id=9731\"><strong>Willow<\/strong><\/a> (1988).<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>25 &#8211; Dad Returns (3:02) <\/strong><br \/>\n\tMCA track 9 part 2 \/ LLL disc 1 track 18<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Harvey est devenu un fant&ocirc;me et entre dans le laboratoire en volant. Horner le d&eacute;crit avec quelques variations sur le th&egrave;me des oncles, d&rsquo;autant plus que le docteur ne reconna&icirc;t plus sa propre fille &#8211; Horner fournit rapidement des flashs du th&egrave;me de la famille. Cela change lorsque le petit croisement de doigts du d&eacute;but du film porte ses fruits et que les souvenirs de Harvey lui reviennent. Significativement, Horner interjecte un soup&ccedil;on des accords de piano et de cordes m&eacute;morables qui termineront le grand final &eacute;motionnel du film, <em>One Last Wish<\/em>. Son apparition ici annonce la r&eacute;habilitation de Casper gar&ccedil;on &agrave; venir.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Casper r&eacute;alise ce qu&#039;il doit faire et renonce &agrave; sa chance de redevenir humain pour que Kat puisse retrouver son p&egrave;re. Le Dr Harvey est effectivement ressuscit&eacute; par le Lazarus mais la victoire est douce-am&egrave;re. Surprise intelligente&nbsp;: quand Kat et son p&egrave;re s&rsquo;embrassent sinc&egrave;rement, Horner n&rsquo;utilise pas le th&egrave;me de la famille mais les deux th&egrave;mes de la tristesse, mettant l&rsquo;accent sur le d&eacute;sespoir en sourdine ressenti par Casper. Cette d&eacute;cision va bien au-del&agrave; du niveau de la musique papier peint et, &eacute;tonnamment, ce genre de trouvailles inspir&eacute;es qui font tout l&rsquo;art de la musique de films, c&#039;est ce que Horner r&eacute;ussissait r&eacute;guli&egrave;rement dans ses meilleurs scores.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>26 &#8211; Casper Gets His Wish (1:45) <\/strong><br \/>\n\tLLL disc 1 track 19<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Les m&eacute;chants mis &agrave; l&#039;&eacute;cart, la finale peut maintenant commencer et elle est enti&egrave;rement centr&eacute;e sur les protagonistes. Le deuxi&egrave;me th&egrave;me de la tristesse est utilis&eacute; alors que Casper traverse sa Dark Night Of The Soul, mais une lumi&egrave;re rouge appara&icirc;t et avec elle, Amelia Harvey sous les traits d&#039;un ange. Horner orchestre le th&egrave;me du piano pour des cordes douces et ajoute un d&eacute;licat choeur sans paroles. Assez vite, la partition se tourne vers le th&egrave;me de Casper, lyrique et confiant, lorsque le fant&ocirc;me entend qu&#039;il se voit accorder une forme humaine jusqu&#039;&agrave; 10 heures du soir &#8211; assez de temps pour qu&#039;il trouve Kat et interagisse avec elle comme un v&eacute;ritable &ecirc;tre humain.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">La sc&egrave;ne suivante aurait pu &ecirc;tre beaucoup moins &eacute;coeurante si les cin&eacute;astes avaient d&eacute;cid&eacute; de s&#039;appuyer sur le score au lieu de nous fourrer une chanson dans la gorge qui ne convient que pour son titre: <em>Remember Me This Way<\/em> (&eacute;crite par David Foster &amp; Linda Thompson et interpr&eacute;t&eacute;e par Jordan Colline). Il y a au moins deux raisons &agrave; la sentimentalit&eacute; qui en r&eacute;sulte: la chanson appara&icirc;t comme un moyen transparent de commercialiser l&#039;album original, et bien qu&#039;elle puisse &ecirc;tre justifi&eacute;e en tant que chanson d&#039;amour jou&eacute;e &agrave; la f&ecirc;te d&#039;Halloween qui bat maintenant son plein, elle contribue &agrave; rendre la courte apparition de Devon Sawa dans le r&ocirc;le de Casper le gar&ccedil;on incroyablement et impardonnablement campy. Dans l&#039;&eacute;tat actuel des choses, la chanson interrompt deux pistes que Horner aurait sans aucun doute reli&eacute;es dans un mouvement culminant de neuf minutes d&rsquo;un raffinement &eacute;motionnel infini si seulement les cin&eacute;astes n&#039;avaient pas perdu la boule.