{"id":22038,"date":"2015-08-19T15:42:59","date_gmt":"2015-08-19T13:42:59","guid":{"rendered":"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/?p=22038"},"modified":"2015-08-19T21:21:01","modified_gmt":"2015-08-19T19:21:01","slug":"southpaw-resonances-et-renaissances","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/southpaw-resonances-et-renaissances\/","title":{"rendered":"SOUTHPAW : R\u00c9SONANCES ET RENAISSANCES"},"content":{"rendered":"<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/author\/jbmartin\/\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/jbm.png\" style=\"width: 310px; height: 87px; margin-top: -1px;\" \/><\/a>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">&quot;<em>En dehors de mes proches, le r&eacute;pertoire est la plus grande m&eacute;moire que je connaisse. Il repr&eacute;sente le testament et l&#39;h&eacute;ritage des Hommes qui ont su cr&eacute;er un Art, le d&eacute;velopper et le transmettre. &quot;Oublier&quot; ou &quot;effacer&quot; est une trag&eacute;die. Il faut des gens convaincus, t&eacute;moins et acteurs, cr&eacute;ateurs et dot&eacute;s d&#39;un respect dans la transmission, professeurs et &eacute;l&egrave;ves&hellip; pour que jamais ne s&#39;efface la m&eacute;moire<\/em>&quot; <\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: right;\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">James Horner.<\/span>\n\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Billy Hope (Jake Gyllenhaal), champion du monde de boxe dans la cat&eacute;gorie mi-lourds, perd sa femme Maureen (Rachel McAdams), tu&eacute;e brutalement par une balle perdue au cours d&#39;une r&eacute;ception. Ruin&eacute;, suicidaire, violent, toxicomane, il doit faire face &agrave; la justice qui lui retire la garde de sa fille et le met &agrave; l&#39;&eacute;preuve. Il va tout faire pour la reconqu&eacute;rir.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Dernier long m&eacute;trage en date d&#39;Antoine Fuqua (Training Day, The Equalizer&#8230;), <strong>La Rage Au Ventre<\/strong> est un film sur le deuil, la m&eacute;moire et la filiation. Une th&eacute;matique qui nous concerne tous, &agrave; des degr&eacute;s diff&eacute;rents, depuis ce 22 juin tragique et absurde. Une th&eacute;matique qui occupe bien s&ucirc;r une place centrale dans l&#39;&oelig;uvre de James Horner, maintes fois explor&eacute;es et revisit&eacute;es. Ainsi les images comme les dialogues de ce film plus subtil qu&#39;il n&#39;y para&icirc;t acqui&egrave;rent une r&eacute;sonance &eacute;tonnante avec notre r&eacute;alit&eacute; d&eacute;senchant&eacute;e depuis le d&eacute;part soudain du compositeur. Tout est perdu, mais il nous reste encore quelques notes de piano pour r&ecirc;ver et nous souvenir&#8230;<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]LE CHOC[\/divider]<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">De nombreuses pulsations synth&eacute;tiques qui s&#39;intensifient, vibrent de sensations contenues et d&eacute;voilent une violence sourde, des notes de piano &eacute;vanescentes qui esquissent un motif &eacute;parpill&eacute;, une mise en place sonore d&eacute;pouill&eacute;e mais intense qui contient d&eacute;j&agrave; une multitude de sentiments encore ind&eacute;finissables&#8230; James Horner n&#39;a pas son pareil pour <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/southpaw_newcover_resize.jpg\" style=\"width: 200px; height: 200px; margin: 5px 10px; float: right;box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/>installer en quelques secondes le myst&egrave;re d&#39;une histoire et instaurer d&#39;embl&eacute;e l&#39;orientation de sa partition. En quelques secondes d&#39;attente f&eacute;brile transcend&eacute;e par une force int&eacute;rieure qui ne dit pas encore son nom, il met subrepticement en place les ambiances et couleurs qu&#39;il d&eacute;veloppera par la suite. Le discours est aussi limpide qu&#39;&eacute;nigmatique.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">L&#39;auteur de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-chumscrubber\" target=\"_blank\"><strong>The Chumscrubber<\/strong><\/a>, autre merveille de pl&eacute;nitude &eacute;lectronique, ma&icirc;trise parfaitement l&#39;art de diffuser sans divulguer, d&#39;exprimer une foultitude de sensations avec une &eacute;tonnante &eacute;conomie de moyens, g&eacute;n&eacute;rant avec retenue la puissance d&#39;expression l&agrave; o&ugrave; tant d&#39;autres auraient d&eacute;j&agrave; d&eacute;bord&eacute; du cadre.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Et si le Maestro d&eacute;borde effectivement du cadre, c&#39;est avec la clairvoyance des &eacute;motions et l&#39;intelligence des notes, en dosant id&eacute;alement l&#39;&eacute;quilibre entre le renversement des codes et la zone de confort. En d&#39;autres termes, il procure un fantastique plaisir d&#39;&eacute;coute sans pour autant nous flatter l&#39;oreille. Il r&eacute;volutionne en douceur, avec l&#39;humilit&eacute; du cr&eacute;ateur qui sait o&ugrave; il va, pourquoi il y a va et comment il doit y aller, s&#39;exprimant selon sa propre conscience sans se soucier des modes. Ce qui fait, faisait et fera toujours de lui un artiste en avance sur son temps.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><em>The Preparations<\/em> d&eacute;bute sur les logos des soci&eacute;t&eacute;s de production, rappelant la longue et belle ouverture de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/a-beautiful-mind\"><strong>A Beautiful Mind<\/strong><\/a> (2001) de <a href=\"https:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/fr\/collaborations\/ron-howard\/\">Ron Howard<\/a>, autre film sur le combat d&#39;un homme contre ses d&eacute;mons. Les premi&egrave;res notes du th&egrave;me au piano rappellent d&#39;ailleurs structurellement et m&eacute;lodiquement celui qui suivait le math&eacute;maticien John Nash.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Cette ouverture insaisissable est interrompue par un morceau de rap (un remix de <em>Beast <\/em>de Rob Bailey &amp; The Huslte Standard) qui nous fait craindre le pire&nbsp;: allons nous avoir le droit &agrave; une partition morcel&eacute;e et sous utilis&eacute;e de James Horner, qui tenterait d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment de trouver sa place entre des chansons envahissantes&nbsp;?<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">La r&eacute;ponse est heureusement non. En effet, il s&#39;av&egrave;re finalement que la quasi totalit&eacute; de la musique &eacute;dit&eacute;e sur disque est pr&eacute;sente dans le film. A l&#39;image du son hip hop qui donne une grande importance au texte, au discours, le film se montre tr&egrave;s bavard et laisse peu de respiration pour la musique de James Horner. Laquelle pourtant s&#39;approprie ses espaces d&#39;expression avec une remarquable fluidit&eacute;.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Ainsi deux morceaux phares, <em>A Fatal Tragedy<\/em> et <em>Hope vs Escobar<\/em>, perdront en audibilit&eacute; &agrave; cause des dialogues et des effets sonores, ce qui ne refl&egrave;te apr&egrave;s tout que le destin contrari&eacute; de toute musique de film, mais gagneront <em>in fine<\/em> en pertinence et en &eacute;paisseur. Point d&#39;illustration basique ou de mise en avant factice, le sens, toujours le sens, quelque soient les sacrifices strictement musicaux.