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JAMES HORNER FILM MUSIC | mars 30, 2017 |

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SALLY STEVENS : UNE VOIX DE LA MUSIQUE DE FILMS

SALLY STEVENS : UNE VOIX DE LA MUSIQUE DE FILMS
Etienne Walter
Sally Stevens. Ce nom vous dit sûrement quelque chose. Vous l'avez déjà vu, mais où ? Si vous ouvrez quelques livrets de CD de musiques de films qui contiennent des choeurs (par exemple Edward Aux Mains D'Argent), il y a de fortes chances pour que ce nom vous revienne complètement.
Sally Stevens est une chanteuse américaine, originaire de Los Angeles, qui fait partie de la plupart des chorales oeuvrant pour la musique de films hollywoodienne, et qui, depuis plusieurs années, joue le rôle très important d'intermédiaire entre compositeurs et chorale, ce que l'on désigne sous le terme anglais "choir/vocal contractor". 
En tant que contracteur vocal (c'est ainsi que nous y ferons référence dans la suite), elle rassemble des chanteurs très compétents en fonction des besoins des compositeurs en matière de son et de rendu choral.
En tant que soprano, elle chante dans la chorale qu'elle a créée, la Hollywood Film Chorale, et a interprété la sublime chanson Flying Dreams dans Le Secret de N.I.M.H (Jerry Goldsmith).
Véritable artiste accomplie, Sally Stevens est également passionnée de photographie. En février 2011, Jameshorner.fr vient de naître et l'équipe recherche des images du compositeur afin d'illustrer légalement les pages du site. Après des tentatives infructueuses, nous contactons Madame Stevens, responsable du site www.sallystevensphotography.com. Agréable, ouverte, intéressée par notre projet et très encourageante dans notre initiative, elle accepte généreusement l'utilisation de ses clichés pris lors de l'enregistrement de Beyond Borders en 2003 pour la page d'accueil du site notamment.
Sally Stevens revient sur sa carrière, son métier, sa collaboration avec James Horner et avec d'autres grands noms de la musique de films.
 
A quel âge avez-vous débuté dans la musique ?
Depuis toute petite. Ma mère, mon père et beau-père étaient tous chanteurs, donc je baignais déjà dans cet univers. Parfois j'accompagnais ma mère à des émissions… J'ai commencé à travailler la voix à l'âge de douze ans environ. J'ai obtenu une bourse à mes quatorze ans, puis j'ai poursuivi ma spécialisation en musique à UCLA (Université de Californie à Los Angeles – NDLR). Pendant ma scolarité au lycée, j'avais un job de soliste dans une église. J'ai également accompagné au chant un petit trio pour les bals…
 
Avez-vous su très tôt que vous feriez carrière dans cet univers ? J'ai commencé à travailler de manière professionnelle l'été précédant mon entrée à l'université et j'ai continué pendant cette scolarité. J'ai collaboré dans le chœur de l'Opéra, j'ai accompagné Ray Conniff (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ray_Conniff) en tournée aussitôt sortie de l'université, j'ai embrayé sur une tournée avec Nat "King" Cole et me suis retrouvée dans l'enregistrement et la télévision.
 
Si chanteuse n'est pas votre premier métier, que faisiez-vous avant ?
J'ai eu pas mal de jobs quand j'étais étudiante : vendeuse, secrétaire, serveuse ! Mais en ce qui concerne des métiers en relation avec la musique, c'est surtout chanteuse. J'ai également écrit des paroles pour des projets télévisuels et cinématographiques.
 
A cette époque, quel était votre genre musical de prédilection ?
J'adorais la musique des années 70, et je dois dire que j'aime toujours ! James Taylor principalement. J'écoutais également de la musique classique.
 
A quel moment êtes-vous entrée dans le monde de la musique de films ?
La première musique de films dans laquelle j'ai chanté était How The West Was Won. J'avais 21 ans. J'ai également participé à La Mélodie Du Bonheur, Dr. Zhivago et j'ai travaillé dans des émissions de variété pour la télévision, notamment dans les émissions de Danny Kaye, Carol Burnett et deux trois émissions de Red Skelton et Judy Garland.
 
