{"id":6732,"date":"2012-08-13T12:40:27","date_gmt":"2012-08-13T10:40:27","guid":{"rendered":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/?p=6732"},"modified":"2015-01-31T00:34:27","modified_gmt":"2015-01-30T22:34:27","slug":"memoire-effacee-on-efface-tout-et-on-continue","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/memoire-effacee-on-efface-tout-et-on-continue\/","title":{"rendered":"M\u00c9MOIRE EFFAC\u00c9E, ON EFFACE TOUT ET ON CONTINUE&#8230;"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><span style=\"color:#000000;\">D&eacute;sorientation. Circonspection. Apprivoisement. Immersion&hellip; Plong&eacute;e dans l&rsquo;ab&icirc;me glac&eacute; d&rsquo;une musique atemporelle, d&eacute;sincarn&eacute;e, o&ugrave; l&rsquo;abolissement des barri&egrave;res &eacute;motionnelles conditionne le retour, transform&eacute;, vers la surface. Perdue entre gestes symphoniques magistraux et peintures intimistes lumineuses, <\/span><strong><a href=\"\/com\/?page_id=902\"><span style=\"color:#000000;\">M&eacute;moire Effac&eacute;e<\/span><\/a><\/strong><span style=\"color:#000000;\"> surgissait de nulle part au c&oelig;ur d&rsquo;une ann&eacute;e 2004 d&eacute;concertante dans l&rsquo;&oelig;uvre de James Horner, o&ugrave; la folie &eacute;pique et le romantisme &eacute;chevel&eacute; (<\/span><a href=\"\/com\/?page_id=904\"><span style=\"color:#000000;\"><strong>Troie<\/strong><\/span><\/a><span style=\"color:#000000;\">) se disputaient au m&eacute;tissage traditionnel (<\/span><strong><a href=\"\/com\/?page_id=900\"><span style=\"color:#000000;\">Bobby Jones : Naissance D&#39;Une L&eacute;gende<\/span><\/a><\/strong><span style=\"color:#000000;\">) et donc &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rimentation synth&eacute;tique la plus absolue. En composant pour le film de Joseph Ruben une musique exigeante, aride dans sa forme et complexe dans sa conception, &agrave; l&rsquo;&eacute;cart des codes en vigueur dans le registre du thriller, l&rsquo;auteur de <\/span><a href=\"\/com\/?page_id=892\"><span style=\"color:#000000;\"><strong>Sans Fronti&egrave;res<\/strong><\/span><\/a><span style=\"color:#000000;\"> d&eacute;montrait une fois encore, s&rsquo;il en est besoin, ses qualit&eacute;s de chercheur et de pourfendeur du conformisme ambiant de la musique de film. Une fa&ccedil;on d&rsquo;assumer ses choix qui non seulement allait &agrave; l&rsquo;encontre des conventions mais osait en outre se d&eacute;tourner de ses plus fid&egrave;les auditeurs. Ou plut&ocirc;t se proposait de les entra&icirc;ner vers d&rsquo;autres horizons musicaux, plus angoissants et fantomatiques que d&rsquo;accoutum&eacute;e.<\/span><\/span><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:18px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><span style=\"color:#000000;\">Quelque soit sa passion ou sa familiarit&eacute; avec le style du Maestro, celui qui d&eacute;couvre encore aujourd&rsquo;hui les notes &eacute;vanescentes et le son &eacute;lectro-pianistique de <\/span><strong><span style=\"color:#000000;\">M&eacute;moire Effac&eacute;e<\/span><\/strong><span style=\"color:#000000;\"> ne saurait le faire sans un travail d&rsquo;apprivoisement puis d&rsquo;immersion que seules autorisent la d&eacute;sorientation puis la circonspection suscit&eacute;es par les premi&egrave;res &eacute;coutes. Est-ce &agrave; dire que cette musique se m&eacute;rite et ne procure qu&rsquo;un plaisir vaguement tortur&eacute; et masochiste ?<br \/>\n\t&laquo; <\/span><em><span style=\"color:#000000;\">Si vous me dites que vous avez adh&eacute;r&eacute; &agrave; <\/span><strong><span style=\"color:#000000;\">M&eacute;moire Effac&eacute;e<\/span><\/strong><span style=\"color:#000000;\"> d&egrave;s la premi&egrave;re &eacute;coute, c&#39;est que nous ne sommes pas en phase. Cette musique a besoin d&#39;&ecirc;tre dompt&eacute;e et apprivois&eacute;e. Apr&egrave;s, et seulement apr&egrave;s, on accepte &#8211; ou pas d&#39;ailleurs &#8211; son aust&eacute;rit&eacute;, son trouble et sa difficult&eacute;.