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Et ici comme ailleurs, il convient de ne pas se fier aux apparences, de ne pas confondre discr&eacute;tion et retenue. A part des exceptions au milieu du film (<em>House of Action, A Long Road Back et Training)<\/em> la musique pourrait sembler sous-mix&eacute;e, voire rel&eacute;gu&eacute;e au second plan. Et de l&agrave; nous pourrions avancer un cruel manque d&#39;audace de la part de la production du film, un manque de confiance coupable pour cette belle partition hypnotique et all&eacute;gorique.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Or il n&#39;en est rien, tant les impressions et les couleurs horneriennes parviennent &agrave; s&#39;immiscer au c&oelig;ur de ce sujet d&eacute;licat qu&#39;une musique trop appuy&eacute;e aurait pu saboter, tant elles r&eacute;ussissent &agrave; extraire l&#39;essentiel pour exprimer les non dits. Une pr&eacute;sence d&#39;autant plus pr&eacute;gnante qu&#39;elle se manifeste de fa&ccedil;on subliminale et emplit parfois les personnages, l&#39;histoire, l&#39;&eacute;cran, le ressenti de tout un chacun d&#39;un voile synth&eacute;tique fr&eacute;missant. Tout laisse &agrave; penser au contraire que le r&eacute;alisateur comme la production ont parfaitement compris tout ce que l&#39;art si d&eacute;licat de James Horner pouvait apporter &agrave; leur film. D&eacute;licat et enrag&eacute;, car ici l&#39;un ne va pas sans l&#39;autre.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Les vers agressifs de <em>Beast<\/em> r&eacute;sonnent en r&eacute;alit&eacute; dans le casque audio de Billy Hope, nous laissant deviner son &eacute;tat d&#39;esprit en vue du combat. Ils laissent rapidement <em>The Preparations<\/em> reprendre son fil introspectif pour souligner l&#39;attente de l&#39;affrontement. Les notes de piano cristallines suivent les tours de bandage autour des mains du boxeur.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Le mariage image-musique conf&egrave;re aux images une ambiance m&ecirc;lant calme et tension, obscurit&eacute; et lumi&egrave;re, finesse et duret&eacute;. Un ensemble ambigu&euml; et complexe qui loin de s&#39;engager dans un affrontement vain avec les dialogues parvient &agrave; cr&eacute;er fusion, r&eacute;ponse et compl&eacute;mentarit&eacute;.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">L&#39;aspiration finale ne r&eacute;sout en rien les sentiments contradictoires qui &eacute;maillent cette ouverture &eacute;nigmatique, bien au contraire. Elle semble l&#39;attirer dans un tourbillon d&#39;&eacute;v&egrave;nements dont on pressent l&#39;issue comme tragique. Timbres diaphanes, architecture spectrale, sonorit&eacute;s &eacute;th&eacute;r&eacute;es, tout ce qui fait le charme et la sp&eacute;cificit&eacute; de l&#39;&eacute;lectronique &agrave; l&#39;image selon James Horner se retrouvent d&egrave;s ces premi&egrave;res minutes. On le pressent et cela se confirme dans les minutes qui suivent, il affine ses explorations et pousse l&#39;exp&eacute;rience encore un peu plus loin&#8230;<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Le motif au synth&eacute;tiseur qui introduit <em>A More Normal Life <\/em>(0&#39;09-0&#39;22<em>)<\/em> accompagne le r&eacute;veil de Billy Hope et ses activit&eacute;s quotidiennes dans sa luxuriante villa. On retrouve ce motif au d&eacute;but de <em>Empty Showers<\/em> (0&#39;00-0&#39;35), lequel correspond dans le film &agrave; une sc&egrave;ne d&eacute;peignant la nouvelle vie du boxeur devenu gardien d&#39;une salle, locataire d&#39;un 20 m&egrave;tres carr&eacute;s. Mise en parall&egrave;le de deux situations qui ne se diff&eacute;rencient que par le niveau de richesse, comme si celle-ci n&#39;avait pas d&rsquo;importance.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<span style=\"font-size:14px;\"><em>A More Normal Life <\/em>(0&#39;10-0&#39;25) &#8211;<strong> Southpaw<\/strong><\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('audio');<\/script><![endif]-->\n<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-22038-1\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Motif-A-More-Normal-Life-Southpaw-James-Horner1.mp3?_=1\" \/><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Motif-A-More-Normal-Life-Southpaw-James-Horner1.mp3\">http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Motif-A-More-Normal-Life-Southpaw-James-Horner1.mp3<\/a><\/audio>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<span style=\"font-size:12px;\">&copy; 2015 The Weinstein Company, LLC, under exclusive license to Sony Music Entertainment &#8211; USSM11504886<\/span>\n\t<\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Plus dure sera la chute, plus imperturbable sera la musique, refuge de ses doutes et de ses espoirs, t&eacute;moin de sa perdition et vivier de sa renaissance. L&agrave; encore, le compositeur renverse les codes, d&eacute;structure toute forme d&#39;illustration pour insinuer le doute et l&#39;inconnu dans les moindres pores de sa partition. Chaque flux de sensations, chaque effleurement d&#39;une &eacute;motion est l&#39;occasion pour lui d&#39;appliquer sa vision d&#39;esth&egrave;te, de th&eacute;&acirc;traliser ses harmonies pour insuffler &agrave; la musique la profondeur n&eacute;cessaire, le tout avec une stup&eacute;fiante l&eacute;g&egrave;ret&eacute; formelle. Sous l&#39;apparente froideur des sons synth&eacute;tiques, la magie op&egrave;re avec une chaleur humaine d&eacute;sarmante.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">De magie il est bien question quand la r&eacute;p&eacute;tition et l&#39;assemblage de r&eacute;sonances cristallines suffisent &agrave; semer le trouble. Un peu comme si une lame liquide parvenait &agrave; nous transpercer.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/southpaw2.jpg\" style=\"width: 800px; height: 534px; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><em>A Fatal Tragedy <\/em>d&eacute;bute quand Billy s&rsquo;aper&ccedil;oit que sa femme perd du sang &agrave; cause d&#39;une balle perdue lors d&#39;une rixe qu&#39;il aurait pu &eacute;viter. La clave de <em>&laquo;&nbsp;Four More Amps&nbsp;&raquo;<\/em> (<strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/apollo-13\" target=\"_blank\">Apollo 13<\/a> <\/strong>&#8211; 1995) apporte la juste dose de tension, le piano un sentiment d&#39;urgence appropri&eacute;. Sous ses dehors planants, le morceau est constamment sous tension, les sonorit&eacute;s spectrales emplissent totalement l&#39;espace et le piano marque profond&eacute;ment sans appuyer, comme pour insister sur le caract&egrave;re absurde et implacable du drame.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Les dialogues semblent encore ici dominer la musique alors que nous aurions pu retrouver l&#39;intensit&eacute; d&#39;une s&eacute;quence comme <em>The Car Chase<\/em> (<strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/a-beautiful-mind\">A Beautiful Mind<\/a> <\/strong>&#8211; 2001), mais sans doute aussi faut-il se convaincre qu&#39;il s&#39;agit d&#39;un choix &agrave; part enti&egrave;re pour en d&eacute;celer tout le sens. C&#39;est justement gr&acirc;ce &agrave; cette pr&eacute;paration faussement effac&eacute;e que les cris de d&eacute;sespoir de Billy, lorsqu&#39;ils laissent place &agrave; la pleine expression musicale et offrent l&#39;occasion aux deux derni&egrave;res notes du th&egrave;me de fermer magnifiquement le premier chapitre du film, s&#39;av&egrave;rent d&#39;autant plus d&eacute;chirants. Une s&eacute;duisante alternative au motif de la mort sous forme de quatre notes &eacute;vanescentes et obs&eacute;dantes, qui transpercent autant qu&#39;elles enveloppent. Mort, renaissance, r&eacute;demption, filiation&#8230; James Horner avait encore tant de choses &agrave; en dire.