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><iframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" class=\"imgcollabo\" frameborder=\"0\" height=\"315\" scrolling=\"no\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/01ClRWyf9I4?controls=0&amp;start=22\" width=\"560\"><\/iframe><\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>27 &#8211; One Last Wish (3:36) <\/strong><br \/>\n\tMCA track 12 \/ LLL disc 1 track 20<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Juste au moment o&ugrave; Kat reconna&icirc;t Casper dans le beau gar&ccedil;on qui lui demande de danser avec lui, le th&egrave;me du piano prend le relais de la chanson. Tr&egrave;s vite, le hautbois double le piano et le deuxi&egrave;me th&egrave;me de la tristesse revient alors que James Harvey dit au revoir &agrave; sa femme.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles les morceaux constituant le c&ocirc;t&eacute; triste et m&eacute;ditatif du score fonctionnent mieux que le c&ocirc;t&eacute; l&eacute;ger: le mixage sonore est plus important, les deux th&egrave;mes de tristesse sont &agrave; la fois admirablement simples et &eacute;motionnellement bouleversants, l&#039;orchestration et le rythme des morceaux frappent par leur retenue et peut-&ecirc;tre surtout, James Horner a &eacute;t&eacute; autoris&eacute; &agrave; ignorer les points de synchronisation et &agrave; laisser vraiment la musique respirer.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Mais chaque histoire de Cendrillon a une horloge et lorsque celle-ci commence &agrave; sonner &agrave; 22 heures, Horner rappelle les accords de piano et de cordes m&eacute;morables et r&eacute;dempteurs &eacute;voqu&eacute;s juste avant que James Harvey ne soit ramen&eacute; au monde des vivants. Les accords prennent ici une qualit&eacute; mystique (le mixage sonore leur permet de prendre le devant!) et ils font r&eacute;sonner de mani&egrave;re exemplaire les sentiments complexes et ambigus du moment: la tristesse d&#039;avoir &agrave; dire au revoir (&agrave; une femme ou &agrave; une existence humaine trop courte) et la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; que Kat, James Harvey et Casper tirent du fait que leurs v&oelig;ux les plus profonds soient exauc&eacute;s.<\/span><br \/>\n\t<span style=\"font-size:16px\">Il y a un dernier moment fantastique dans la partition: Casper et Kat s&#039;embrassent enfin alors que le gar&ccedil;on se transforme &agrave; nouveau en fant&ocirc;me. M&ecirc;me ainsi, Casper a satisfait son d&eacute;sir d&#039;exister en tant qu&#039;&ecirc;tre humain et surtout, d&#039;aimer et d&#039;&ecirc;tre aim&eacute;. Cet apaisement se refl&egrave;te dans les notes finales du morceau, qui d&eacute;gagent une sorte de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; qui ne manque jamais de me donner la chair de poule. Pour moi, ces secondes &agrave; elles seules sont une preuve suffisante de l&#039;incroyable dramaturge et conteur, et de l&#039;&eacute;motionnaliste sans pareil qu&#039;&eacute;tait James Horner.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>28 &#8211; Boo? (0:20) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">LLL disc 1 track 23 (0:43-1:08)<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Pour changer compl&egrave;tement de ton, Casper se rend compte que tous les enfants &agrave; la f&ecirc;te d&#039;Halloween le fixent, et ne sachant quoi dire, il laisse &eacute;chapper un doux &laquo;Boo?&raquo;. &Agrave; ce moment-l&agrave; tous les enfants franchissent les portes dans une panique fr&eacute;n&eacute;tique. (Brad Silberling dit qu&#039;il n&#039;&eacute;tait que trop heureux de voir sortir du plateau les 350 figurants d&#039;adolescents riches en sucre.) Pour ce morceau de 20 secondes, Horner pr&eacute;sente le quatri&egrave;me et dernier &eacute;nonc&eacute; du th&egrave;me Friendly Ghost, comme un dernier clin d&#039;&oelig;il respectueux &agrave; la m&eacute;lodie (avant qu&#039;elle ne soit reprise par Little Richard dans le passage au g&eacute;n&eacute;rique de fin).<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>29 &#8211; The Uncles Swing \/ End Credits (6:23) <\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">MCA track 15 \/ LLL disc 1 track 21<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t<span style=\"font-size:16px\">Le d&eacute;but jazzy du g&eacute;n&eacute;rique de fin de six minutes qu&rsquo;a compos&eacute; James Horner, <em>The Uncles Swing<\/em>, est remplac&eacute; dans le film par la chanson de Little Richard, mais heureusement, le reste du morceau se joue pendant le g&eacute;n&eacute;rique de fin. En succession rapide et avec des orchestrations irr&eacute;sistibles, le compositeur passe en revue quatre des principales m&eacute;lodies de la partition: le th&egrave;me de la famille, le nouveau th&egrave;me Casper et les deux th&egrave;mes de la tristesse, avant de se r&eacute;sumer &agrave; une belle trompette sur le th&egrave;me Casper et un solo &agrave; cordes d&#039;une d&eacute;licatesse saisissante suivi par une note longue et soutenue pour les cordes graves qui am&egrave;ne la partition &agrave; une conclusion sereine et satisfaisante. C&rsquo;est en fait la m&ecirc;me fin que <em>Casper&rsquo;s Lullaby<\/em>, l&rsquo;arrangement de concert des deux th&egrave;mes de la tristesse (LLL disque 2 piste 10).