J'ai également fait mes premiers pas dans le monde du disque et des spots publicitaires dans la deuxième moitié des années 60, jusqu'aux années 70. J'ai travaillé pour d'autres contracteurs, dans des chœurs et des petits ensembles, et j'ai fait aussi des interprétations en solo, dans L'Inspecteur Harry, Klute et Le Secret de NIHM. Par la suite, j'ai fait des concerts, en solo ou en groupe, avec Burt Bacharach.
 
Et qu'est-ce qui a permis à tout ceci de démarrer ? Etait-ce grâce à quelqu'un en particulier ?
C'est typiquement le genre de choses qui se développe avec le relationnel et la réputation. Parfois quelqu'un pour qui on a fait du bon travail nous recommande auprès d'un autre, et cette autre personne apprécie votre travail également. J'ai eu beaucoup de chance que le pôle musique de la Fox m'ait recommandé à beaucoup de monde.
 
Quand êtes-vous devenue "contracteur vocal" ?
J'ai commencé au début des années 80, après vingt ans de carrière de chanteuse solo et de parolière occasionnelle.
 
Comment devient-on contracteur ?
L'occasion d'exercer ce métier vient principalement des relations établies avec les compositeurs ou avec des personnes du secteur de la musique, quand on travaille déjà pour eux avec sa voix.
 
Quelles sont les compétences requises ?
Il est nécessaire de parfaitement connaître les clauses syndicales, d'avoir de bonnes capacités techniques, de connaître une vaste communauté de chanteurs et chanteuses et de pouvoir combiner leurs voix en fonction des styles musicaux. Et il faut vraiment avoir une attitude et un comportement professionnels, afin que l'on puisse avoir confiance en votre qualité d'homme/femme d'affaires.
 
En quoi consiste cette fonction exactement ?
Les responsables doivent également chanter dans les chœurs qu'on leur demande de rassembler. Ils communiquent avec le compositeur afin de comprendre précisément ses attentes musicales, puis ils s'arrangent pour trouver la juste combinaison de voix. Le contracteur vocal s'occupe également de préparer tous les papiers, les contrats individuels et les formulaires légaux exigés par les studios, il conserve une trace du temps travaillé et du nombre de pistes vocales utilisées, etc.
 
Il faut donc aimer la paperasse !
Vraiment, je n'aime pas beaucoup ça. Mais ça fait partie du prix à payer pour une implication créative.
 
Quand la Hollywood Film Chorale a-t-elle été créée ?
J'avais apporté des voix pour John Williams et on m'a demandé de former un chœur pour lui lors d'une interprétation au Hollywood Bowl. Le Bowl m'a demandé le nom du chœur, qui était un groupe que j'avais assemblé pour le concert, et j'ai pensé au nom "Hollywood Film Chorale". J'ai demandé l'avis de John à ce propos, et il m'a suggéré que ce serait une très bonne dénomination sous laquelle je pourrais enregistrer des projets choraux. Alors j'ai déposé le nom afin de m'en servir pour les crédits des films. Le chœur n'est pas un groupe au nombre fixe de membres, comme la chorale LA Master par exemple. Sa "morphologie" évolue en fonction des besoins, pour produire le son voulu par le compositeur.
 
Combien de personnes font-elles partie de la chorale ?
Le plus petit nombre de chanteurs a été de 16, et la formation la plus grande comptait 72 personnes. Je crois que c'était un chœur assemblé pour Snow Falling On Cedars, pour James Newton Howard.
 
Pendant une pause lors des sessions d'enregistrement de Matrix, au studio Fox : Linda Harmon, Dick Williams, Angie Jaree, Sally Stevens et Edie Lehmann Boddicker (qui travaille beaucoup avec John Powell). 
 
Vous souvenez-vous de votre toute première participation à une musique de James Horner ?
Je pense que la première chose que j'ai faite avec lui, c'était The Stone Boy. C'était un petit ensemble guitares-voix. Je ne me souviens plus du reste de l'orchestration.
 