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]LA CHUTE[\/divider]<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Seule la premi&egrave;re moiti&eacute; de <em>The Funeral, Alone<\/em> &hellip; (0&#39;00 &agrave; 2&#39;35) est pr&eacute;sente dans le film. Soutenu par une nappe de cordes saisissante, le motif r&eacute;p&eacute;titif du r&eacute;veil r&eacute;appara&icirc;t comme pour confirmer les angoisses initiales, comme pour signifier que, m&ecirc;me accompagn&eacute;, Billy &eacute;tait d&eacute;j&agrave; seul face &agrave; lui-m&ecirc;me. Interrompue par deux silences &eacute;loquents, la construction du morceau s&#39;op&egrave;re &agrave; travers une perception partielle de son environnement, entre r&ecirc;ve et r&eacute;alit&eacute;, comme s&#39;il ne prenait pas pleinement conscience de la perte.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Exprimer la fulgurance de la douleur alli&eacute;e &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; d&#39;une forme de d&eacute;ni, c&#39;est l&#39;exploit que r&eacute;ussit James Horner en maintenant avec son &eacute;l&eacute;gance habituelle cet &eacute;quilibre d&eacute;licat entre la distance et l&#39;implication. Un c&eacute;lesta synth&eacute;tique (2&#39;04) accompagne les &eacute;changes h&eacute;sitants entre Billy et sa fille Leila (Oona Laurence) tandis que les riffs d&#39;une guitare &eacute;lectrique illustrent la blessure profonde de ces deux &ecirc;tres proches qui ne savent plus se parler, qui n&#39;arrivent pas &agrave; se consoler mutuellement pour surmonter la perte.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">La d&eacute;tresse est pr&eacute;gnante, magnifiquement v&eacute;hicul&eacute;e par la musique avec, une fois encore, une brillante absence d&#39;emphase. La troisi&egrave;me minute absente du film nous pr&eacute;sente les percussions annonciatrices de la rage qui explosera dans le morceau suivant (<em>Suicidal Rampage<\/em>) et surtout le th&egrave;me m&eacute;lancolique rattach&eacute; &agrave; la s&eacute;paration avec Leila (<em>House Auction<\/em>), qui fait ici une premi&egrave;re apparition sous forme de brides au piano.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:14px;\"><em>The Funeral Alone &#8230; <\/em>&#8211;<strong> Southpaw<\/strong><\/span>\n\t\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:14px;\"><audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-22038-2\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Leilas-theme-The-Funeral-Alone...-Southpaw-James-Horner1.mp3?_=2\" \/><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Leilas-theme-The-Funeral-Alone...-Southpaw-James-Horner1.mp3\">http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Leilas-theme-The-Funeral-Alone...-Southpaw-James-Horner1.mp3<\/a><\/audio><\/span>\n\t\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:12px;\">&copy; 2015 The Weinstein Company, LLC, under exclusive license to Sony Music Entertainment &#8211; USSM11504886<\/span>\n\t\t<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">C&#39;est en &eacute;coutant plusieurs fois cette pi&egrave;ce, &agrave; la lumi&egrave;re des suivantes, que l&#39;on en comprend toutes les implications. La m&eacute;moire n&#39;est pas qu&#39;une vue de l&#39;esprit avec James Horner, elle est pleinement int&eacute;gr&eacute;e &agrave; son discours comme une part essentielle de son architecture sonore.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/southpaw5.jpg\" style=\"width: 800px; height: 534px; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Le processus du deuil donne lieu souvent &agrave; une phase de col&egrave;re.<em> Suicidal Rampage<\/em>, qui tranche nettement avec le d&eacute;but de l&#39;album de par ses atmosph&egrave;res &eacute;tir&eacute;es et sa densit&eacute; angoissante, en repr&eacute;sente l&#39;incarnation parfaite. Ce long morceau en apn&eacute;e (dont la fausse lenteur diffuse nombre de fulgurances) renvoient aux grondements synth&eacute;tiques du <em>Revenge<\/em> de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/braveheart\" target=\"_blank\"><strong>Braveheart<\/strong><\/a> (0&#39;42), dans le d&eacute;tail comme dans l&#39;esprit, retrouvant vingt ans apr&egrave;s une certaine forme d&#39;abstraction visc&eacute;rale.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Mais &agrave; la diff&eacute;rence de William Wallace (dont l&#39;attaque rageuse envoie des signaux suicidaires), la vengeance de Billy Hope s&#39;exerce contre lui-m&ecirc;me. A 2&#39;04, le motif qui introduisait <em>A More Normal Life <\/em>r&eacute;appara&icirc;t en laissant place cette fois &agrave; une rage incarn&eacute;e par les percussions synth&eacute;tiques, telle la m&eacute;taphore d&eacute;structur&eacute;e d&#39;une vie quotidienne endeuill&eacute;e qui se transforme en divagations nocturnes, en une soif de vengeance non maitrisable. Peu avant, un motif cristallin de 4 notes a fait son apparition (1&#39;50). <\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<span style=\"font-size:14px;\"><em>Suicidal Rampage<\/em> (1&#39;50-2&#39;35)<em> <\/em>&#8211;<strong> Southpaw<\/strong><\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<span style=\"font-size:14px;\"><audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-22038-3\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/5-Suicidal-Rampage-motifs-Southpaw-James-Horner.mp3?_=3\" \/><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/5-Suicidal-Rampage-motifs-Southpaw-James-Horner.mp3\">http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/5-Suicidal-Rampage-motifs-Southpaw-James-Horner.mp3<\/a><\/audio><\/span>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<span style=\"font-size:12px;\">&copy; 2015 The Weinstein Company, LLC, under exclusive license to Sony Music Entertainment &#8211; USSM11504886<\/span>\n\t<\/div>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Il amorce la chute du boxeur, l&#39;&eacute;miettement des ses rep&egrave;res et l&#39;effondrement de sa vie pass&eacute;e. M&ecirc;me si la sentence ne semble pas d&eacute;finitive, c&#39;est bien une &quot;petite&quot; mort qui accable Billy Hope lorsqu&#39;il se laisse submerger par la douleur, ne sachant plus comment faire face &agrave; ses responsabilit&eacute;s.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Dans cette sc&egrave;ne centrale qui d&eacute;terminera la suite des &eacute;v&eacute;nements, o&ugrave; la fronti&egrave;re est mince entre le d&eacute;sespoir et la folie, James Horner parvient avec une &eacute;conomie de moyens judicieuse &agrave; extraire la d&eacute;rive du personnage si proche de la rupture, tout en restant &agrave; distance de ses &eacute;motions &agrave; fleur de peau. Il ne s&#39;agit pas d&#39;appuyer le discours mais au contraire de l&#39;a&eacute;rer sans pour autant en omettre la gravit&eacute;. Question d&#39;&eacute;quilibre, o&ugrave; le compositeur expose ses qualit&eacute;s de funambule &agrave; travers une apparente simplicit&eacute; formelle qui dissimule en r&eacute;alit&eacute; une architecture sonore complexe.