<br \/>\n\tEn fin de compte, le c&ocirc;t&eacute; l&eacute;ger de la partition est le moins abouti, en partie parce qu&#039;il finit souvent par &ecirc;tre massacr&eacute; dans le film final, en partie parce que Horner a n&eacute;cessairement peint en blanc sur blanc dans les nombreuses sc&egrave;nes qui ne font pas d&eacute;velopper les protagonistes de l&#039;histoire et avaient donc forc&eacute;ment besoin de peu de musicalisation. Quand une musique de film n&rsquo;a rien &agrave; dire sur le plan &eacute;motionnel, elle devient tr&egrave;s vite redondante, et c&rsquo;est notamment ce qui s&rsquo;est pass&eacute; dans le deuxi&egrave;me acte de <strong>Casper<\/strong>. Heureusement, tous ces morceaux sont sauv&eacute;s par l&rsquo;excellence musicale habituelle du compositeur et par les orchestrations impeccables d&rsquo;Art Kempel, Greig McRitchie et Don Davis. Cela dit, les deux th&egrave;mes de la tristesse et leur magnifique manipulation dans le film constituent l&rsquo;h&eacute;ritage durable de la partition. Ils ont permis au compositeur d&#039;approfondir et de rehausser la qualit&eacute; spirituelle que <strong>Casper<\/strong> avance et nourrit de mani&egrave;re surprenante. Esp&eacute;rons que James Horner n&#039;ait pas eu d&rsquo;affaires inachev&eacute;es en ce matin fatidique du 22 juin 2015, et que son esprit se pr&eacute;lasse maintenant dans la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; mystique que son &acirc;me artistique a pass&eacute; toute une vie &agrave; exprimer &agrave; travers les plus gracieuses des notes musicales.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div style=\"text-align: center\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><a href=\"https:\/\/lalalandrecords.com\/casper-25th-anniversary-remastered-limited-edition-2-cd-set\/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/casper_2020_covers.jpg\" style=\"width: 600px;height: 299px\" \/><\/a><\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><strong><a href=\"https:\/\/lalalandrecords.com\/casper-25th-anniversary-remastered-limited-edition-2-cd-set\/\">ACHETER CASPER 2 CDS<\/a><\/strong><\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><a href=\"https:\/\/lalalandrecords.com\/casper-25th-anniversary-remastered-limited-edition-2-cd-set\/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/actu\/logo\/LALALANDrecLogoNew.jpg\" \/><\/a><\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px\"><strong>Remerciements &agrave; Mike Matessino et MV Gerhard pour nous avoir donner l&#039;opportunit&eacute; d&#039;&eacute;crire cet article. <\/strong><\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px\">Photo credit: &copy; Universal Pictures &ndash; 1995<\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center\">\n<p style=\"text-align: center\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px\"><a href=\"https:\/\/www.patreon.com\/jhfm\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/become_patron_buton_light.jpg\" style=\"height: 75px;width: 300px\" \/><\/a><\/span>\n\t\t<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;\n\t\t<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1995, James Horner voguait toutes voiles dehors vers le sommet de sa gloire, avec des scores de premier ordre [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":28605,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[4,5,439],"tags":[68,324],"class_list":["post-28653","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-analyses","category-articles-fr","tag-casper","tag-shawn-murphy"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v23.4 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>CASPER 2 CDS : NOTRE ANALYSE EXCLUSIVE<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Notre analyse exclusive de la nouvelle \u00e9dition de Casper. 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