Comment cette rencontre artistique est-elle arrivée ?
Je lui ai été recommandée, peut-être par un contracteur de musiciens…
 
Vous êtes également contractante pour lui ?
J'ai travaillé sur de nombreux projets avec lui, simplement en tant que chanteuse pour l'un des ses précédents prestataires, Ron Hicklin. Un peu plus tard, j'ai eu l'opportunité d'effectuer ces services pour lui. Beaucoup de titres de films me reviennent à l'esprit, et honnêtement je ne me souviens plus de ceux pour lesquels j'ai simplement chanté et de ceux qui ont eu recours à mes services. Je me rappelle que j'ai formé des chœurs pour Sans Frontières (Beyond Borders), que j'étais soliste sur Sneakers et que j'ai chanté sur The Grinch, Mighty Joe Young, Deep Impact, Jumanji, Apollo 13, Casper, Swing Kids, An American Tail…
 
Quand James Horner est sur le point d'enregistrer une partie chorale de sa musique, recevez-vous les partitions à l'avance ou les découvrez-vous le tout premier jour des sessions d'enregistrement ?
Comme dans presque tous projets de musiques de films, nous n'avons pas d'aperçu de la musique avant d'arriver aux sessions. Chanter à vue est une compétence requise pour être chanteur en sessions.
 
Vous y êtes certainement habituée, mais n'est-ce pas un peu angoissant de ne pas savoir si ce sera une musique complexe ?
Oui, ça peut être stressant. Depuis quelques temps, certains des jeunes compositeurs m'envoient des fichiers pdf des partitions par l'intermédiaire du service de la préparation musicale. Ainsi, en tant que contracteur vocal, je peux m'assurer de retenir des chanteurs capables de couvrir l'étendue vocale, le style, etc. C'est très utile. Mais les chanteurs ne voient pas les partitions à l'avance, et moi non plus lorsque je travaille pour d'autres contracteurs. C'est d'ailleurs quelque chose de rare d'envoyer les partitions au contracteur, mais ça a tendance à devenir une pratique plus courante désormais.
 
James Horner a pour habitude de parler aux musiciens, de l'humeur de sa musique et de la façon dont il l'entend. Procède-t-il de la même manière avec le chœur ?
Oui, il nous expose l'essentiel du message et de la sensation du morceau qu'il veut faire passer.
 
Dans une musique de James Horner, les parties chorales sont-elles toujours enregistrées séparément de l'orchestre ?
La plupart du temps, les voix sont faites sur des pistes séparées.
 
Est-ce James Horner qui dirige le chœur ?
Oui, la plupart du temps.
 
A ce jour, quels sont vos meilleurs souvenirs d'enregistrement avec lui ?
J'ai vraiment apprécié de travailler sur Sneakers avec lui, parce que c'est une musique merveilleuse et c'est toujours très amusant de faire du solo ou du duo (il y a deux voix dans Sneakers, dont celle de Sally Stevens – NDLR).
 
La liste des musiques de James Horner dans lesquelles vous êtes créditée est assez impressionnante. Avez-vous des titres préférés parmi celles-ci ?
J'ai beaucoup aimé la musique de Beyond Borders, car le chœur était un petit ensemble féminin et James avait fait un vrai effort d'authenticité dans l'interprétation de la musique, en ayant recours à une langue et des styles africains.
 
Vous semblez aimer les chants africains…
Pas forcément. Mais bon, j'adore l'énergie et le son de cette musique pour le film Power Of One (Hans Zimmer – NDLR) ! et c'était vraiment marrant de diriger quelques unes des sessions.
 
Parmi ses musiques avec chœur, quelle est, selon vous, sa plus complexe ?
Je trouve que sa musique pour Avatar est magnifique. Malheureusement, je n'ai pas travaillé dessus.
 
Cela signifie que vous vous tenez au courant de ce que fait James Horner. Etes-vous une "écouteuse" de Horner ?
Oui. Je ne me procure pas souvent les CD, mais je suis très réceptive au score quand je vais voir un film. Et j'ai été très impressionnée par la conception musicale d'Avatar.
 
Est-ce que c'est vous également qui vous occupez des solistes célèbres à qui James fait appel (par exemple Charlotte Church dans A Beautiful Mind) ou est-ce là son terrain privé ?
C'est surtout son domaine. J'ai aussi beaucoup aimé le score de A Beautiful Mind.
 
Pour ses soli de voix ou pour ses côtés sombres et schizophrènes ?
C'est un film fascinant et j'ai bien ressenti que le score était très efficace. Idéalement je suppose, un score ne devrait même pas être remarqué s'il remplit bien son rôle, mais nous qui aimons et comprenons la musique, évidemment, nous la remarquons à chaque fois !
 