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">S&#39;il n&#39;est pas question d&#39;alourdir le propos d&#39;effets inutiles, il n&#39;est nul besoin de d&eacute;voiler la structure d&#39;une partition qui ne doit jamais se d&eacute;partir de sa fluidit&eacute;. D&eacute;ranger sans d&eacute;concentrer. Electriser sans distraire. La musique indique naturellement la voie au spectateur puis &agrave; l&#39;auditeur qui souhaiterait prolonger l&#39;exp&eacute;rience sans qu&#39;il en discerne les coutures. Seul le d&eacute;pouillement formel de l&#39;&eacute;lectronique, agr&eacute;ment&eacute; d&#39;un piano &eacute;vanescent, semblait appropri&eacute; pour insuffler ce sentiment de cauchemar &eacute;veill&eacute;. Seule l&#39;aridit&eacute; synth&eacute;tique semblait &agrave; m&ecirc;me d&#39;exprimer avec justesse et dignit&eacute; toute la solitude, la souffrance et la rage contenues qui irradient en profondeur l&#39;esprit de Billy Hope.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">L&#39;&eacute;l&eacute;gance, toujours, m&ecirc;me dans les sentiments les plus sombres, les harmonies les plus ac&eacute;r&eacute;es. Le choix de timbres et des couleurs se r&eacute;v&egrave;le d&eacute;terminant dans la description de ce maelstr&ouml;m psychique qui aurait pu s&#39;affadir au contact d&#39;une vision plus traditionnelle, perdre en intensit&eacute; au son d&#39;instruments acoustiques dont les coloris trop marqu&eacute;s aurait pu d&eacute;tourner le propos vers une illustration musicale basique.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Le compositeur s&#39;efface, en apparence, pour mieux nous remuer les tripes de l&#39;int&eacute;rieur. Il utilise une fois de plus un ph&eacute;nom&egrave;ne d&#39;aspiration pour clore sa pi&egrave;ce et nous ramener &agrave; la r&eacute;alit&eacute; en nous faisant comprendre que, sans nous en apercevoir, nous avons voyag&eacute; tr&egrave;s loin dans les tr&eacute;fonds de l&#39;&acirc;me humaine. Outre son art de la r&eacute;alisation musicale et la mise en ab&icirc;me discursive ma&icirc;tris&eacute;e (les digressions sonores ne servent qu&#39;&agrave; transcender les &eacute;motions et revenir &agrave; l&#39;essentiel), sa compr&eacute;hension de l&#39;esprit humain dans toutes ses contradictions impressionne.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Au terme de cette plong&eacute;e dans un l&#39;ab&icirc;me psychique, la partition prend une nouvelle tournure, tout en s&#39;inscrivant dans la continuit&eacute; de la premi&egrave;re partie. Billy Hope ne sort pas indemne de cette confrontation avec ce d&eacute;mon et c&#39;est un long chemin vers la r&eacute;demption qu&#39;il va devoir emprunter. D&egrave;s lors, la musique ne cessera d&#39;osciller entre doutes et r&eacute;v&eacute;lations, d&eacute;termination et pl&eacute;nitude. Sa rage contenue d&eacute;ploie ses ailes, sa force tout en retenue irradie l&#39;espace sonore.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">L&#39;introduction de <em>Empty Showers<\/em> r&eacute;introduit sur un tapis de cordes strident le motif r&eacute;p&eacute;titif entendu dans <em>A More Normal Life,<\/em> qui n&#39;est pas sans rappeler Ennio Morricone, dont la filiation musicale avec James Horner se retrouve aussi dans certaines pulsations &eacute;lectroniques h&eacute;rit&eacute;es de <strong>The Thing<\/strong> (2&#39;11). Ces r&eacute;miniscences d&eacute;voilent non seulement certains aspects du personnage (sa d&eacute;tresse face &agrave; la perte, son incapacit&eacute; &agrave; r&eacute;agir, dans un premier temps, face &agrave; l&#39;adversit&eacute;, sa fuite devant ses responsabilit&eacute;s et, au final, sa profonde solitude) mais r&eacute;v&egrave;le aussi que sa d&eacute;rive &eacute;tait d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sente avant le drame, telle une rage contenue qui ne demandait qu&#39;&agrave; exploser.<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<span style=\"font-size:14px;\"><em>Empty Showers<\/em> (1&#39;56-2&#39;37) &#8211;<strong> Southpaw<\/strong><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<span style=\"font-size:14px;\"><audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-22038-4\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/6-Empty-Showers-Southpaw-James-Horner.mp3?_=4\" \/><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/6-Empty-Showers-Southpaw-James-Horner.mp3\">http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/6-Empty-Showers-Southpaw-James-Horner.mp3<\/a><\/audio><\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<span style=\"font-size:12px;\">&copy; 2015 The Weinstein Company, LLC, under exclusive license to Sony Music Entertainment &#8211; USSM11504886<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Seul le cocon familial et l&#39;amour protecteur de sa femme permettait jusqu&#39;ici de l&#39;apprivoiser. La s&eacute;rie de quatre notes alternatives r&eacute;appara&icirc;t (1&#39;01) lorsque le boxeur anesth&eacute;si&eacute; par sa peine tente de retourner sur le ring pour rembourser ses dettes et qu&#39;il se laisse frapper par son adversaire. Le motif symbolise alors l&#39;honneur et la r&eacute;putation du champion qui se d&eacute;sagr&egrave;ge. Le public le hue, il frappe l&#39;arbitre, sa carri&egrave;re est finie. Une fois sous la douche, il se retrouve &agrave; terre, seul. Personne ne lui r&eacute;pond. Comme sa femme lui avait pr&eacute;dit, les cafards s&#39;&eacute;parpillent quand la fortune le d&eacute;laisse. La cam&eacute;ra s&#39;&eacute;loigne de lui, accompagn&eacute;e du th&egrave;me principal (les couleurs fragment&eacute;es du piano) qui exprime de par sa lenteur, sa m&eacute;lancolie tra&icirc;nante, ce sentiment de solitude et d&#39;abandon.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/southpaw4.jpg\" style=\"box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5); width: 800px; height: 534px;\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><em>A Cry for Help<\/em> d&eacute;bute avec l&#39;une des apparitions les plus sombres du th&egrave;me principal (0&#39;00 &ndash; 0&#39;18), qui rappellent des couleurs obscures de <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-name-of-the-rose\" target=\"_blank\">The Name Of The Rose<\/a> <\/strong>ou <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/enemy-at-the-gates\" target=\"_blank\">Enemy At The Gates<\/a>, <\/strong>elles-m&ecirc;mes apparent&eacute;es au Franz Schubert de la <strong>Symphonie Inachev&eacute;e<\/strong>. Le jeu des cordes est ample, tendu, int&eacute;rioris&eacute;, conf&eacute;rant &agrave; cette nappe sonore qui, rappelons-le, est purement synth&eacute;tique, une envergure instrumentale saisissante. Le piano marque la transition avec les cordes plus aigu&euml;s puis dialogue avec l&#39;ensemble comme pour mieux dessiner cet appel &agrave; l&#39;aide qui d&#39;abord r&eacute;siste puis se r&eacute;sout &agrave; s&#39;y abandonner. Le boxeur d&eacute;chu commence &agrave; comprendre que s&#39;il parvient &agrave; sen sortir, il ne pourra le faire seul.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">&Agrave; 1&#39;15, la tension per&ccedil;ue dans <em>A Fatal Tragedy <\/em>r&eacute;appara&icirc;t &agrave; l&#39;unisson d&#39;un Billy tentant de se suicider, une autre vie sur le point de s&#39;&eacute;teindre. Le choix musical est apparemment simple (th&egrave;me de Billy au piano port&eacute; par un crescendo bref et prenant) pour en faciliter l&#39;expression.