<\/span><\/em><span style=\"color:#000000;\"> &raquo; Une chose est s&ucirc;re, James Horner suscite &agrave; cette occasion un flot de sentiments contradictoires qui, au final, emp&ecirc;ch<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size:18px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><span style=\"color:#000000;\">se proposait <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size:18px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><span style=\"color:#000000;\">eront nombre d&rsquo;auditeurs d&rsquo;adh&eacute;rer totalement &agrave; une partition affranchie de toute r&eacute;f&eacute;rence tangible et de tout rep&egrave;re rassurant, o&ugrave; le dosage entre la suggestion et l&rsquo;expression atteint des sommets. L&rsquo;&eacute;motion, il faut aller la chercher et se l&rsquo;approprier &eacute;go&iuml;stement. Le souffle, il faut se l&rsquo;imaginer et l&rsquo;enraciner, intimement, au plus profond de sa propre exp&eacute;rience. Le ravissement et la d&eacute;lectation ? Et bien, il faudra repasser car tel n&rsquo;est pas ici le propos. La musique n&rsquo;est pas, toujours, faite pour le plaisir des sens ou la flatterie des &eacute;motions et c&rsquo;est bien l&agrave;, dans la prise de risque et l&rsquo;abandon des protections que r&eacute;sident aussi tout le talent et la sp&eacute;cificit&eacute; d&rsquo;un compositeur multiforme.<br \/>\n\tA l&rsquo;heure o&ugrave; <\/span><strong><a href=\"\/com\/?page_id=5984\"><span style=\"color:#000000;\">The Amazing Spider-Man<\/span><\/a><\/strong><span style=\"color:#000000;\">, d&rsquo;une mani&egrave;re bien s&ucirc;r beaucoup plus s&eacute;duisante, nous rappelle combien James Horner sait pratiquer l&rsquo;art du contre-pied et de l&rsquo;injection &eacute;lectronique &agrave; plus ou moins forte dose, replonger dans ce puzzle (&eacute;lectro)statique n&rsquo;en devient que plus savoureux et instructif.<\/span><\/span><\/span>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t\t<br \/>\n\t\t<span style=\"font-size:18px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><span style=\"color:#000000;\">&nbsp;&laquo; <\/span><em><span style=\"color:#000000;\">Apr&egrave;s <\/span><span style=\"color:#000000;\"><strong>Troie<\/strong><\/span><span style=\"color:#000000;\">, il &eacute;tait sage pour ne pas dire sain que je me retrouve face &agrave; moi-m&ecirc;me autour d&#39;une partition tr&egrave;s abstraite et nuanc&eacute;e, dans laquelle l&#39;obsessionnel rimerait avec l&#39;&eacute;lectronique. De l&agrave; &agrave; pr&eacute;tendre qu&#39;il s&#39;agit d&#39;un cycle exp&eacute;rimental, je n&#39;irai pas jusque l&agrave; car, m&ecirc;me si cela peut s&#39;y apparenter, cette option revient et reviendra assez souvent dans mes choix.<\/span><\/em><span style=\"color:#000000;\"> &raquo; <sup><strong><span style=\"font-size: 11px;\">1<\/span><\/strong><\/sup><\/span><\/span><\/span>\n\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t<br \/>\n\t<span style=\"color:#000000;\"><span style=\"font-size: 18px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/MEMOIRE\/memoire2.jpg\" style=\"width: 450px; height: 313px; float: right; margin: 10px;\" \/><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size:18px;\"><span style=\"color:#000000;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">Le temps n&rsquo;a pas de prise sur la musique. Cette maxime, James Horner ne cesse de la r&eacute;p&eacute;ter &agrave; chaque ondulation de sa boucle musicale, &eacute;ternel recommencement qui &agrave; chacun de ses voyages compositionnels pose un point d&rsquo;ancrage qui r&eacute;pond au pr&eacute;c&eacute;dent et d&eacute;termine le suivant, sans crainte de briser la lin&eacute;arit&eacute; du temps et l&rsquo;espace. Pour en arriver &agrave; ce point de clart&eacute; et de simplicit&eacute;, l&rsquo;existence cr&eacute;atrice doit se faire plus subtile et complexe. Boucle, r&eacute;p&eacute;tition, ondulation sont pr&eacute;cis&eacute;ment les termes qui reviennent &agrave; l&rsquo;esprit quand on s&rsquo;immerge dans les premi&egrave;res minutes de l&rsquo;album, dont le pouvoir hypnotisant ne s&rsquo;est pas &eacute;vapor&eacute; d&rsquo;une particule. Le temps n&rsquo;a pas de prise sur cette musique dont la mati&egrave;re harmonique si profond&eacute;ment spectrale s&rsquo;&eacute;coule de mani&egrave;re inchang&eacute;e, inalt&eacute;rable et insensible aux tourments ext&eacute;rieurs. Peu importe l&rsquo;ann&eacute;e, peu importe le lieu, seules comptent la gravit&eacute; absurde du sujet &ndash; une femme doit prouver l&rsquo;existence de son fils disparu des m&eacute;moires &ndash; et la v&eacute;racit&eacute; des sentiments contenus ou ali&eacute;n&eacute;s par une situation inextricable. Il n&rsquo;est d&egrave;s lors pas &eacute;tonnant, de la part d&rsquo;un musicien qui depuis longtemps a fait