Que pensez-vous du fait que vous n'ayez pas été créditée dans le livret de l'album de Sneakers, alors que votre interprétation (et celle de votre collègue) est aussi importante que le saxophone de Brandford Marsalis, qui lui est pourtant crédité ?
Je pense que ce n'était pas intentionnel, vraiment. Traditionnellement, les compositeurs, surtout il y a quelques années, pensent plus en termes de musiciens que de chanteurs. Et puis nous ne sommes pas représentés par des agents artistiques, ce qui fait que souvent le compositeur ne connaît même pas vraiment les solistes. On leur recommande simplement et ça ne va pas plus loin.
 
N'est-ce pas quelque chose qui évolue de nos jours ? Ce que je veux dire, c'est que désormais dans les livrets des CD, on y trouve une liste des membres de la Hollywood Film Chorale qui ont participé à la musique.
Ca c'est parce que les syndicats ont fixé des prix réduits sous forme de "clause de renonciation", mais les maisons de disques n'obtiennent pas ces tarifs à moins de s'en tenir aux termes de la renonciation, qui prévoient notamment de lister les noms !
 
Que ressent-on quand on fredonne un air comme celui de Casper's Lullaby ?
On trouve ça trop mignon !
Bien évidemment vous ne collaborez pas qu'avec James Horner et les noms "Hollywood Film Chorale" et "Sally Stevens" sont très souvent crédités dans les scores hollywoodiens. Peut-on parler de quasi-monopole ?
Ça fait plusieurs années que nous avons beaucoup de chance, la Hollywood Film Chorale et moi-même en tant que contracteur. Mais les choses changent. J'ai fait plusieurs films l'année écoulée, mais sans être mentionnée au générique pour la plupart. La politique de Warner Bros. est de ne pas créditer les contracteurs. J'ai composé un chœur pour Nightmare On Elm Street, Where The Wild Things Are, Your Highness et Sucker Punch, pour Steve Jablonsky, Karen O et Tyler Bates. J'ai adoré travailler sur Nightmare On Elm Street et sur Your Highness pour Steve. Une écriture très créative et imaginative et très amusante à interpréter. Watchmen, qui est resté assez confidentiel aux Etats-Unis, est un score avec une belle écriture chorale. Je suis vraiment reconnaissante d'avoir eu la chance d'établir de nouvelles relations professionnelles avec ces jeunes et talentueux compositeurs, Tyler Bates et Steve Jablonsky.
 
La Hollywood Film Chorale lors des sessions d'enregistrement du score de Matrix au 20th Century Fox Newman Scoring Stage.
Sally Stevens est au centre, derrière le pupitre, à la droite de Don Davis qui la tient par l'épaule. 
 
Avez-vous déjà travaillé sur des séries télé également ?
Oui, je travaille régulièrement sur Family Guy, American Dad, Les Simpsons et Cleveland Show. Je fais également un travail de consultante sur Glee. Au fil des années, je suis devenue soliste sur Matlock et Picket Fences, et pendant environ 24 ans j'ai été la directrice de chorale pour les Oscars.
 
Avec quel compositeur avez-vous le plus travaillé ?
Probablement Alan Silvestri. J'ai beaucoup travaillé avec Danny Elfman à ses débuts. Aussi avec Bill Conti, James Newton Howard, John Williams, Don Davis
 
A part leurs styles musicaux, qu'est-ce qui les différencie ?
Ils ont tous une personnalité et un style qui les distinguent au studio. Danny Elfman est étrange mais un petit peu timide. James Newton Howard est un professionnel accompli, tout comme John Williams, et ils sont tous deux très respectés des musiciens. Alan est totalement charmant, mais également un grand professionnel.
 