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Or, si on &eacute;carte les branches de cette for&ecirc;t sonore on mesure, rien que dans la mise en place des percussions ou dans l&#39;assise contrapuntique, toute la complexit&eacute; et la pertinence de son &eacute;laboration. Apr&egrave;s une plage atmosph&eacute;rique aux &eacute;chos titanesques (le souffle d&eacute;sesp&eacute;rant, en forme de sifflement, entendu dans <em>A Promise Kept<\/em>), le motif cristallin revient logiquement &agrave; 3&#39;00 quand Billy s&#39;effondre sur un lit d&rsquo;h&ocirc;pital &agrave; cause des s&eacute;datifs administr&eacute;s pour le calmer. Il se retrouve alors au bord du gouffre et la musique n&#39;apporte pas le moindre r&eacute;confort. Elle s&egrave;me le trouble avec une conclusion braveheartienne, plus fataliste que plaintive. A ce moment de l&#39;histoire, le doute se doit de persister.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">La juge vient de retirer &agrave; Billy la garde de Leila. Au terme d&#39;un dialogue clavier-cordes r&eacute;solu, le piano de <em>House of Action<\/em> (0&#39;43) accompagne la derni&egrave;re nuit dans l&#39;immense villa qui est mise en vente. Il interpr&egrave;te un th&egrave;me m&eacute;lancolique, expression de la s&eacute;paration entre le p&egrave;re et sa fille. Il s&#39;agit d&#39;une variation (d&#39;un prolongement dans le langage hornerien) du th&egrave;me sentimental explor&eacute; dans <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-amazing-spider-man\" target=\"_blank\">The Amazing Spider-Man<\/a>,<\/strong> d&eacute;j&agrave; empreint de tristesse quand il &eacute;voquait les deuils &eacute;maillant la vie de Peter Parker.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Un th&egrave;me &agrave; peine esquiss&eacute; dont les quelques notes suffisent &agrave; bouleverser, qui prend son temps pour se d&eacute;velopper et chercher loin dans la confusion des sentiments la mati&egrave;re vitale du lien filial. Avec une simplicit&eacute; d&eacute;sarmante, la musique dit toute la puissance et l&#39;innocence de l&#39;attachement, d&#39;autant plus pr&eacute;gnant que les deux &ecirc;tres reli&eacute;s par ce fil invisible ne parviennent plus &agrave; se retrouver. Limpide, &eacute;vident, d&eacute;chirant.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">La maison est vide, sans vie ni cris de joie. Le geste empathique de James Horner soutient sobrement l&#39;abattement de l&#39;ancien champion, avec cette m&ecirc;me &eacute;l&eacute;gance compatissante qui nous &eacute;treint depuis le d&eacute;but de ce voyage aussi d&eacute;paysant que familier dans le gouffre de nos propres &eacute;motions. La trajectoire contrari&eacute;e de Billy Hope contient des accents universels. La grisaille d&eacute;chirante de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/house-of-sand-and-fog\" target=\"_blank\"><strong>House of Sand and Fog<\/strong><\/a> n&#39;est pas tr&egrave;s loin.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]LA RENAISSANCE[\/divider]<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><em>A Long Road Back<\/em> et <em>Training<\/em> s&#39;enchainent dans le film, marquant la reconstruction de Billy Hope &agrave; travers les paroles inspiratrices de son nouvel entraineur, Titus &#39;Tick&#39; White (Forest Whitaker, qui rend inoubliables les trop rares apparitions de son personnage). Le th&egrave;me m&eacute;lancolique s&#39;&eacute;panouit dans <em>A Long Road Back<\/em>, quand Billy confie &agrave; &#39;Tick&#39; les difficult&eacute;s qu&#39;il rencontre avec sa fille. Le d&eacute;veloppement de th&egrave;me de Leila se fait l&eacute;g&egrave;rement plus enlev&eacute; et plus fluide, tout en approfondissant ses timbres et ses teintes.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">La forme rhapsodique s&#39;&eacute;panouit &agrave; travers un dialogue concertant qui assoit d&#39;un c&ocirc;t&eacute;, la r&eacute;solution de Leila de tester la volont&eacute; de son p&egrave;re (et surtout de g&eacute;rer avec ses moyens d&#39;enfant sa propre douleur) et, de l&#39;autre, la prise de conscience du p&egrave;re emport&eacute; par la reconqu&ecirc;te de sa fille. Il ne s&#39;agit plus pour la musique de mettre les sentiments &agrave; vif mais de d&eacute;peindre toutes les couleurs de l&#39;&eacute;motion.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Bienveillance, pl&eacute;nitude, d&eacute;licatesse. Et, derri&egrave;re cette forme d&#39;absolue d&#39;&eacute;l&eacute;gance formelle et de simplicit&eacute; expressive, quelle puissance &eacute;motionnelle&#8230; Difficile d&#39;imaginer que le Maestro n&#39;ait pas projet&eacute; son propre ressenti dans cet halo de puret&eacute; sentimentale. Difficile pour ceux qui ont tant aim&eacute; sa musique, telle une part intime de leur propre exp&eacute;rience, de ne pas ressentir doublement les implications de cette &oelig;uvre testamentaire.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/southpaw1.jpg\" style=\"width: 800px; height: 534px; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Le boxeur retrouve peu &agrave; peu une stabilit&eacute; et r&eacute;ussit &agrave; faire taire la col&egrave;re qui le ronge. Le th&egrave;me principal peut donc alors s&#39;affirmer de nouveau dans <em>Training <\/em>quand &#39;Tick&#39; enseigne de nouvelles techniques &agrave; son nouvel &eacute;l&egrave;ve.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Exprim&eacute; sans fioritures, diss&eacute;min&eacute; avec une pr&eacute;cision d&#39;orf&egrave;vre au gr&eacute; de ce lent fr&eacute;missement spectral qui dit toute la concentration, l&#39;abn&eacute;gation et la d&eacute;termination de Billy Hope sur les voies de sa renaissance, ce th&egrave;me du contr&ocirc;le de soi d&eacute;voile l&#39;ampleur de sa pertinence.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">A mille lieues de toute euphorie, le champion retrouve la simplicit&eacute; des gestes de base pour r&eacute;apprendre &agrave; canaliser sa rage, fait preuve d&#39;une humilit&eacute; salvatrice pour r&eacute;apprendre &agrave; se d&eacute;passer. Distante mais impliqu&eacute;e, &eacute;th&eacute;r&eacute;e mais attentive, la musique transcende les gestes du boxeur avec un sens prodigieux de l&#39;atemporalit&eacute; et de la tension nourrici&egrave;re. James Horner place toute sa science au service de l&#39;instinct pur, sauvage et ma&icirc;tris&eacute;. Rarement l&#39;abstraction aura &eacute;t&eacute; si concr&egrave;te.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Puis arrive <em>Dream Crusher<\/em>, v&eacute;ritable p&eacute;pite &eacute;motionnelle pr&eacute;sente deux fois dans le film. Tout d&#39;abord au d&eacute;but du film lors de la premi&egrave;re sc&egrave;ne entre Billy et sa fille Leila, puis surtout quand &#39;Tick&#39; annonce &agrave; Billy la mort brutale de Hoppy, l&#39;un des enfants inscrits &agrave; leur salle de sport. L&#39;un des enfants qu&#39;il s&#39;&eacute;tait jur&eacute; de prot&eacute;ger. La musique accompagne &agrave; merveille les propos de &#39;Tick&#39; qui s&#39;interroge sur le sens d&#39;un tel &eacute;v&eacute;nement tragique et sur la trajectoire prise par notre monde, sur son impuissance face au bras aveugle et destructeur du destin. La r&eacute;sonance avec le 22 juin 2015 est, &agrave; ce moment, encore plus forte et palpable, d&eacute;chirante. L&#39;esprit de James Horner, sa grande sensibilit&eacute;, sa vision &eacute;clair&eacute;e de la musique &agrave; l&#39;&eacute;cran et surtout sa profonde g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; sont pr&eacute;sents dans cet enchainement pr&eacute;cieux et miraculeux de notes d&#39;autant plus bouleversantes qu&#39;elles ne sont pas appuy&eacute;es. Juste et touchantes, sans aucune emphase. Et pourtant, quelle rage sous la retenue&#8230;<\/span>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:14px;\"><em>Dream Crusher<\/em> (1&#39;11-1&#39;45) &#8211;<strong> Southpaw<\/strong><\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:14px;\"><audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-22038-5\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/7-Dream-Crusher-Southpaw-James-Horner1.mp3?