siennes pudeur et d&eacute;licatesse dans la peinture des &eacute;motions, que la musique prenne des couleurs minimalistes et pr&eacute;f&egrave;re &agrave; des effets expressifs ou instrumentaux ind&eacute;cents et d&eacute;plac&eacute;s le tissage progressif et imperceptible d&rsquo;un prisme musical d&eacute;nu&eacute; de toute facilit&eacute;. Cette illusion temporelle, le compositeur la manie avec sa pr&eacute;cision et sa justesse habituelles sur un sujet qui appelait pourtant tous les &eacute;carts de conduite et autres vaines manifestations d&rsquo;un suspense pr&eacute;fabriqu&eacute;. Une illusion <\/span><\/span><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><span style=\"color:#000000;\">qui m&egrave;ne &agrave; la r&eacute;v&eacute;lation, pour peu que l&rsquo;on accepte de suivre la musique dans ses d&eacute;dales miroitants. A-t-on v&eacute;ritablement conscience de toutes les possibilit&eacute;s offertes par une telle histoire alors que les m&ecirc;mes tics, les m&ecirc;mes ambiances, la m&ecirc;me absence de style ou de retenue brident nombre de thrillers en voulant les booster, limitant ainsi leur port&eacute;e et les privant d&rsquo;une identit&eacute; propre ? Joseph Ruben a quant &agrave; lui bien compris tout ce qu&rsquo;une musique peut apporter en plus-value atmosph&eacute;rique et spirituelle, y compris et peut-&ecirc;tre surtout lorsqu&rsquo;elle sait se fondre dans la sombre complexit&eacute; des sentiments humains. Le cycle d&rsquo;&eacute;coutes successives qu&rsquo;il convient de s&rsquo;imposer, entrecoup&eacute; de la vision du film qui, ne l&rsquo;oublions pas, demeure l&rsquo;inspiration initiale et le cadre essentiel de toute musique de film, permettra &agrave; l&rsquo;auditeur, ou pas, de trouver son chemin dans ce labyrinthe sonore d&rsquo;autant plus d&eacute;concertant qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;issue. La cl&eacute; de cette musique serait-elle justement de ne chercher ni sortie ni r&eacute;confort, mais au contraire de simplement se laisser happer au plus profond de son &ecirc;tre, sans apaisement, sans respiration ? Quoiqu&rsquo;il en soit, cette plong&eacute;e en apn&eacute;e promet d&rsquo;&ecirc;tre hallucinante pour peu que l&rsquo;on s&rsquo;immerge vraiment, sans crainte d&rsquo;y laisser une part de ses illusions. Une exp&eacute;rience musicale totale, froide comme la mort, vide comme le n&eacute;ant, terrifiante comme l&rsquo;oubli et qui pourtant, au hasard d&rsquo;une strie r&eacute;calcitrante, d&rsquo;un sillon lumineux ou d&rsquo;une &eacute;motion feutr&eacute;e sait redonner sa place &agrave; la vie et l&rsquo;espoir. C&rsquo;est tout le prix et la difficult&eacute; de cette partition vers laquelle on ne retourne pas ais&eacute;ment. L&rsquo;inverse, signe d&rsquo;une fascination morbide, serait d&rsquo;ailleurs inqui&eacute;tant.<br \/>\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/MEMOIRE\/memoire6.jpg\" style=\"width: 292px; height: 450px; margin: 10px; float: left;\" \/>Bien plus qu&rsquo;un &icirc;lot exp&eacute;rimental sans attaches, <\/span><strong><span style=\"color:#000000;\">M&eacute;moire Effac&eacute;e<\/span><\/strong><span style=\"color:#000000;\"> n&rsquo;en repr&eacute;sente pas moins une plaque tournante dans l&rsquo;&eacute;tude &eacute;lectro-acoustique selon James Horner, que l&rsquo;on aurait tort de n&eacute;gliger sous pr&eacute;texte qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas la plus agr&eacute;able &agrave; &eacute;couter. Rien &agrave; voir, par exemple, avec les mouvements galvanisants de <strong>Sans Fronti&egrave;res<\/strong>, autre versant &eacute;lectro-acoustique qui l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente savait se montrer puissamment expressif jusque dans la froideur et la terreur m&ecirc;mes. Effacer provisoirement son propre historique musical pour commencer un nouveau cycle de perceptions, se perdre pour mieux comprendre, s&rsquo;interroger pour aimer davantage, telles sont les le&ccedil;ons possibles de cette partition en apparence effac&eacute;e, et pourtant si intense.