Quel compositeur vous a le plus impressionné ? 
Difficile à dire ! Un de mes scores préférés toute époque confondue est To Kill A Mockingbird de Elmer Bernstein, et ça a été fait bien avant que j'entre dans le monde de la musique de films ! J'ai eu plusieurs fois l'occasion de travailler avec lui, et également avec Jerry Goldsmith, qui était un compositeur incroyable. J'aime vraiment beaucoup les compositeurs avec qui j'ai eu l'opportunité de travailler. Pour les plus récents, Steve Jablonsky m'impressionne beaucoup, en raison de sa variété de styles. Un de mes scores préférés en termes de chorale, c'était Edward Aux Mains D'Argent, avec Danny Elfman. Un des compositeurs que j'apprécie terriblement, en plus d'être un talentueux compositeur et une crème, c'est Marc Shaiman. 
 
Quel est le compositeur le plus exigeant ?
Chose intéressante, James Horner passe le plus de temps, je pense, avec les répétitions des morceaux.
 
Est-il également respecté des musiciens ?
Honnêtement, les personnes avec qui je travaille ont une attitude très professionnelle et si elles n'apprécient ou ne respectent pas spécialement un compositeur, je n'en saurais rien.
 
Entendez-vous parfois des réactions de chanteurs et de musiciens à propos de sa musique ?
Il n'y a pas beaucoup de discussions à propos de James, mais je pense que chacun considère son score pour Avatar très bon et intéressant.
 
Y a-t-il des scores dans lesquels votre voix est plus en avant que les autres ?
J'ai fait un travail approfondi de solo dans Klute et j'ai fait des obligatos (indication que telle partie de l'œuvre exige d'être interprétée par tel instrument précis. L'expression suppose un instrumentiste « de premier plan » — par opposition aux musiciens d'accompagnement — : « instrument obligé » sous-entend « soliste », et souvent, « partie concertante » et « virtuosité » – NDLR, source Wikipedia) dans des scores de Danny Elfman (Batman Returns, je pense… un des Batman en tout cas !)
 
Que ressent-on quand on chante Edward Aux Mains D'Argent pour la toute première fois ?
On ressent toute la magie de la musique et des scènes très imaginatives à l'écran.
 
Qu'est-ce qui vient à l'esprit à ce moment précis ?
On est entièrement absorbé par la musique, complètement impressionné !
 
Peut-être que c'est en voyant le film que vous vous rendez compte de la magie de la musique ?
Non en fait j'ai vraiment ressenti que c'était magique au moment de notre interprétation à l'enregistrement. C'était un projet très particulier !
 
Que pensez-vous de la musique de films aujourd'hui ?
Je suis un peu attristée par les changements dans la musique de films, du fait qu'il y ait maintenant tellement de chansons et de musiques pré-existantes qui soient intégrées aux films par les responsables musicaux des productions. Parfois je pense que plus le film est faible et plus ils mettent de chansons dedans !
 
Quels sont vos projets à court terme ?
J'ai tellement de chance de pouvoir encore chanter ! J'espère donc que le téléphone sonnera encore quelques années. Je me concentre également sur la photographie et l'écriture de poésie et de nouvelles. J'ai deux livres de publiés dans ces domaines.
 
Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs ?
Je leur conseille vivement, dans leurs cœurs, de reconnaître le mérite des magnifiques compositeurs que nous apprécions depuis des années. Un film sans sa musique est une expérience émotionnellement stérile. La musique, c'est ce qui le rend magiquement vivant et c'est ce qui plonge les spectateurs dans la scène pour ressentir les émotions des acteurs à l'écran. A chaque fois qu'ils vont voir un film, ils entendent quelques uns des plus talentueux musiciens et chanteurs au monde, que l'enregistrement ait été fait à Hollywood ou à Londres. Et c'est un immense privilège, pour nous musiciens, de faire partie de ces films. A chaque fois que je rentre dans un studio d'enregistrement et que je monte sur l'estrade, je prends un immense plaisir.
 
Et nous avons pris un immense plaisir à travers cet échange. Un grand merci à Sally Stevens d'avoir pris le temps de répondre à nos questions, pour son immense gentillesse et pour sa contribution à notre site, dont l'esthétique serait bien moindre sans ses photos. Cette interview est également un moyen de rendre hommage à sa jolie voix et à toutes les voix qu'elle a réunies à travers les années. Vous pouvez écouter ci-dessous Flying Dreams pour clore ce document en beauté.
 
Flying Dreams (Sally Stevens performing Jerry Goldsmiths song for The Secret Of NIMH)

Cet article est également disponible en : Anglais