_=5\" \/><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/7-Dream-Crusher-Southpaw-James-Horner1.mp3\">http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/7-Dream-Crusher-Southpaw-James-Horner1.mp3<\/a><\/audio><\/span>\n\t<\/div>\n<div>\n\t\t<span style=\"font-size:12px;\">&copy; 2015 The Weinstein Company, LLC, under exclusive license to Sony Music Entertainment &#8211; USSM11504886<\/span>\n\t<\/div>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">L&#39;&eacute;coute de <em>Dream Crusher<\/em> d&eacute;passe alors le cadre du film en nous renvoyant &agrave; notre r&ecirc;ve broy&eacute;. Celui de vivre en temps r&eacute;el l&#39;&eacute;volution d&#39;une &oelig;uvre hors du commun, brutalement et injustement interrompue entre ciel et terre. Ecoute &eacute;prouvante et, finalement, r&eacute;confortante. Comme souvent avec ce compositeur qui n&#39;aimait pas tant nous prendre &agrave; contre pied que s&#39;exprimer librement selon ses aspirations et ses valeurs, et tant pis, ou tant mieux, si cela allait &agrave; l&#39;encontre des usages, l&#39;&eacute;motion nous gagne quand on s&#39;y attend le moins.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Dans cette &eacute;l&eacute;gie synth&eacute;tique de toute beaut&eacute;, plus passionn&eacute;e et saisissante que bien des envol&eacute;es acoustiques, &quot;naturelles&quot; (mot qui bien s&ucirc;r ne signifie rien en musique), la consolation prend le dessus contre toute attente. Comme si, de l&agrave; o&ugrave; il est, JH veillait encore sur nous.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">La premi&egrave;re partie de <em>How Much They Miss Her<\/em> est la seule pr&eacute;sente dans le film, au moment o&ugrave; Billy et Leila se recueillent ensemble sur la tombe de Maureen. Elle prolonge justement <em>Dream Crusher <\/em>(plac&eacute; pour plus de coh&eacute;rence apr&egrave;s <em>Empty Showers<\/em>), ce qui justifie d&#39;autant plus le seul &eacute;cart chronologique de l&#39;album.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Ce d&eacute;tail d&eacute;montre deux points importants: l&#39;encha&icirc;nement de m&ecirc;mes coloris peut &ecirc;tre pertinent dans le film quand il l&#39;est moins sur disque; le discours de James Horner est justement si coh&eacute;rent &agrave; l&#39;image qu&#39;il n&eacute;cessite que peu d&#39;ajustements pour s&#39;&eacute;panouir dans sa seconde vie, hors du film.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Dans l&#39;album, l&#39;ultime reprise du th&egrave;me m&eacute;lancolique &#8211; la redondance n&#39;a pas sa place dans cette partition aussi fluide que millim&eacute;tr&eacute;e &#8211; marque le contact renou&eacute; entre le p&egrave;re et la fille. Avec cette m&ecirc;me simplicit&eacute; qui, au c&oelig;ur de la peur et l&#39;incertitude, raconte la force et l&#39;&eacute;vidence des sentiments.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Nul besoin alors de d&eacute;velopper le th&egrave;me qui redevient motif et retrouve dans la r&eacute;conciliation et le r&eacute;confort mutuel sa forme originelle: le cri inaudible de l&#39;amour entre un p&egrave;re et sa fille. La conclusion du morceau (1&#39;27) rappelle un des th&egrave;mes du splendide et m&eacute;connu <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/house-of-cards\" target=\"_blank\">House of Cards<\/a> <\/strong>(le long m&eacute;trage de 1993), autre film sur la reconstruction de l&#39;&ecirc;tre lors d&#39;un deuil. R&eacute;sonances, continuit&eacute; et prolongement. L&#39;h&eacute;ritage est l&agrave;, qui perdure.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/southpaw6.jpg\" style=\"width: 800px; height: 534px; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Domin&eacute; par les effets sonores et les commentaires des journalistes sportifs, le combat final ne laisse, contrairement aux passages intimistes, que peu de chance &agrave; <em>Hope vs Escobar <\/em>d&#39;exprimer son &eacute;nergie salvatrice<em>. <\/em>Prolongement des plages d&#39;action r&eacute;centes du compositeur, comme par exemple le final de <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-amazing-spider-man\" target=\"_blank\"><strong>The Amazing Spider-Man<\/strong><\/a> (<em>Saving New York<\/em> et <em>Ocorp Tower<\/em>), ce morceau d&#39;anthologie d&eacute;passe d&#39;une certaine fa&ccedil;on tout ce que James Horner a pu imaginer comme &quot;musique d&#39;action&quot; au cours de sa carri&egrave;re car si la mani&egrave;re est famili&egrave;re, la mati&egrave;re est in&eacute;dite. On a bien s&ucirc;r &eacute;galement en t&ecirc;te la sauvagerie diablement innovante de <em>Revenge, <\/em>pi&egrave;ce phare du corpus hornerien intronis&eacute;e dans <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/legends-of-the-fall\" target=\"_blank\"><strong>L&eacute;gendes d&#39;Automne<\/strong><\/a> puis d&eacute;velopp&eacute;e dans <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/braveheart\" target=\"_blank\"><strong>Braveheart<\/strong><\/a>.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Mais le Maestro affine encore un peu plus sa vision &agrave; la fois c&eacute;r&eacute;brale et visc&eacute;rale de l&#39;affrontement. Il transcende plus que jamais le d&eacute;vouement total d&#39;un homme &agrave; sa cause et, plus prosa&iuml;quement mais non moins l&eacute;gitimement, son d&eacute;cha&icirc;nement et sa ma&icirc;trise physiques. Ce tour de force &eacute;lectronique sonnait comme une promesse fabuleuse pour la suite de ses explorations, la preuve que la forme importe peu, acoustique ou synth&eacute;tique, &quot;classique&quot; ou &quot;moderne&quot;. Toutes ces distinctions factices n&#39;ont aucun sens car seul compte, pr&eacute;cis&eacute;ment, le sens du discours. Une sonorit&eacute; alt&eacute;r&eacute;e, retravaill&eacute;e et diss&eacute;qu&eacute;e &agrave; l&#39;aide de machines sublim&eacute;es par la main de l&#39;Homme peut s&#39;av&eacute;rer plus juste et plus noble que le son pur d&#39;un instrument antique. Lui qui ma&icirc;trise et magnifie toutes les &eacute;poques et traditions musicales qu&#39;il touche, James Horner porte un camouflet aux pr&eacute;jug&eacute;s et autres raccourcis qui persistent en musique. Lui, l&#39;h&eacute;ritier des grands Ma&icirc;tres de la musique classique, repousse les fronti&egrave;res &eacute;motionnelles et spirituelles de l&#39;&eacute;lectronique. Il trouve le juste ton, l&#39;applique et &ccedil;a marche. Il trouve la juste forme, l&#39;applique et &ccedil;a marche. Il trouve la juste combinaison des deux, l&#39;applique et &ccedil;a marche. Pardon, &ccedil;a marche du feu de Dieu. &Ccedil;a d&eacute;coiffe, sans exc&egrave;s mais avec ce contr&ocirc;le irr&eacute;v&eacute;rencieux de l&#39;explosion qui parfois nous d&eacute;passe mais toujours nous emporte. &Ccedil;a transperce quand il le faut, o&ugrave; il le faut, comme il le faut. Comme une &eacute;vidence. On pourrait toujours imaginer d&#39;autres formes d&#39;illustration et d&#39;expression toutes aussi pertinentes. En l&#39;&eacute;tat, impossible de concevoir geste plus &eacute;clair&eacute; que celui de James Horner au c&oelig;ur du combat.