<br \/>\n\tIl faut dire que la pr&eacute;sence obsessionnelle du piano, par le compositeur lui-m&ecirc;me, fait pour beaucoup dans la compr&eacute;hension et l&rsquo;appr&eacute;ciation de cette musique atemporelle. Pass&eacute;s les murmures d&rsquo;enfants d&eacute;concertants et symboliquement &eacute;vocateurs, qui ouvrent et ferment l&rsquo;album sur ces pointill&eacute;s chers au compositeur, le piano s&rsquo;impose d&rsquo;embl&eacute;e comme l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment unificateur d&rsquo;une fibre sonore d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment glac&eacute;e et faussement dispers&eacute;e, le passeur entre deux mondes, entre deux souvenirs, celui qui apporte l&rsquo;&eacute;quilibre et transmet la voix de l&rsquo;enfant &agrave; travers le temps et l&rsquo;oubli. Celui qui permet &agrave; l&rsquo;existence et au souvenir de perdurer au-del&agrave; de toute raison.<br \/>\n\tLe piano, ici, c&rsquo;est un peu la foi r&eacute;solue de cette m&egrave;re envers son enfant, envers et contre tout. A l&rsquo;image du sublime <\/span><a href=\"\/com\/?page_id=894\"><span style=\"color:#000000;\"><strong>House Of Sand And Fog<\/strong><\/span><\/a><span style=\"color:#000000;\">, mais de fa&ccedil;on encore plus radicale, James Horner pousse cet &eacute;quilibre entre la puret&eacute; acoustique du piano, d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, et l&rsquo;incertitude synth&eacute;tique de l&rsquo;autre, au plus pr&egrave;s de l&rsquo;ab&icirc;me. Et si, par moments, il franchit le pas vers le pr&eacute;cipice, les cordes invisibles du piano sont toujours l&agrave; pour ramener l&rsquo;espoir &agrave; la vie.<br \/>\n\tCet &eacute;quilibre dans le d&eacute;s&eacute;quilibre, cette folie sombrant dans la plus grande douceur, ce maelstr&ouml;m de sentiments si violents et contenus qu&rsquo;ils n&rsquo;explosent jamais et de ce fait maintient intact la fibre maternelle et la sant&eacute; mentale de Telly Paretta (Julianne Moore, fascinante), telles sont les d&eacute;finitions possibles de cette musique hors normes. Hors normes car non conforme &agrave; ce que l&rsquo;on pourrait attendre sur un tel film et aussi surprenante que possible dans la filmographie d&rsquo;un compositeur qui, loin des sir&egrave;nes hollywoodiennes, n&rsquo;en finit pourtant pas de nous surprendre. On peut toujours gloser sur ce qu&rsquo;aurait pu &ecirc;tre la carri&egrave;re de James Horner s&rsquo;il y avait eu plus de <\/span><a href=\"\/com\/?page_id=746\"><span style=\"color:#000000;\"><strong>Braveheart<\/strong><\/span><\/a><span style=\"color:#000000;\">, plus de <\/span><a href=\"\/com\/?page_id=766\"><span style=\"color:#000000;\"><strong>Titanic<\/strong><\/span><\/a><span style=\"color:#000000;\">, plus d&rsquo;<\/span><a href=\"\/com\/?page_id=995\"><span style=\"color:#000000;\"><strong>Avatar<\/strong><\/span><\/a><span style=\"color:#000000;\">&hellip; Mais que serait-elle devenue sans ces &laquo; petits &raquo; films qui chacun &agrave; leur mani&egrave;re auront sonn&eacute; &agrave; l&rsquo;oreille du Maestro comme l&rsquo;occasion de prolonger et perfectionner ses propres id&eacute;es ? L&rsquo;extr&ecirc;me coh&eacute;sion et la richesse unique de son &oelig;uvre, en l&rsquo;&eacute;tat, apportent la meilleure des r&eacute;ponses &agrave; ces deux questions chim&eacute;riques.<br \/>\n\tLa fusion fantastique, au sens propre comme au sens figur&eacute;, entre l&rsquo;&eacute;lectronique et le piano, et d&rsquo;une fa&ccedil;on plus m&eacute;taphorique entre le d&eacute;sincarn&eacute; et le ressenti, marque cette progression dans la continuit&eacute; qui anime depuis maintenant plus de trente ans le laboratoire musical de James Horner. Pr&eacute;tendre qu&rsquo;il faut se forcer &agrave; d&eacute;passer ses doutes et ses r&eacute;ticences en multipliant les &eacute;coutes, r&eacute;pondre &agrave; cette boucle interminable par son propre cycle d&rsquo;appr&eacute;hension, n&rsquo;a rien d&rsquo;une posture et ne r&eacute;pond pas d&rsquo;une quelconque intellectualisation du discours musico-filmique.<br \/>\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/MEMOIRE\/memoire8.jpg\" style=\"width: 292px; height: 449px; float: right; margin: 10px;\" \/>La tentation serait grande en effet de taxer cette musique plus d&eacute;licate que difficile d&rsquo;intellectualisme facile et d&rsquo;imperm&eacute;abilit&eacute; factice, quand elle sait au contraire suivre au plus pr&egrave;s et au plus juste tout le sens et tous les sentiments imprim&eacute;s par l&rsquo;histoire. Ce serait oublier en outre que l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve de Gy&ouml;rgyi Ligeti a tourn&eacute; le dos &agrave; une carri&egrave;re &laquo; naturelle &raquo; de compositeur contemporain quand, plut&ocirc;t que