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Le Maestro ne boxait pas dans la m&ecirc;me cat&eacute;gorie que ses confr&egrave;res. A deux exceptions pr&egrave;s, deux l&eacute;gendes que chacun reconnaitra. Et encore, l&#39;h&eacute;ritier poss&eacute;dait ce petit quelque chose en plus qui le distingue de ses illustres a&icirc;n&eacute;s. Il n&#39;&eacute;tait pas compositeur de musique de film, il n&#39;&eacute;tait pas compositeur de musique classique, il &eacute;tait un compositeur total, un cam&eacute;l&eacute;on fid&egrave;le &agrave; lui-m&ecirc;me dont les valeurs n&#39;&eacute;taient pas qu&#39;une vue de l&#39;esprit mais conditionnaient sa cr&eacute;ation.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">La construction de ce tourbillon sonore est d&#39;une complexit&eacute; folle, mais jamais cela ne se voit. Les couleurs miroitent de toutes parts mais jamais cela n&#39;&eacute;blouit. Les sentiments explosent mais jamais cela n&#39;obscurcit la vision. La musique surgit, progresse et s&#39;&eacute;panouit dans le sang et la sueur, la peine et la douleur, l&#39;amour et la rage. Intransigeante et mouvante, per&ccedil;ante et ensorcelante. Car ce n&#39;est rien d&#39;autre qu&#39;un exercice d&#39;hypnose auquel se livre le compositeur.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">D&egrave;s les premi&egrave;res secondes, l&#39;auditeur est happ&eacute; par les sonorit&eacute;s dissolues et d&eacute;multipli&eacute;es, au sens propre comme au sens figur&eacute;. D&egrave;s lors, la pr&eacute;dateur ne l&acirc;che plus sa proie mais au lieu de l&#39;achever, il la gracie. Au bout de ces quelques minutes qui semblent s&#39;&eacute;terniser, <em>Hope vs Escobar <\/em>loin d&#39;en souffrir, s&#39;enrichit constamment d&#39;une &eacute;coute en boucle, James Horner ne c&egrave;de pas &agrave; la facilit&eacute;. Il transcende la victoire mais ne la glorifie pas. Nulle explosion de joie d&eacute;mesur&eacute;e, nulle arrogance dans le triomphe.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">En retournant sur le ring apr&egrave;s &ecirc;tre reparti de rien, apr&egrave;s avoir sond&eacute; puis sublim&eacute; en lui les sentiments les plus enfouis, Billy Hope acquiert une nouvelle s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. Il gagne la simple satisfaction d&#39;avoir achev&eacute; sa qu&ecirc;te. Le film prend le parti de ne pas s&#39;&eacute;pancher sur l&#39;apr&egrave;s combat et la musique suit ce choix en marquant son architecture flexible du sceau de la r&eacute;solution.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Chaque &eacute;coute de <em>Hope vs Escobar <\/em>d&eacute;voile de nouveaux secrets, pr&eacute;cise de nouvelles connexions entre chacune de ses parties successives, compl&eacute;mentaires et au final entrem&ecirc;l&eacute;es. Mais deux constantes demeurent: l&#39;exigence absolue de la cr&eacute;ation et l&#39;intensit&eacute; du plaisir de l&#39;&eacute;coute. Ce prodige, stimuler l&#39;esprit autant que le c&oelig;ur, seul James Horner savait le faire avec une telle force d&#39;inspiration.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">L&#39;&eacute;motion qui &eacute;clot au cours de cette sixi&egrave;me minute en apesanteur, savamment pr&eacute;par&eacute;e par les ondulations et pulsations pr&eacute;c&eacute;dentes, qui se propage en un crescendo aussi puissant, profond et fluide que le mouvement d&#39;un oc&eacute;an puis nous submerge, n&#39;a pas finit de nous hanter. Pour de nombreuses raisons, qui d&eacute;passent largement le film et le disque.<\/span>\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t&nbsp;\n<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n<div style=\"text-align: center;\">\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:14px;\"><em>Hope vs Escobar <\/em>(6&rsquo;19-6&#39;58) &#8211;<strong> Southpaw<\/strong><\/span>\n\t\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t\t<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-22038-6\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/15-Hope-vs-Escobar-Southpaw-James-Horner.mp3?_=6\" \/><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/15-Hope-vs-Escobar-Southpaw-James-Horner.mp3\">http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/15-Hope-vs-Escobar-Southpaw-James-Horner.mp3<\/a><\/audio>\n\t\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:12px;\">&copy; 2015 The Weinstein Company, LLC, under exclusive license to Sony Music Entertainment &#8211; USSM11504886<\/span>\n\t\t<\/div>\n<\/p><\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Le th&egrave;me principal revient une derni&egrave;re fois quand le champion tourment&eacute;, d&eacute;sormais apais&eacute;, se recueille dans un coin du ring pour parler &agrave; sa femme disparue. Le mixage laisse cette fois la musique pleinement s&#39;exprimer, offrant au film un de ces moments de gr&acirc;ce qui font toute la noblesse de la musique de film. C&#39;est ici que s&#39;efface d&eacute;licatement la mission de James Horner, dans les gestes tendres de deux &ecirc;tres qui s&#39;aiment et ne se quitteront plus, le flux ininterrompu des &eacute;motions contradictoires toujours perceptible.<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/southpaw9.jpg\" style=\"width: 800px; height: 533px; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">En effet, <em>A<\/em> <em>Quiet Moment<\/em> n&#39;est pas pr&eacute;sent dans le film mais semblait destin&eacute; &agrave; accompagner le dernier plan o&ugrave; la cam&eacute;ra s&#39;&eacute;loigne de Billy et de Leila enlac&eacute;s dans les vestiaires dont l&#39;entr&eacute;e est envahie par les journalistes. Moment d&eacute;licat et intime avant de replonger dans une vie mouvement&eacute;e, qui prolonge et enrichit la coh&eacute;rence de l&#39;album mais ne s&#39;imposait pas forc&eacute;ment dans le film. Tout comme eux, recueillions-nous avant d&#39;essayer de vivre &agrave; nouveau comme si rien n&#39;avait chang&eacute;. Alors que, justement, que nous le voulions ou non, cet &eacute;v&eacute;nement nous a chang&eacute;. Meurtris mais pas bris&eacute;s. Car dans la mort il y a toujours une renaissance. Rien n&#39;est perdu, tout est l&agrave;.<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">[divider]LA TRANSMISSION[\/divider]<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Totalement engag&eacute; dans ce film port&eacute; par la performance impressionnante de Jake Gyllenhaal, qui s&#39;affirme un peu plus comme l&#39;un des meilleurs acteurs de sa g&eacute;n&eacute;ration (les r&eacute;v&eacute;lations d&#39;Antoine Fuqua en disent long sur la vision que le compositeur avait de son m&eacute;tier), James Horner repousse encore les limites de l&#39;abstraction dans ce qu&#39;elle suscite de spiritualit&eacute; et de visc&eacute;ralit&eacute;.<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">C&#39;est tout le paradoxe de cette partition froide en apparence et qui pourtant tranche dans le vif des &eacute;motions. Certains resteront herm&eacute;tiques &agrave; ce choix radical qui n&eacute;cessite une totale immersion, un abandon absolu de tous les pr&eacute;jug&eacute;s. Tant pis pour eux car lorsque le verrou est d&eacute;bloqu&eacute; &#8211; et nul besoin pour cela d&#39;&ecirc;tre sp&eacute;cialis&eacute; dans l&#39;effraction -, le simple plaisir musical, sans parler de toutes les implications &eacute;motionnelles et spirituelles, est tout bonnement ph&eacute;nom&eacute;nal.<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">De par sa longueur et sa puissance contenue, sa complexit&eacute; constructive au service de la simplicit&eacute; expressive, <em>Hope vs Escobar<\/em> est en soi une pi&egrave;ce absolument d&eacute;mentielle, un v&eacute;ritable tour de force. La preuve que le compositeur n&#39;en avait jamais fini avec ses diverses explorations, notamment dans son &quot;humanisation&quot; et sa spatialisation novatrice de l&#39;&eacute;lectronique (<strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/beyond-borders\" target=\"_blank\">Beyond Borders<\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-forgotten\" target=\"_blank\">M&eacute;moire Effac&eacute;e<\/a>, <a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/the-chumscrubber\" target=\"_blank\">The Chumscrubber<\/a><\/strong>&#8230;).<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Bien s&ucirc;r, un tel morceau de bravoure ne pourra que donner le frisson et faire vibrer les platines et, si l&#39;on gratte un peu la premi&egrave;re couche, on en d&eacute;couvrira une autre et une autre et encore une autre, tant le discours est riche et la mati&egrave;re in&eacute;puisable. Si l&#39;on devait absolument nommer ce qui d&eacute;passe les mots, le reste de la partition s&#39;apparente &agrave; un long phras&eacute; spectral et lancinant, comme <strong><a href=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/discographie\/house-of-sand-and-fog\" target=\"_blank\">House of Sand and Fog<\/a> <\/strong>n&#39;&eacute;tait rien d&#39;autre qu&#39;une sonate pour piano, synth&eacute;tiseur et orchestre de soixante-dix minutes. D&eacute;rangeant. Obs&eacute;dant. Transcendant&#8230; Hornerien.<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Une fois de plus, James Horner nous livre une approche r&eacute;solument personnelle d&#39;un sch&eacute;ma narratif maintes fois vu au cin&eacute;ma. Il innove l&agrave; o&ugrave; tout semble avoir &eacute;t&eacute; dit, sans autre pr&eacute;tention que s&#39;exprimer en toute libert&eacute;. Sa vision musicale de cette r&eacute;demption sur fond de boxe n&#39;est pas discr&egrave;te, elle est fusionnelle.<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Elle ne souligne pas l&#39;&eacute;motion, elle la transcende. Elle n&#39;est pas discr&egrave;te car dans ces moments de soi-disant &quot;discr&eacute;tion&quot;, elle irradie de sens et d&#39;expressivit&eacute;, diss&egrave;que la passion et la fureur avec l&#39;intelligence de la nuance, le g&eacute;nie du paradoxe, tout en d&eacute;licatesse et en pl&eacute;nitude. Elle est loin d&#39;&ecirc;tre effac&eacute;e tant elle transporte la m&eacute;moire des personnages. Elle a&egrave;re et all&egrave;ge un film qui n&#39;&eacute;chappe pas toujours &agrave; ses lourdeurs et ressort grandi de cette m&eacute;lop&eacute;e hypnotique. Le tout avec l&#39;apparente froideur des synth&eacute;tiseurs.<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">Froideur, vraiment ? Le tourbillon int&eacute;rieur ressenti &agrave; l&#39;&eacute;coute comme &agrave; la vision de cette musique en avance sur son temps dit tout autre chose. Quelques notes de pianos suffisent &agrave; exprimer l&#39;indicible. La forme sublime le fond et vise et versa. Le temps se suspend et l&#39;espace se renverse. Le peu engendre le tout.<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t<span style=\"font-size:16px;\">James Horner savait faire tout &ccedil;a. Il savait accomplir ce miracle. Aujourd&#39;hui, il n&#39;y a plus personne. Pas d&#39;&eacute;quivalent. Pas de r&eacute;elle rel&egrave;ve. Ce constat est n&eacute;cessaire au travail de deuil. Or nous savons que le deuil n&#39;existe pas. Il n&#39;y a que la m&eacute;moire, le partage et la transmission. Ce que nous continuerons &agrave; faire. La rage au ventre.<\/span>\n\t<\/div>\n<div align=\"JUSTIFY\">\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<blockquote>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">&quot;Un grand merci &agrave; Antoine Fuqua et John Houlihan pour avoir travaill&eacute; avec moi si &eacute;troitement, en me donnant la libert&eacute; d&#39;essayer des textures modernes pour la musique du film, que d&#39;autres cin&eacute;astes ne m&#39;auraient peut &ecirc;tre pas laiss&eacute; exp&eacute;rimenter&hellip;&quot;<\/span>\n\t\t<\/div>\n<div style=\"text-align: right;\">\n\t\t\t<br \/>\n\t\t\t<span style=\"font-size:16px;\">James Horner<\/span>\n\t\t<\/div>\n<\/blockquote>\n<div style=\"text-align: right;\">\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<strong><span style=\"font-size:16px;\"><a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/gp\/product\/B00X0WIU2A\/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00X0WIU2A&amp;linkCode=as2&amp;tag=jameshornerfr-21\" target=\"_blank\">ACHETER SOUTHPAW<\/a><\/span><\/strong><br \/>\n\t\t<a href=\"www.amazon.fr\/gp\/product\/B00X0WIU2A\/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00X0WIU2A&amp;linkCode=as2&amp;tag=jameshornerfr-21\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/southpaw_newcover_resize.jpg\" style=\"width: 400px; height: 400px; box-shadow: 2px 2px 5px rgba(0, 0, 0, 0.5);\" \/><\/a>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: right;\">\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/jameshorner-filmmusic.com\/images\/actu\/spiderman\/sonylogo.jpg\" style=\"height: 259px; width: 150px;\" \/>\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t\t&nbsp;\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t\tCr&eacute;dit photo : &copy; Hope Films, Inc \/ The Weinstein Company\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t\tExtraits audio : Southpaw (Original Motion Picture Soundtrack) &copy; 2015 The Weinstein Company, LLC, under exclusive license to Sony Music Entertainment &#8211; USSM11504886\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t\tLes extraits audio diffus&eacute;s sur cette page respectent le <a href=\"http:\/\/legifrance.gouv.fr\/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069414&amp;idArticle=LEGIARTI000027683084&amp;dateTexte=20150819\" target=\"_blank\">Code de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle &#8211; Article L122-5<\/a> qui stipule que :\n\t<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n\t\t&quot;<em>Lorsque l&#39;oeuvre a &eacute;t&eacute; divulgu&eacute;e, l&#39;auteur ne peut interdire, sous r&eacute;serve que soient indiqu&eacute;s clairement le nom de l&#39;auteur et la source, les analyses et courtes citations justifi&eacute;es par le caract&egrave;re critique, pol&eacute;mique, p&eacute;dagogique, scientifique ou d&#39;information de l&#39;oeuvre &agrave; laquelle elles sont incorpor&eacute;es. <\/em>&quot;\n\t<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &quot;En dehors de mes proches, le r&eacute;pertoire est la plus grande m&eacute;moire que je connaisse. 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