d&rsquo;&eacute;crire en cercle ferm&eacute;, il d&eacute;sirait plus que tout adresser au plus grand nombre sa sensibilit&eacute; et ses convictions musicales, toucher de diverses fa&ccedil;ons le passionn&eacute; autant que le grand public, ce que seul le m&eacute;dia cin&eacute;matographique rendait possible. Reprocher &agrave; celui qui aura su &laquo; s&rsquo;effacer &raquo; derri&egrave;re les images pour mieux les sublimer et mieux s&rsquo;exprimer musicalement serait pour le moins injuste et d&eacute;plac&eacute;. Et comme seule l&rsquo;exp&eacute;rience personnelle fait foi, quand toutes les th&eacute;ories et autres explications ont &eacute;chou&eacute;es, il suffit donc d&rsquo;&eacute;couter x fois cet album aussi exigeant que fluide pour s&rsquo;apercevoir que les premiers phras&eacute;s du piano et les premiers &eacute;chos &eacute;lectro, puis leur perp&eacute;tuelle et progressive r&eacute;p&eacute;tition, prennent alors une tout autre dimension, une toute autre ampleur. On n&rsquo;est certes pas oblig&eacute; d&rsquo;adh&eacute;rer &agrave; un tel discours, mais on ne peut pas nier que cette fa&ccedil;on de proc&eacute;der, appliqu&eacute;e &agrave; sa propre sensibilit&eacute;, produise son effet.<br \/>\n\tLa r&eacute;surgence de la conscience passe ici par son effacement initial. Les r&eacute;miniscences, indissociables du style Horner, sont ici d&eacute;vers&eacute;es &agrave; dose subliminale. La suggestion est telle qu&rsquo;elle p&eacute;n&egrave;tre les fronti&egrave;res de l&rsquo;inconscient. Que l&rsquo;on soit ou non familier de cet univers musical, la lumi&egrave;re finit toujours par trouver son chemin, avec plus ou moins d&rsquo;&eacute;vidence, plus ou moins d&rsquo;intensit&eacute;. C&rsquo;est en cela que l&rsquo;expressivit&eacute; tout en retenue poss&egrave;de ici des vertus existentielles insoup&ccedil;onn&eacute;es. C&rsquo;est pour cette raison que le partage int&eacute;rieur de cette musique n&eacute;cessite l&rsquo;abandon le plus total, &agrave; la mani&egrave;re des adeptes de la musique r&eacute;p&eacute;titive hypnotisant l&rsquo;auditeur pour mieux sonder en profondeur l&rsquo;&acirc;me humaine, d&eacute;passer la superficialit&eacute; pour atteindre une f&eacute;licit&eacute; plus contrast&eacute;e, regarder la vie telle qu&rsquo;elle est, absurde et sublime, exaltante et l&rsquo;instant d&rsquo;apr&egrave;s d&eacute;sesp&eacute;rante. Demander dans ces conditions un plaisir de tous les instants &agrave; cette dissection diaphane de l&rsquo;humain reviendrait &agrave; lui demander d&rsquo;accomplir un miracle. Ce que cette musique, profond&eacute;ment humaine et donc visc&eacute;ralement imparfaite, se refuse obstin&eacute;ment.<br \/>\n\tSuspendue entre deux sensations, &agrave; la crois&eacute;e du r&eacute;el et du fantasm&eacute;, cette partition dickienne au possible nie tout sentiment de r&eacute;confort ou d&rsquo;absolution tant elle n&rsquo;apporte aucune r&eacute;ponse. A chacun de trouver ses propres r&eacute;ponses et d&rsquo;accepter, in fine, de rester partiellement dans l&rsquo;expectative. Tout comme le personnage n&rsquo;en termine pas avec sa m&eacute;moire, sph&egrave;re n&eacute;vralgique de notre univers int&eacute;rieur &ocirc; combien personnelle et complexe, l&rsquo;auditeur n&rsquo;en finit avec l&rsquo;atmosph&egrave;re spectrale subtilement induite par la musique, qui surprend &agrave; nous toucher quand elle feint de fuir toute empathie.<br \/>\n\tCet enseignement de la part d&rsquo;un compositeur qui sait peindre les &eacute;motions comme personne et ne r&eacute;siste pas toujours, loin s&rsquo;en faut, &agrave; les exacerber, constitue une autre belle le&ccedil;on de vie et de cr&eacute;ation. Et comme la cr&eacute;ation, c&rsquo;est la vie, la r&eacute;solution et l&rsquo;obstination du compositeur &agrave; rejeter tout affect et toute complaisance en disent long sur sa capacit&eacute; &agrave; en dire beaucoup en exprimant peu. La musique est si belle quand elle sait nous prendre &agrave; la gorge et nous &ocirc;ter toute r&eacute;sistance. Elle est belle et parfois juste. La musique est si juste quand elle sait nous effleurer et toucher notre inconscient sans le forcer &agrave; la compr&eacute;hension et l&rsquo;adh&eacute;sion. Elle est alors juste et parfois belle, &agrave; sa mani&egrave;re.<\/span><\/span><\/span><br \/>\n\t<span style=\"color:#000000;\"><span style=\"font-size: 18px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/MEMOIRE\/memoire3.jpg\" style=\"width: 450px; height: 313px; margin: 10px; float: right;\" \/><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size:18px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><span style=\"color:#000000;\">La musique n&rsquo;est pas un tout unique, elle est multiple. Dans ses formes comme dans son contenu, dans ses expressions comme dans son cheminement. Des si&egrave;cles d&rsquo;histoire musicale, faite d&rsquo;h&eacute;ritage, de m&eacute;tissage, de connivences mais aussi de divergences et d&rsquo;antagonismes tout aussi enrichissants ne disent pas autre chose.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Digne h&eacute;ritier autant que cr&eacute;ateur &eacute;clair&eacute;, James Horner prolonge et cherche, il se cherche et trouve des r&eacute;ponses &agrave; ses obsessions pour mieux les remettre en question d&egrave;s la partition suivante.<br \/>\n\tCe que <\/span><strong><span style=\"color:#000000;\">M&eacute;moire Effac&eacute;e<\/span><\/strong><span style=\"color:#000000;\"> d&eacute;montre magistralement, avec toute la radicalit&eacute; et la t&eacute;m&eacute;rit&eacute; que la volont&eacute; cr&eacute;atrice, aussi spirituelle que tellurique, impose avec puissance et d&eacute;licatesse. La force dans la retenue, telle est le fil conducteur qui scelle les &eacute;l&eacute;ments contradictoires de cette architecture musicale complexe dans sa conception, simple dans sa forme, m&ecirc;me si l&agrave; encore les apparences sont trompeuses. Est-ce la simplicit&eacute; qui nous berce ou la complexit&eacute; qui nous touche, est-ce la complexit&eacute; qui conditionne l&rsquo;une ou la simplicit&eacute; qui transcende l&rsquo;autre ? Ou bien cela n&rsquo;a-t-il aucune importance ? L&rsquo;intelligence du discours, la justesse des sensations et le perfectionnisme formel, qui n&rsquo;entache jamais l&rsquo;asp&eacute;rit&eacute; dialectique, entra&icirc;nent fond et forme dans une danse fusionnelle qu&rsquo;il serait vain d&rsquo;analyser. La prouesse de l&rsquo;art musical en g&eacute;n&eacute;ral, de cette musique en particulier, est de faire oublier &agrave; l&rsquo;auditeur comment il en est arriv&eacute; &agrave; de telles &eacute;motions et r&eacute;flexions pour le guider simplement vers l&rsquo;&eacute;vidence.<br \/>\n\tUn calme inqui&eacute;tant&hellip; ou comment d&eacute;finir au plus juste un canevas musical qui ne fait que se d&eacute;voiler. <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size:18px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><strong><span style=\"color:#000000;\">The Amazing Spider-Man<\/span><\/strong><\/span><\/span><span style=\"font-size:18px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><span style=\"color:#000000;\"> ne renvoie pas seulement &agrave; <\/span><strong><span style=\"color:#000000;\">M&eacute;moire Effac&eacute;e<\/span><\/strong><span style=\"color:#000000;\"> de par son exploration optimis&eacute;e de la musique synth&eacute;tique et de ses possibilit&eacute;s infinies, &agrave; fortiori lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;incruste au c&oelig;ur d&rsquo;un orchestre ou bien vit une idylle douce-am&egrave;re avec le piano. Cette derni&egrave;re incursion en date de James Horner sur les &eacute;crans nous rappelle toute l&rsquo;importance que le compositeur accorde aux premiers instants du film, son attachement &agrave; mettre en place l&rsquo;ambiance musicale et &agrave; poser les bases de l&rsquo;histoire, sugg&eacute;rer sans annoncer, avec une pr&eacute;cision d&rsquo;orf&egrave;vre.<br \/>\n\tA l&rsquo;instar d&rsquo;une cam&eacute;ra h&eacute;sitante et distante, sugg&eacute;rant un myst&egrave;re qui ne dit pas son nom, les ondulations &eacute;nigmatiques du piano &eacute;clairent progressivement le sujet tels des flashs sonores aussi r&eacute;v&eacute;lateurs qu&rsquo;interrogatifs. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des &eacute;coutes pr&eacute;alables prend alors tout son sens tant l&rsquo;&eacute;clairage, pour celui qui s&rsquo;est d&eacute;j&agrave; familiaris&eacute; avec le champ spectral de la musique, devient lumineux &agrave; l&rsquo;&eacute;cran.<br \/>\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/MEMOIRE\/memoire1.jpg\" style=\"width: 450px; height: 309px; float: left; margin: 10px;\" \/>D&egrave;s lors, l&rsquo;empathie avec cette femme assise sur une balan&ccedil;oire, comme perdue dans ses pens&eacute;es, devient imm&eacute;diate. Froideur et aust&eacute;rit&eacute; ? Une appr&eacute;ciation toute relative et purement formelle lorsqu&rsquo;on constate avec quelle aisance et quelle simplicit&eacute; le compositeur parvient &agrave; susciter l&rsquo;&eacute;motion, certes &eacute;vanescente, mais n&eacute;anmoins r&eacute;elle. Comme de bien entendu, le fait que le nom de James Horner s&rsquo;appose sur le visage de Julianne Moore n&rsquo;est pas le fruit du hasard mais imprime d&rsquo;embl&eacute;e l&rsquo;intime au c&oelig;ur du myst&egrave;re : le point de vue de l&rsquo;histoire sera celui de cette femme ou ne sera pas.<br \/>\n\t&Eacute;cho synth&eacute;tique du violon secret qui scintillait huit ans plus t&ocirc;t dans <\/span><strong><a href=\"\/com\/?page_id=760\"><span style=\"color:#000000;\">The Spitfire Grill<\/span><\/a><\/strong><span style=\"color:#000000;\">, un archet fantomatique &eacute;merge du tapis &eacute;lectronique pour traverser et troubler le chant du piano, lequel n&rsquo;avait &agrave; ce stade d&eacute;j&agrave; rien de r&eacute;confortant. La perte, la douleur, l&rsquo;angoisse, l&rsquo;incertitude, la d&eacute;tresse, tout est dit en quelques notes et pourtant tout reste &agrave; d&eacute;couvrir. C&rsquo;est toute la magie de la musique de film quand elle sugg&egrave;re autant qu&rsquo;elle &eacute;claire.<br \/>\n\tIntelligence de la musique quand elle n&rsquo;apporte aucune r&eacute;ponse &#8211; la m&eacute;moire est-elle r&eacute;elle ou trompeuse, l&rsquo;existence de cet enfant a-t-elle &eacute;t&eacute; v&eacute;cue ou r&ecirc;v&eacute;e ? &ndash; mais tout en gardant ses distances avec l&rsquo;&eacute;nigme m&ecirc;me du sujet, elle reste au plus pr&egrave;s du personnage en faisant siennes sa souffrance et son obstination. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle l&rsquo;empathie musicale, art dans lequel James Horner est depuis longtemps pass&eacute; ma&icirc;tre mais o&ugrave; il&nbsp; parvient encore &agrave; nous saisir au tournant par sa justesse et sa finesse &eacute;motionnelles. Que l&rsquo;expression soit fi&eacute;vreuse ou, comme c&rsquo;est le cas ici, effleur&eacute;e et glac&eacute;e, n&rsquo;y change rien.<br \/>\n\tTelly est la seule &agrave; se souvenir de Sam, son fils disparu, effac&eacute; des m&eacute;moires ? Qu&rsquo;&agrave; cela ne tienne, le piano sera le c&oelig;ur de Telly, le spectre synth&eacute;tique sera l&rsquo;&acirc;me &eacute;vapor&eacute;e et pourtant si pr&eacute;sente de Sam et la combinaison des deux, l&rsquo;amour qui les relit. Bien plus que le thriller fantastique qu&rsquo;il devient au fur et &agrave; mesure que se d&eacute;roule l&rsquo;histoire, bien plus qu&rsquo;un r&eacute;cit &agrave; suspense qui se joue des nerfs et certitudes du spectateur, <strong>M&eacute;moire Effac&eacute;e<\/strong> est avant tout un film sur la m&eacute;moire et incidemment l&rsquo;amour des siens qui l&rsquo;entretient, et vice et versa. James Horner a bien saisi le c&oelig;ur du sujet et c&rsquo;est probablement cet aspect du projet qui l&rsquo;a int&eacute;ress&eacute;. S&rsquo;approprier l&rsquo;essence d&rsquo;une histoire pour mieux en extraire et prolonger ses propres obsessions, la m&eacute;thode n&rsquo;a pas chang&eacute;.<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/articles\/MEMOIRE\/memoire5.jpg\" style=\"width: 293px; height: 450px; float: right; margin: 10px;\" \/><br \/>\n\tLorsqu&rsquo;on finit par comprendre, sur disque et &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, de quelle mani&egrave;re le compositeur se joue des silences et des asp&eacute;rit&eacute;s pour mieux se tapir dans l&rsquo;ombre de l&rsquo;esprit humain ou au contraire frapper les consciences &agrave; force de crescendos d&rsquo;autant plus saisissants qu&rsquo;il brisent le silence ambiant (silence affectif, silence manipulateur, silence int&eacute;rieur), on mesure toute la science musicale et cin&eacute;matographique d&rsquo;un cr&eacute;ateur qui transcende son r&ocirc;le de passeur.<br \/>\n\tChantre de la pr&eacute;cision &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, le compositeur d&eacute;passe pourtant ais&eacute;ment le cadre d&rsquo;un long m&eacute;trage qu&rsquo;il diss&egrave;que et sublime pour en faire une pierre angulaire de son &oelig;uvre. La musique ne se contente pas d&rsquo;apporter un suppl&eacute;ment d&rsquo;&acirc;me en impr&eacute;gnant et en transmettant la voix int&eacute;rieure du ou des personnages, la musique est l&rsquo;&acirc;me du film&hellip; Un adage qui pourrait sembler &eacute;vident si son accomplissement et sa r&eacute;ussite n&rsquo;&eacute;taient pas finalement si rares. A une &eacute;poque o&ugrave; la musique de film tend &agrave; se scl&eacute;roser et s&rsquo;appr&ecirc;te vraisemblablement &agrave; vivre une lente et inexorable p&eacute;riode de d&eacute;clin, on mesure tout le prix de ces bandes originales qui transcendent le r&eacute;el et magnifient les &eacute;motions au-del&agrave; de la simple illustration musicale ou de l&rsquo;accompagnement idoine, avec tout le savoir et l&rsquo;imagination qu&rsquo;un tel engagement cr&eacute;atif implique.<br \/>\n\tLoin d&rsquo;&ecirc;tre un exercice solitaire, la conception d&rsquo;une bande originale est aussi une affaire de famille. De famille musicale, de celles qui contribuent &agrave; souder la coh&eacute;sion d&rsquo;une &oelig;uvre. James Horner l&rsquo;avait soulign&eacute; &agrave; l&rsquo;occasion du d&eacute;fi logistique que repr&eacute;sentait <\/span><span style=\"color:#000000;\"><strong>Troie<\/strong><\/span><span style=\"color:#000000;\">, l&rsquo;&eacute;quipe qu&rsquo;il forme avec ses fid&egrave;les collaborateurs s&rsquo;av&egrave;re essentielle dans le d&eacute;licat processus d&rsquo;une cr&eacute;ation. Que ce soit, entre autres,&nbsp; <\/span><a href=\"\/com\/?page_id=5445\"><span style=\"color:#000000;\">Simon Rhodes<\/span><\/a><span style=\"color:#000000;\"> &agrave; l&rsquo;enregistrement, <\/span><a href=\"\/com\/?page_id=5584\"><span style=\"color:#000000;\">Jim Henrikson<\/span><\/a><span style=\"color:#000000;\"> au montage ou encore <\/span><a href=\"\/com\/?page_id=5578\"><span style=\"color:#000000;\">Randy Kerber<\/span><\/a><span style=\"color:#000000;\"> et <\/span><a href=\"\/com\/?page_id=5818\"><span style=\"color:#000000;\">Ian Underwood<\/span><\/a><span style=\"color:#000000;\"> &agrave; la programmation, chacun apporte sa pierre &agrave; l&rsquo;&eacute;difice avec d&rsquo;autant plus d&rsquo;efficience qu&rsquo;ils sont intimes avec l&rsquo;art hornerien, sachant pr&eacute;cis&eacute;ment r&eacute;agir sous la direction de l&rsquo;auteur et mettre sa musique en valeur. Une belle &eacute;quipe dont la complicit&eacute; trouve son importance dans chaque opus, et peut-&ecirc;tre davantage lorsque la cr&eacute;ativit&eacute; du compositeur se hasarde sur des chemins plus exp&eacute;rimentaux. Sauf que le hasard, comme ailleurs, n&rsquo;existe pas en musique.&nbsp; &nbsp;<br \/>\n\tM&eacute;taphore de la cr&eacute;ation musicale dans ce qu&rsquo;elle dispense de plus pur et de plus authentique, <\/span><span style=\"color:#000000;\"><strong>M&eacute;moire Effac&eacute;e<\/strong><\/span><span style=\"color:#000000;\"> trace un trait d&rsquo;union entre pass&eacute; et pr&eacute;sent pour mieux red&eacute;finir l&rsquo;avenir d&rsquo;une cr&eacute;ativit&eacute; en constante &eacute;volution et permet de mesurer tout le prix des grandes partitions m&eacute;connues de James Horner. La fameuse progression dans la continuit&eacute;, qui hante toute l&rsquo;&oelig;uvre du compositeur, prend ici des allures &eacute;quivoques et abyssales qui rendent d&rsquo;autant plus lumineuse l&rsquo;&eacute;vidence de la r&eacute;v&eacute;lation.<br \/>\n\tQuelques soient ses atermoiements et ses petits arrangements avec la r&eacute;alit&eacute;, la v&eacute;rit&eacute; se niche au c&oelig;ur de notre m&eacute;moire&hellip; C&rsquo;est bien vers cette r&eacute;solution sans r&eacute;ponses que nous embarque le piano obs&eacute;dant qui navigue &agrave; vue sur un oc&eacute;an synth&eacute;tique aux remous contrast&eacute;s, aussi sombres qu&rsquo;illumin&eacute;s. Si l&rsquo;existence a une fin, elle n&rsquo;en a pas fini avec la m&eacute;moire&hellip;.<\/span><\/span><\/span>\n<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div>\n\t<span style=\"color:#000000;\"><span style=\"font-size: 18px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">Bibliographie :<br \/>\n\t1 JH Et Des Poussi&egrave;res : M&eacute;moire Effac&eacute;e Et Testament Retrouv&eacute;. Entretien avec James Horner par Jean-Christophe Arlon de Didier Lepr&ecirc;tre, Cin&eacute;fonia Magazine n&deg;9, 2004<\/span><\/span><\/span>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&eacute;sorientation. Circonspection. Apprivoisement. 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